Tulear Ranohira
Du vendredi 17 au Dimanche 19 septembre 2010 - 3 jours à Anakao
Un séjour enchanteur ... 3 jours pour récupérer de notre séjour dans le Menabe ... Cher visiteur : une longue page de lecture puis appréciez les images!
Retour à la carte de Tulear à Ranohira - Retour à la carte du voyage
Vendredi 17 : Transfert Morondava-Anakao Le décollage est prévu à 7h05 (et à Mada, ils sont à l'heure), donc l'embarquement commence à 6h et comme il faut 45mn pour faire les 8km jusqu'à l'aéroport, on est sur le pont à 4h ... c'est ça, les vacances ! Beau temps pour prendre l'avion : la brise de nuit est tombée, le ciel est clair ... mais ça, c'est au bord de mer! A peine en ville, on se retrouve plongé dans une purée de poix que les phares ont de la peine à trouer ... le long de la RN 35, les petits commerces sont déjà en pleine activité pour être prêts pour les premiers clients : les feux allumés percent un peu la brume, on prépare les premiers beignets et autres mofo gasy ... A l'aéroport, on apprend rapidement que l'avion ne partira pas de Tana tant que Morondava ne donnera pas le feu vert pour l'aterrissage. Suite à une éclaircie, l'avion part mais on finira par l'entendre tourner en rond puis partir pour aller atterrir à Tulear ... sans nous. Il reviendra ensuite nous rechercher et ce n'est qu'à 11h50 qu'on décollera enfin. Pour patienter, on dégustera nos premiers sambos, excellents au demeurant ! Nous imaginions pas le genre de conséquences que pouvait avoir un retard de 4h sur notre transfert par bateau à Anakao... Surprise ... les petites embarcations n'ont pas accès au seul quai du port ... on doit donc prendre une charrette à zébus pour rejoindre la vedette rapide qui va nous emmener à Anakao ... c'est très inconfortable et on repense à celles qui circulaient sur les pistes de la brousse. Alors il faut savoir que généralement, en fin de matinée, une forte brise se lève et commence à souffler en venant du sud ouest ... c'est à dire qu'on va l'avoir droit devant nous ... ajoutons à cela la présence de nombreuses barrières rocheuses et coralliènnes, voilà qui est suffisant pour avoir une forte houle ... tout est mis à l'abri (appareils photos, passeports, chapeaux ...), tout sauf nous ... à 40 kmh ... des creux de 1m50 ... on arrive trempés comme des soupes ... l'eau est bonne mais avec la vitesse, on caille un peu. C'est pour ça que le transfert se fait généralement vers 9h le matin ! Le site d'Anakao est enchanteur mais on va vite s'appercevoir que c'est un site "touristiquement sinistré" ... moins facile d'accès qu' Ifato, le manque d'activité depuis la crise de 2009 se fait sentir de façon flagrante : au Prince Anakao, la réception est pratiquement inexistante, les bungalows sont confortables bien que très rustiques. On est les seuls touristes et surtout les premiers depuis plusieurs mois. Pendant 3j, les quelques rangaha qui s'occupent de nous vont s'escrimer à essayer de faire marcher les petits chauffe-eau individuels (il n'y en a pas 2 pareils) dont les veilleuses s'éteignent sans arrêt ... faut dire qu'ils sont "judicieusements" placé à l'extérieur ! Ils doivent même "envoyer un p'tit gars" (comme nous dira le responsable) acheter une boîte d'allumettes au village ... Mais il faut admettre que plus dévoué et plus disponible qu'eux, on ne trouve pas ... travailler dans ces conditions relève du sacerdoce. Sitôt installés dans nos cases, on file s'étendre sur le sable ... Sitôt installé sur le sable, on se fait entreprendre par un villageaois, Philippe, qui nous vante la qualité de son petit restaurant ... chez Clovis ! Il y a si peu de touristes qu'ils doivent guetter ceux qui arrivent ! OK pour demain midi. Comment on trouve le restau ? "C'est nous qui vous trouvons quand vous arrivez"... Samedi 18 La nuit a été très calme, bercée par la brise dans les cocotiers et le bruit du ressac. Au matin, c'est calme plat ... l'immense lagon est lisse comme un miroir, ce qui nous fait regretter notre retard d'hier. Je passe la matinée à faire des photos ... il y a un ballet incessant de barques de pêcheurs qui partent ou reviennent : ce sont des barques vezo avec un balancier et des voiles carrées souvent multicolores, c'est-à-dire rafistolées. C'est magnifique ! On pend ensuite la direction du village, suffisamment à l'avance parce qu'il faut bien faire 2km de plage et il y a tant à voir et photographier. Aujourd'hui, c'est journée photos et je m'en donne à coeur joie : tous les enfants du village sont sur la plage à jouer, se baigner, courrir, chahuter et surtout à faire du surf dans les vagues ... leur matériel ne vient pas de Décathlon ... ce sont des planches de récupération et ils doivent avoir de belles collections d'échardes en fin de journée. Il y a aussi cette invraissemblable alignement de pirogues de toutes les couleurs. Demain, je filme. Philippe nous a repérés sur la plage et nous guide jusqu'à la petite gargotte. La THB bien fraîche arrive et on assiste à un départ massif de pêcheurs. Philippe nous montre notre repas qui frétille encore. On fait un repas délicieux et pour un prix imbattable jugez plutôt : 5 langoustes grillées, sauce tomate, sakay + 3 gros rougets + 4 THB (des grandes), le tout pour 150 000 ariary, soit 42€ pour 6 !!! De retour au bungalow, Martine se repose un peu et moi je pars à la découverte du domaine : il y a de grandes dunes qui dominent l'arrière pays peuplé de buissons épineux, d'un bush plutôt clairsemé d'où émergent de ci de là quelques pachypodiums. Dimanche Ciel couvert au matin, la mer est toute grise mais on sent bien que ça va pas tarder à se relever. Les plus courageux (ceux qui ne craignent pas la douche froide pour se dessaler) vont se baigner. Ensuite on va retourner manger chez Clovis. Il nous a promis de se lever à 4h pour pouvoir avoir suffisamment de langoustes. Claude a également commandé des oursins. Aujoud'hui je suis armé de la camera ... j'espère que les pêcheurs sortent quand même le dimanche. Pas de problème, ils seront au rendez-vous ainsi que les gamins à la plage et leurs planches de surf. On fait encore un repas somptueux, il y a même un mérou grillé pour ceux qui n'aiment pas les oursins. En fin d'après-midi, le ciel se recouvre et on va avoir un coucher de soleil avec des couleurs particulières. Demain, on quitte ce petit paradis ... avec regret, malgré les problèmes récurrents d'eau chaude. En tout cas, ici, on a pas ressenti l'impression de misère qui nous avait pris à Tana ... certes, la population est pauvre et vit avec le strict minimum. Mais la mer les nourrit, ils échangent leur poisson contre ce dont ils ont besoin (légumes et/ou ustensiles divers) et ils bénéficient d'un climat favorable ... enfin, c'est juste une impression de vazaha ... je suppose qu'ils aimeraient être un peu mieux gâtés ... LA SEULE SOLUTION : IL FAUT ALLER LES VISITER, ils n'attendent que ça ! N'oubliez pas la vidéo : Anakao Haut de page
Vendredi 17 : Transfert Morondava-Anakao
Le décollage est prévu à 7h05 (et à Mada, ils sont à l'heure), donc l'embarquement commence à 6h et comme il faut 45mn pour faire les 8km jusqu'à l'aéroport, on est sur le pont à 4h ... c'est ça, les vacances ! Beau temps pour prendre l'avion : la brise de nuit est tombée, le ciel est clair ... mais ça, c'est au bord de mer! A peine en ville, on se retrouve plongé dans une purée de poix que les phares ont de la peine à trouer ... le long de la RN 35, les petits commerces sont déjà en pleine activité pour être prêts pour les premiers clients : les feux allumés percent un peu la brume, on prépare les premiers beignets et autres mofo gasy ... A l'aéroport, on apprend rapidement que l'avion ne partira pas de Tana tant que Morondava ne donnera pas le feu vert pour l'aterrissage. Suite à une éclaircie, l'avion part mais on finira par l'entendre tourner en rond puis partir pour aller atterrir à Tulear ... sans nous. Il reviendra ensuite nous rechercher et ce n'est qu'à 11h50 qu'on décollera enfin. Pour patienter, on dégustera nos premiers sambos, excellents au demeurant ! Nous imaginions pas le genre de conséquences que pouvait avoir un retard de 4h sur notre transfert par bateau à Anakao...
Surprise ... les petites embarcations n'ont pas accès au seul quai du port ... on doit donc prendre une charrette à zébus pour rejoindre la vedette rapide qui va nous emmener à Anakao ... c'est très inconfortable et on repense à celles qui circulaient sur les pistes de la brousse.
Alors il faut savoir que généralement, en fin de matinée, une forte brise se lève et commence à souffler en venant du sud ouest ... c'est à dire qu'on va l'avoir droit devant nous ... ajoutons à cela la présence de nombreuses barrières rocheuses et coralliènnes, voilà qui est suffisant pour avoir une forte houle ... tout est mis à l'abri (appareils photos, passeports, chapeaux ...), tout sauf nous ... à 40 kmh ... des creux de 1m50 ... on arrive trempés comme des soupes ... l'eau est bonne mais avec la vitesse, on caille un peu. C'est pour ça que le transfert se fait généralement vers 9h le matin !
Le site d'Anakao est enchanteur mais on va vite s'appercevoir que c'est un site "touristiquement sinistré" ... moins facile d'accès qu' Ifato, le manque d'activité depuis la crise de 2009 se fait sentir de façon flagrante : au Prince Anakao, la réception est pratiquement inexistante, les bungalows sont confortables bien que très rustiques. On est les seuls touristes et surtout les premiers depuis plusieurs mois. Pendant 3j, les quelques rangaha qui s'occupent de nous vont s'escrimer à essayer de faire marcher les petits chauffe-eau individuels (il n'y en a pas 2 pareils) dont les veilleuses s'éteignent sans arrêt ... faut dire qu'ils sont "judicieusements" placé à l'extérieur ! Ils doivent même "envoyer un p'tit gars" (comme nous dira le responsable) acheter une boîte d'allumettes au village ... Mais il faut admettre que plus dévoué et plus disponible qu'eux, on ne trouve pas ... travailler dans ces conditions relève du sacerdoce.
Sitôt installés dans nos cases, on file s'étendre sur le sable ... Sitôt installé sur le sable, on se fait entreprendre par un villageaois, Philippe, qui nous vante la qualité de son petit restaurant ... chez Clovis ! Il y a si peu de touristes qu'ils doivent guetter ceux qui arrivent ! OK pour demain midi. Comment on trouve le restau ? "C'est nous qui vous trouvons quand vous arrivez"...
La nuit a été très calme, bercée par la brise dans les cocotiers et le bruit du ressac. Au matin, c'est calme plat ... l'immense lagon est lisse comme un miroir, ce qui nous fait regretter notre retard d'hier. Je passe la matinée à faire des photos ... il y a un ballet incessant de barques de pêcheurs qui partent ou reviennent : ce sont des barques vezo avec un balancier et des voiles carrées souvent multicolores, c'est-à-dire rafistolées. C'est magnifique ! On pend ensuite la direction du village, suffisamment à l'avance parce qu'il faut bien faire 2km de plage et il y a tant à voir et photographier. Aujourd'hui, c'est journée photos et je m'en donne à coeur joie : tous les enfants du village sont sur la plage à jouer, se baigner, courrir, chahuter et surtout à faire du surf dans les vagues ... leur matériel ne vient pas de Décathlon ... ce sont des planches de récupération et ils doivent avoir de belles collections d'échardes en fin de journée. Il y a aussi cette invraissemblable alignement de pirogues de toutes les couleurs. Demain, je filme.
Philippe nous a repérés sur la plage et nous guide jusqu'à la petite gargotte. La THB bien fraîche arrive et on assiste à un départ massif de pêcheurs. Philippe nous montre notre repas qui frétille encore. On fait un repas délicieux et pour un prix imbattable jugez plutôt : 5 langoustes grillées, sauce tomate, sakay + 3 gros rougets + 4 THB (des grandes), le tout pour 150 000 ariary, soit 42€ pour 6 !!!
De retour au bungalow, Martine se repose un peu et moi je pars à la découverte du domaine : il y a de grandes dunes qui dominent l'arrière pays peuplé de buissons épineux, d'un bush plutôt clairsemé d'où émergent de ci de là quelques pachypodiums.
Ciel couvert au matin, la mer est toute grise mais on sent bien que ça va pas tarder à se relever. Les plus courageux (ceux qui ne craignent pas la douche froide pour se dessaler) vont se baigner. Ensuite on va retourner manger chez Clovis. Il nous a promis de se lever à 4h pour pouvoir avoir suffisamment de langoustes. Claude a également commandé des oursins.
Aujoud'hui je suis armé de la camera ... j'espère que les pêcheurs sortent quand même le dimanche. Pas de problème, ils seront au rendez-vous ainsi que les gamins à la plage et leurs planches de surf.
On fait encore un repas somptueux, il y a même un mérou grillé pour ceux qui n'aiment pas les oursins.
En fin d'après-midi, le ciel se recouvre et on va avoir un coucher de soleil avec des couleurs particulières.
Demain, on quitte ce petit paradis ... avec regret, malgré les problèmes récurrents d'eau chaude.
En tout cas, ici, on a pas ressenti l'impression de misère qui nous avait pris à Tana ... certes, la population est pauvre et vit avec le strict minimum. Mais la mer les nourrit, ils échangent leur poisson contre ce dont ils ont besoin (légumes et/ou ustensiles divers) et ils bénéficient d'un climat favorable ... enfin, c'est juste une impression de vazaha ... je suppose qu'ils aimeraient être un peu mieux gâtés ...
LA SEULE SOLUTION : IL FAUT ALLER LES VISITER,
N'oubliez pas la vidéo : Anakao
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Lundi 20 septembre 2010 - Tuléar
Retour à la carte de Tulear à Ranohira - Retour à la carte du voyage
Voilà, on a quitté notre petit coin de paradis ce matin vers 8h et la traversée a été beaucoup plus calme que l'aller ; j'ai appris au passage par le timonier de la vedette, qu'à l'aller, nous avons eu des creux jusqu'à 4m ! Aujourd'hui, je peux faire quelques clichés et surtout de longues séquences video dont certaines sont incluses dans le montage de Claude sur notre séjour à Anakao. A l'arrivée, nous sommes accueillis par Toly et Hery qui seront avec nous jusqu'à la fin du voyage. Passage à la Résidence Ankily pour une douche chaude bienfaisante après le vent de la traversée. On finira la matinée en faisant une grande promenade dans les rues commerçantes de la ville ainsi que dans l'inévitable marché. La ville est très agréable avec de larges avenues où d'anciennes maisons de l'époque coloniale tentent de résister aux injures du temps et surtout au manque d'entretien. Il y a des arcades un peu partout, ça me rappelle quand même le Tamatave ou le Majunga de mes années 50 ! Les guides parlent souvent de "Tulear, la ville endormie" ... Il faut savoir qu'il y a quand même 700 000 habitants et 4 000 pousse-pousse ... eh bien! je l'ai trouvée très vivante et surtout très agréable ; à l'inverse de Tana ou d'Antsirabe, on peut y circuler sans être constamment sollicités pour acheter ceci ou cela ou tout simplement pour filer de l'argent. Les seuls qui nous interpellent souvent, ce sont les tireurs de pousse-pousse qui voudraient bien qu'on les fasse travailler ... et c'est un peu un crêve-coeur de devoir toujours dire non. Le repas à l'Esterel est très agréable. C'est un restaurant créé par un français, revendu à un italien complètement malgachophone. La cuisine y est excellente ... un groupe d'une vingtaine d'italiens y fait une halte avant de monter sur Ifato ... tout d'un coup, l'ambiance devient très sonore ! On fait une visite à l'école du Sacré Coeur pour y remettre des lunettes de vue. Ce Collège a été "boosté" par mon ancien Préfet de l'ESCA à Tana, le Frère Romain, et il y avait intégré un centre de soins dentaire et surtout d'ophtalmologie parce c'est une région où les enfants soufrent beaucoup des yeux. D'où cette démarche. L'après-midi, on va sortir de Tulear et aller visiter le village de Miary (page suivante) et le lendemain matin, rebelotte : on sort de la ville pour visiter l'arboretum d'Antsokay (page d'après). On terminera cette deuxième journée en se baladant de nouveau dans la ville, à la gare routière, au marché aux coquillages ... Un nouvelle inquiétante quant à notre passage en Isalo : il est possible que le parc national soit fermé à notre passage parce de violents incendies s'y sont déclarés. Pour Claude et moi qui avons vécu à Madagascar et pour Martine et Lili qui y sont allées plusieurs fois dans différentes région, Tulear est vraiment un endroit où il fait bon vivre, ou en tout cas, on pourrait séjourner pendant un moment ... évidemment, sans internet, hélas ! Haut de page
Voilà, on a quitté notre petit coin de paradis ce matin vers 8h et la traversée a été beaucoup plus calme que l'aller ; j'ai appris au passage par le timonier de la vedette, qu'à l'aller, nous avons eu des creux jusqu'à 4m ! Aujourd'hui, je peux faire quelques clichés et surtout de longues séquences video dont certaines sont incluses dans le montage de Claude sur notre séjour à Anakao.
A l'arrivée, nous sommes accueillis par Toly et Hery qui seront avec nous jusqu'à la fin du voyage. Passage à la Résidence Ankily pour une douche chaude bienfaisante après le vent de la traversée.
On finira la matinée en faisant une grande promenade dans les rues commerçantes de la ville ainsi que dans l'inévitable marché. La ville est très agréable avec de larges avenues où d'anciennes maisons de l'époque coloniale tentent de résister aux injures du temps et surtout au manque d'entretien. Il y a des arcades un peu partout, ça me rappelle quand même le Tamatave ou le Majunga de mes années 50 !
Les guides parlent souvent de "Tulear, la ville endormie" ... Il faut savoir qu'il y a quand même 700 000 habitants et 4 000 pousse-pousse ... eh bien! je l'ai trouvée très vivante et surtout très agréable ; à l'inverse de Tana ou d'Antsirabe, on peut y circuler sans être constamment sollicités pour acheter ceci ou cela ou tout simplement pour filer de l'argent. Les seuls qui nous interpellent souvent, ce sont les tireurs de pousse-pousse qui voudraient bien qu'on les fasse travailler ... et c'est un peu un crêve-coeur de devoir toujours dire non.
Le repas à l'Esterel est très agréable. C'est un restaurant créé par un français, revendu à un italien complètement malgachophone. La cuisine y est excellente ... un groupe d'une vingtaine d'italiens y fait une halte avant de monter sur Ifato ... tout d'un coup, l'ambiance devient très sonore !
On fait une visite à l'école du Sacré Coeur pour y remettre des lunettes de vue. Ce Collège a été "boosté" par mon ancien Préfet de l'ESCA à Tana, le Frère Romain, et il y avait intégré un centre de soins dentaire et surtout d'ophtalmologie parce c'est une région où les enfants soufrent beaucoup des yeux. D'où cette démarche.
L'après-midi, on va sortir de Tulear et aller visiter le village de Miary (page suivante) et le lendemain matin, rebelotte : on sort de la ville pour visiter l'arboretum d'Antsokay (page d'après).
On terminera cette deuxième journée en se baladant de nouveau dans la ville, à la gare routière, au marché aux coquillages ... Un nouvelle inquiétante quant à notre passage en Isalo : il est possible que le parc national soit fermé à notre passage parce de violents incendies s'y sont déclarés.
Pour Claude et moi qui avons vécu à Madagascar et pour Martine et Lili qui y sont allées plusieurs fois dans différentes région, Tulear est vraiment un endroit où il fait bon vivre, ou en tout cas, on pourrait séjourner pendant un moment ... évidemment, sans internet, hélas !
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Lundi 20 septembre 2010 - Le petit village de Miary
Retour à la carte de Tulear à Ranohira - Retour à la carte du voyage
Miary un un petit bourg situé à une vingtaine de km de Tulear, on pique au nord puis on pend une piste qui longe la rivière Fiherenana qui a cette époque est réduite à un maigre filet d'eau serpentant entre les bancs de sable ... De chaque côté de la piste, des cultures en grande difficulté du fait de la sècheresse : manioc, légumineuses, des manguiers en pagaille, des bananiers chétifs ! Le but de la promenade c'est un petit parc contenant un important bosquet de banians. Ce sont des arbres spectaculaires qui méritent le détour et comme Tamatave n'est pas à notre programme, on ne pourra pas admirer ceux de la place Bien Aimé ... il faut donc ne pas louper cette occasion. On fait quand même une petite visite à pied dans le village où nous servons d'attraction aux gosses qui viennent se faire photographier avec leurs jouets improvisés. D'autres enfants conduisent une charrette bien décorée ... Puis Martine et moi entrons dans une petite école privée d'expression française. "La meilleure vague". C'est une visite intéressante et surtout enrichissante pour l'esprit ; c'est une école qui a été créée par une famille vivant à Antananarivo et qui en avait assez d'y être en butte à toutes sortes de difficultés (principalement administratives) pour essayer de faire quelque chose de bien et surtout tenter d'apporter un peu d'espoir pour le futur de la jeunesse ... Alors ils ont plié bagage, vendu tout ce qu'ils avaient et ils sont venus s'installer dans ce petit village ou ils viennent enseigner aux plus jeunes. Ils font tout eux-même : ils fabriquent le mobilier scolaire, ils assurent le ramassage, ils enseignent et ils font même la cantine ... C'est très encourageant de voir ce genre d'initiative ... espérons qu'ils pourront tenir le coup et il faudrait que cela serve d'exemple pour d'autres villages ... On finira quand même par aller voir nos banians ... le parc est petit, mais les arbres sont magnifiques, surtout avec la luminosité de cette fin d'après-midi. Voici ce que j'ai pu trouver sur internet à ce sujet Le banian de Miary Village royal de l'ethnie Masikoro, Miary est situé à 8 km au nord de Tulear. A l'intérieur d'un enclos sacré (mais visitable) « habite » un imposant banian - ou banyan - arbre tentaculaire. Ce lieu dépositaire de lois claniques et de légendes, très silencieux et forcement très ombragé, propice au recueillement, abrite de nombreuses offrandes déposées ci et là pour les ancêtres royaux. On ne touche qu'avec les yeux. Voilà une visite que nous avons trouvée très gratifiante ! Haut de page
Miary un un petit bourg situé à une vingtaine de km de Tulear, on pique au nord puis on pend une piste qui longe la rivière Fiherenana qui a cette époque est réduite à un maigre filet d'eau serpentant entre les bancs de sable ...
De chaque côté de la piste, des cultures en grande difficulté du fait de la sècheresse : manioc, légumineuses, des manguiers en pagaille, des bananiers chétifs !
Le but de la promenade c'est un petit parc contenant un important bosquet de banians. Ce sont des arbres spectaculaires qui méritent le détour et comme Tamatave n'est pas à notre programme, on ne pourra pas admirer ceux de la place Bien Aimé ... il faut donc ne pas louper cette occasion.
On fait quand même une petite visite à pied dans le village où nous servons d'attraction aux gosses qui viennent se faire photographier avec leurs jouets improvisés. D'autres enfants conduisent une charrette bien décorée ...
Puis Martine et moi entrons dans une petite école privée d'expression française. "La meilleure vague". C'est une visite intéressante et surtout enrichissante pour l'esprit ; c'est une école qui a été créée par une famille vivant à Antananarivo et qui en avait assez d'y être en butte à toutes sortes de difficultés (principalement administratives) pour essayer de faire quelque chose de bien et surtout tenter d'apporter un peu d'espoir pour le futur de la jeunesse ... Alors ils ont plié bagage, vendu tout ce qu'ils avaient et ils sont venus s'installer dans ce petit village ou ils viennent enseigner aux plus jeunes. Ils font tout eux-même : ils fabriquent le mobilier scolaire, ils assurent le ramassage, ils enseignent et ils font même la cantine ...
C'est très encourageant de voir ce genre d'initiative ... espérons qu'ils pourront tenir le coup et il faudrait que cela serve d'exemple pour d'autres villages ...
On finira quand même par aller voir nos banians ... le parc est petit, mais les arbres sont magnifiques, surtout avec la luminosité de cette fin d'après-midi. Voici ce que j'ai pu trouver sur internet à ce sujet
Village royal de l'ethnie Masikoro, Miary est situé à 8 km au nord de Tulear. A l'intérieur d'un enclos sacré (mais visitable) « habite » un imposant banian - ou banyan - arbre tentaculaire. Ce lieu dépositaire de lois claniques et de légendes, très silencieux et forcement très ombragé, propice au recueillement, abrite de nombreuses offrandes déposées ci et là pour les ancêtres royaux. On ne touche qu'avec les yeux.
Voilà une visite que nous avons trouvée très gratifiante !
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Mardi 21 septembre 2010 - l'Arboretum d'Antsokay
Antsokay : Là où il y a du calcaire (sokay) ...
Antsokay : Là où il y a du calcaire (sokay)
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L'arboretum d'Antsokay est approximativement à 12km au sud de Tulear. On l'a visité en 2001, en coup de vent parce que notre matinée avait commencé par la visite de l'école de l'ONG "Aide et Action" où j'avais un filleul. On avait ensuite rejoint notre petit groupe à l'Arboretum pour la fin de la visite et ensuite prendre l'avion pour Fort Dauphin ... C'est un jardin créé par un botaniste amateur suisse : Hermann Petignat. Avec une fourgonnette 2cv, il sillonnais la brousse à la recherche d'espèces à collectionner ... il a découvert d'ailleurs plusieurs nouvelles variétés d'euphorbes présentées dans le jardin. Il n'est plus de ce monde, mais sa vieille 2cv est là, dans le parc, transformée en immense bac à fleurs. Peu de changement depuis 2001. Il y a énormément d'espèces végétales et beaucoup d'oiseaux ... trop même parce qu'on ne peut pas tout noter. Le principal défaut de ce parc, c'est le manque de recul pour faire des photos. Il ne fait que 40ha et est organisée en une galerie de petits sentiers. C'est quand même une visite intéressante que nos amis ont boudée, je ne sais pas pourquoi. Ils avaient déjà décliné la proposition de visiter le Musée Mahafaly qui est très intéressant et que nous aurions revu avec plaisir, Martine et moi. Haut de page
L'arboretum d'Antsokay est approximativement à 12km au sud de Tulear. On l'a visité en 2001, en coup de vent parce que notre matinée avait commencé par la visite de l'école de l'ONG "Aide et Action" où j'avais un filleul. On avait ensuite rejoint notre petit groupe à l'Arboretum pour la fin de la visite et ensuite prendre l'avion pour Fort Dauphin ...
C'est un jardin créé par un botaniste amateur suisse : Hermann Petignat. Avec une fourgonnette 2cv, il sillonnais la brousse à la recherche d'espèces à collectionner ... il a découvert d'ailleurs plusieurs nouvelles variétés d'euphorbes présentées dans le jardin. Il n'est plus de ce monde, mais sa vieille 2cv est là, dans le parc, transformée en immense bac à fleurs.
Peu de changement depuis 2001. Il y a énormément d'espèces végétales et beaucoup d'oiseaux ... trop même parce qu'on ne peut pas tout noter. Le principal défaut de ce parc, c'est le manque de recul pour faire des photos. Il ne fait que 40ha et est organisée en une galerie de petits sentiers.
C'est quand même une visite intéressante que nos amis ont boudée, je ne sais pas pourquoi. Ils avaient déjà décliné la proposition de visiter le Musée Mahafaly qui est très intéressant et que nous aurions revu avec plaisir, Martine et moi.
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Mercredi 22 septembre 2010 - la RN 7 dans le sud
On reprend la RN 7 ... direction, le nord !!! (Désolé, je ne dispose pas de la police "accent de Michel Galabru")
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Voilà, on quitte Tulear qui nous a beaucoup plu. Ca va être une étape plutôt tristounette parce que depuis notre départ d'Antsirabe, on a vraiment pris plein les yeux : la Tsiribihina, la pistes, le Manambolo, les Tsingy, les Baobabs, Anakao ... Alors on révasse, sans vraiment voir le paysage de ces 50 premiers kilomètres, un bush très arride, très sec avec beaucoup d'épineux. Les seuls points d'intérêt serainet les tombeaux Mahafaly. Mais d'une part, j'en ai photographié beaucoup en 2001 et d'autre part, ils parait que les familles sont maintenant réticentes à ce qu'on pénètre sur leur domaine pour prendre des photos ... Petit à petit, le paysage change un peu, on voit un peu plus devane et de grandes plaines de bozaka .. Haut de page
Voilà, on quitte Tulear qui nous a beaucoup plu. Ca va être une étape plutôt tristounette parce que depuis notre départ d'Antsirabe, on a vraiment pris plein les yeux : la Tsiribihina, la pistes, le Manambolo, les Tsingy, les Baobabs, Anakao ...
Alors on révasse, sans vraiment voir le paysage de ces 50 premiers kilomètres, un bush très arride, très sec avec beaucoup d'épineux.
Les seuls points d'intérêt serainet les tombeaux Mahafaly. Mais d'une part, j'en ai photographié beaucoup en 2001 et d'autre part, ils parait que les familles sont maintenant réticentes à ce qu'on pénètre sur leur domaine pour prendre des photos ...
Petit à petit, le paysage change un peu, on voit un peu plus devane et de grandes plaines de bozaka ..
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Mercredi 22 septembre 2010 - un marché au zébus
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Voilà qui va rompre la monotonie de cette étape : un marché aux zébus. Voilà aussi une page où il n'y aura pas beaucoup à lire. Un marché aux zébus, si ce n'est que c'est à Madagascar, ressemble à tous les marchés aux bestiaux du monde : les négociations se font en privé, il n'y a rien de signé, tout repose sur la confiance : on tope et on paye. Mais pour un vazaha qui n'y a jamais mis les pieds, l'ambiance et l'atmosphère sont intéressantes, d'autant plus qu'il me faut beaucoup de courage pour circuler au milieu des bovins que je regarde plutôt de loin d'ordinaire. Martine aussi d'ailleurs. Haut de page
Voilà qui va rompre la monotonie de cette étape : un marché aux zébus.
Voilà aussi une page où il n'y aura pas beaucoup à lire. Un marché aux zébus, si ce n'est que c'est à Madagascar, ressemble à tous les marchés aux bestiaux du monde : les négociations se font en privé, il n'y a rien de signé, tout repose sur la confiance : on tope et on paye.
Mais pour un vazaha qui n'y a jamais mis les pieds, l'ambiance et l'atmosphère sont intéressantes, d'autant plus qu'il me faut beaucoup de courage pour circuler au milieu des bovins que je regarde plutôt de loin d'ordinaire. Martine aussi d'ailleurs.
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Mercredi 22 septembre 2010 - des lémuriens
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Nous avons repris la route ... De Tulear à Ranohira nous devons couvrir 220km et le repas est prévu à l'arrivée. On s'arrête un instant devant le baobab millénaire qui nous avait tant plu en 2001 ... A cette époque il était au milieu du bush et émergeait des hautes herbes ... pour bien le voir, il fallait s'approcher et alors on découvrait toute sa splendeur. Mais aujourd'hui, il le roi de la forêt est tout nu au milieu des sables ... quelle déchéance ... En tout cas, si c'est un feu qui l'a dépouillé, il s'en est bien tiré et si c'est volontaire, ça n'a pas été une bonne idée ... Bien que Hery soit toujours extrêmement concentré sur saconduite et que Toly soit souvent en train de nous parler, ils restent tous deux très vigilants ... On se demande bien pourquoi Hery pile au bord de la route ! Ils ont repéré un petit groupe de lémuriens dans les arbes qui sont tout près de la nationale ... On est tout excités, depuis le temps qu'on voulait en voir de près ! Ce sont des sifaka qui font leur sakafo dans les branches. On va rester un petit quart d'heure à les regarder s'affairer et bien sûr, ça mitraille à tout va. Haut de page
Nous avons repris la route ... De Tulear à Ranohira nous devons couvrir 220km et le repas est prévu à l'arrivée.
On s'arrête un instant devant le baobab millénaire qui nous avait tant plu en 2001 ... A cette époque il était au milieu du bush et émergeait des hautes herbes ... pour bien le voir, il fallait s'approcher et alors on découvrait toute sa splendeur. Mais aujourd'hui, il le roi de la forêt est tout nu au milieu des sables ... quelle déchéance ... En tout cas, si c'est un feu qui l'a dépouillé, il s'en est bien tiré et si c'est volontaire, ça n'a pas été une bonne idée ...
Bien que Hery soit toujours extrêmement concentré sur saconduite et que Toly soit souvent en train de nous parler, ils restent tous deux très vigilants ... On se demande bien pourquoi Hery pile au bord de la route ! Ils ont repéré un petit groupe de lémuriens dans les arbes qui sont tout près de la nationale ... On est tout excités, depuis le temps qu'on voulait en voir de près ! Ce sont des sifaka qui font leur sakafo dans les branches. On va rester un petit quart d'heure à les regarder s'affairer et bien sûr, ça mitraille à tout va.
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Mercredi 22 septembre 2010 - un petit village
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On traverse Sakaraha, le gros bourg où est centralisé le commerce des saphirs récoltés un peu plus au nord à Ilakaka. Le village a plus que doublé et malgré l'activité économique, il devient de plus en plus miteux ; c'est plein de Karana et de Sri Lankais. Décidément, partout où ils s'installent, ça a tendance à devenir un peu cradingue. On ne s'y arrête pas, pas plus qu'à Ilakaka ... c'est un vrai coupe gorge et déjà, en 2001, on prenait les photos de loin. Mais en fait, je n'en suis plus très sûr et je me demande si ces photos n'ont pas été faites à la sortie d'Ilakaka ... Le village est très animé en cette fin de matinée et le plus sympa restent ces enfants qui s'amusent dans la rivière où leurs mères font la lessive et ce contact avec ces autres enfants qui nous assiègent pour quelques bonbons et surtout cette petite fille qui pose fièrement avec la bouteille qu'on lui a donnée. Haut de page
On traverse Sakaraha, le gros bourg où est centralisé le commerce des saphirs récoltés un peu plus au nord à Ilakaka. Le village a plus que doublé et malgré l'activité économique, il devient de plus en plus miteux ; c'est plein de Karana et de Sri Lankais. Décidément, partout où ils s'installent, ça a tendance à devenir un peu cradingue. On ne s'y arrête pas, pas plus qu'à Ilakaka ... c'est un vrai coupe gorge et déjà, en 2001, on prenait les photos de loin.
Mais en fait, je n'en suis plus très sûr et je me demande si ces photos n'ont pas été faites à la sortie d'Ilakaka ...
Le village est très animé en cette fin de matinée et le plus sympa restent ces enfants qui s'amusent dans la rivière où leurs mères font la lessive et ce contact avec ces autres enfants qui nous assiègent pour quelques bonbons et surtout cette petite fille qui pose fièrement avec la bouteille qu'on lui a donnée.
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Mercredi 22 septembre 2010 - la Reine de l'Isalo
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La Reine del'Isalo signifie pour nous la fin de cette interminable matinée de route ... et on commence à avoir sérieusement la dalle. On fait juste une petite halte pour la photo, en plein jour, on distingue bien une silhouette avec ce qui peut ressembler à une tête. Mais dès qu'on se mettre à contre-jour, la silhouette prend forme, on reconnait une silhouette qui pourrait être assise, le corps sous un grand manteau, la tête porte une coiffe un peu applatie ... Mais c'est à la tombée du jour que c'est le plus flagrant. Par contre, nous avons un autre objectif prévu pour assister au coucher de soleil ... Haut de page
La Reine del'Isalo signifie pour nous la fin de cette interminable matinée de route ... et on commence à avoir sérieusement la dalle.
On fait juste une petite halte pour la photo, en plein jour, on distingue bien une silhouette avec ce qui peut ressembler à une tête. Mais dès qu'on se mettre à contre-jour, la silhouette prend forme, on reconnait une silhouette qui pourrait être assise, le corps sous un grand manteau, la tête porte une coiffe un peu applatie ...
Mais c'est à la tombée du jour que c'est le plus flagrant.
Par contre, nous avons un autre objectif prévu pour assister au coucher de soleil ...
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Mercredi 22 septembre 2010 - coucher de soleil à la fenêtre de l'Isalo
Une fin de journée flamboyante ...
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Après notre repas de Ranohira, face au massif de l'Isalo que nous allons visiter demain, on est retourné au Pavillon du Roy profiter du calme de ce magnifique lodge et se reposer un peu près de la piscine ; nom d'un chien que l'eau est froide malgré la température extérieure. En fin d'après-midi, on reprend le minibus et on redescend sur le , sud, de quelques kilomètres ; on s'écarte de la RN sur son côté ouest et on traverse une grande plaine do bozaka, entre de gros massifs rocheux invraisemblables, aux formes tourmentées. A cette heure de fin d'après-midi, toute la nature prend une teinte rougeâtre, les couleurs sont accentuées, très vives. Tout le groupe est en extase, Claude et Lili qui n'étaient jamais descendu dans cette région, Josette et Michel pour qui c'est un état semi-permanent depuis qu'on est à Mada. Et Martine et moi aussi tellement cette région, que nous redécouvrons, est exceptionnelle ! Nous sommes un peu en avance sur l'horaire et il y a d'autres visiteurs sur le site ; on devrait presque faire la queue pour faire la photo souvenir à la fenêtre ! Il y aussi une famille de malgache venue pour le spectacle. Le mari est bien équipé pour la photo : Canon EOS 5D, gros zoom ... Comme c'est plutôt rare de rencontrer des autochtones sur les sites touristiques, on se met à bavarder tous les deux. C'est un "kendoka" qui vit à Tamatave et qui est en vacance dans la région. Il est aussi et surtout photographe professionnel ; il rentre d'un long voyage qu'il a fait en France, le mois précédent, principalement sur la Côte d'Azur qu'il a parcourue en entier, ainsi que Aix en Provence, Carcassonne et Toulouse où il a exposé ses photos. Autre souvenir de son séjour : à Cognac, il avoue avoir abusé des dégustations ! Toly nous a ménagé une surprise : il nous a préparé un apéritif aucquel on va faire honneur en attendant le coucher de soleil : rhum arrangé et caca pigeons ... il est vraiment sympa ! Et puis l'instant magique arrive ... tout comme aux Babobab, je me choisis ma place de façon à avoir le soleil à travers la fenêtre ... et les paroles de Brel arrivent naturellement à l'esprit : " et quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousentils pas" (Ne me quitte pas) On retourne au Pavillon du Roy avec plein de rouge dans les yeux ! Haut de page
Après notre repas de Ranohira, face au massif de l'Isalo que nous allons visiter demain, on est retourné au Pavillon du Roy profiter du calme de ce magnifique lodge et se reposer un peu près de la piscine ; nom d'un chien que l'eau est froide malgré la température extérieure.
En fin d'après-midi, on reprend le minibus et on redescend sur le , sud, de quelques kilomètres ; on s'écarte de la RN sur son côté ouest et on traverse une grande plaine do bozaka, entre de gros massifs rocheux invraisemblables, aux formes tourmentées. A cette heure de fin d'après-midi, toute la nature prend une teinte rougeâtre, les couleurs sont accentuées, très vives.
Tout le groupe est en extase, Claude et Lili qui n'étaient jamais descendu dans cette région, Josette et Michel pour qui c'est un état semi-permanent depuis qu'on est à Mada. Et Martine et moi aussi tellement cette région, que nous redécouvrons, est exceptionnelle !
Nous sommes un peu en avance sur l'horaire et il y a d'autres visiteurs sur le site ; on devrait presque faire la queue pour faire la photo souvenir à la fenêtre !
Il y aussi une famille de malgache venue pour le spectacle. Le mari est bien équipé pour la photo : Canon EOS 5D, gros zoom ... Comme c'est plutôt rare de rencontrer des autochtones sur les sites touristiques, on se met à bavarder tous les deux. C'est un "kendoka" qui vit à Tamatave et qui est en vacance dans la région. Il est aussi et surtout photographe professionnel ; il rentre d'un long voyage qu'il a fait en France, le mois précédent, principalement sur la Côte d'Azur qu'il a parcourue en entier, ainsi que Aix en Provence, Carcassonne et Toulouse où il a exposé ses photos. Autre souvenir de son séjour : à Cognac, il avoue avoir abusé des dégustations !
Toly nous a ménagé une surprise : il nous a préparé un apéritif aucquel on va faire honneur en attendant le coucher de soleil : rhum arrangé et caca pigeons ... il est vraiment sympa !
Et puis l'instant magique arrive ... tout comme aux Babobab, je me choisis ma place de façon à avoir le soleil à travers la fenêtre ... et les paroles de Brel arrivent naturellement à l'esprit :
" et quand vient le soir, pour qu'un ciel flamboie, le rouge et le noir ne s'épousentils pas" (Ne me quitte pas)
On retourne au Pavillon du Roy avec plein de rouge dans les yeux !
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Jeudi 23 septembre 2010 - Ranohira
Ranohira : en langue bara : "leau des lémuriens"
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Enfin Ranohira ... on a sérieusement les crocs ... on file donc directement au restaurant. C'est un petit hôtel avec des bungalows à l'entrée de Ranohira, un jardin exotique rempli de plantes grasses, une ptite piscine ... on a surtout envie de boire frais. Face au restaurant, à quelques kilomètres, la grande barrière formée par l'Isalo et juste devant nous, la faille par laquelle on passe pour monter vers la piscine naturelle : notre excursion du lendemain. Le lendemain, justement, on quitte l'hôtel à 5 seulement : Martine est fatiguée et ne se sent pas le courage pour refaire cette excursion, déjà faite en 2001. Elle va faire une journée piscine ! En cours de route, Toly s'apperçois qu'il a oublié les billets du parc à l'hôtel ; avec Claude et Michel, on décide de marcher un peu le long de la route comme le font les malgache et on va en profiter pour faire quoi ? Des photos ! On va ensuite faire une petite halte dans Ranohira, Toly devant aller faire valider ces billets au siège de l'ANGAP ... pas de chance : notre guide du parc de 2001 (Dollar qui a abandonné sa coiffure rasta) vient juste de partir en mission. Le nôtre pour la journée s'appelle Honorian. Allez, en route pour la cascade ! Haut de page
Enfin Ranohira ... on a sérieusement les crocs ... on file donc directement au restaurant. C'est un petit hôtel avec des bungalows à l'entrée de Ranohira, un jardin exotique rempli de plantes grasses, une ptite piscine ... on a surtout envie de boire frais.
Face au restaurant, à quelques kilomètres, la grande barrière formée par l'Isalo et juste devant nous, la faille par laquelle on passe pour monter vers la piscine naturelle : notre excursion du lendemain.
Le lendemain, justement, on quitte l'hôtel à 5 seulement : Martine est fatiguée et ne se sent pas le courage pour refaire cette excursion, déjà faite en 2001. Elle va faire une journée piscine !
En cours de route, Toly s'apperçois qu'il a oublié les billets du parc à l'hôtel ; avec Claude et Michel, on décide de marcher un peu le long de la route comme le font les malgache et on va en profiter pour faire quoi ? Des photos !
On va ensuite faire une petite halte dans Ranohira, Toly devant aller faire valider ces billets au siège de l'ANGAP ... pas de chance : notre guide du parc de 2001 (Dollar qui a abandonné sa coiffure rasta) vient juste de partir en mission. Le nôtre pour la journée s'appelle Honorian.
Allez, en route pour la cascade !
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Jeudi 23 septembre 2010 - randonnée à la Piscine Naturelle de l'Isalo
C'est formidable, Google Earth ! Si l'on sait où chercher on trouve presque tout (sous réserve que cela ait été correctement photographié). En partant de Ranohira, on trouve facilement le parking où le mini-bus nous a laissés et on peut même voir la piste que l'on fait à pied. Je l'ai matérialisée pour vous, mais on la voit très bien.
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10 ans ont passés depuis mon précédent passage à cet endroit. La piste pour accéder au parking du parc est toujours aussi défoncée et il y a toujours ce passage à gué délicat, surtout pour le retour où on plonge littéralement sur le ruisseau. Tant qu'aucun 4*4 ne restera pas planté au milieu, personne ne décidera d'y mettre un petit pont ! La montée à pied sur le plateau me met à la peine ; déjà que je n'aime pas beaucoup la grimpette, mais surtout, je récupère moins vite et j'ai encore le souvenir physique des Tsingy ... Contrairement à ce que je prévoyais, je me surprend à y refaire des photos ... Quand on arrive au point de vue qui domine le canyon de Little Nazareth, on est saisis par un spectacle de désolation. Certes, il fallait s'y attendre à cause des incendies dont nous avait parlé Toly et qui sont maîtrisés. Mais ces étendues noircies qui souillent la grandeur de ce sanctuaire sont désespérantes. D'après les guides, les responsables sont les voleurs de zébus, la hantise des proprétaires et des surveillants de troupeau du pays bara, qui viennent se cacher du parc avec les bêtes volées dans les vallées encaissées et qui finissent pas y mettre le feu accidentellement en faisant leurs repas ... A la piscine, on va rester un moment pour profiter de l'ombre, de la fraîcheur de l'endroit ; j'y fais un petit bain de pieds à 17° et Claude qui essaye de faire trempette renonce à s'y baigner. Après le pique-nique et une petite sieste, on prend le chemin du retour. Alors qu'on traverse une sous-bois, je retrouve mon photographe de la veille ... Remonter sur le plateau est très éprouvant, on est en plein cagnard et il fait entre 470 et 45° avec tous ces rochers qui rayonnent. Quelle tristesse : en arrivant sur le plateau, d'énormes panaches de fumée nous informent que l'incendie à repris dans la zone du Canyon des Singes ... C'est dramatique parce le nom de cet endroit est mal choisi et devrait s'appeler le Canyon aux Lémuriens ... Retour au Pavillon du Roy ... Martine a bien profité de la piscine, malgré la fraîcheur de l'eau. Haut de page
10 ans ont passés depuis mon précédent passage à cet endroit. La piste pour accéder au parking du parc est toujours aussi défoncée et il y a toujours ce passage à gué délicat, surtout pour le retour où on plonge littéralement sur le ruisseau. Tant qu'aucun 4*4 ne restera pas planté au milieu, personne ne décidera d'y mettre un petit pont !
La montée à pied sur le plateau me met à la peine ; déjà que je n'aime pas beaucoup la grimpette, mais surtout, je récupère moins vite et j'ai encore le souvenir physique des Tsingy ...
Contrairement à ce que je prévoyais, je me surprend à y refaire des photos ...
Quand on arrive au point de vue qui domine le canyon de Little Nazareth, on est saisis par un spectacle de désolation. Certes, il fallait s'y attendre à cause des incendies dont nous avait parlé Toly et qui sont maîtrisés. Mais ces étendues noircies qui souillent la grandeur de ce sanctuaire sont désespérantes. D'après les guides, les responsables sont les voleurs de zébus, la hantise des proprétaires et des surveillants de troupeau du pays bara, qui viennent se cacher du parc avec les bêtes volées dans les vallées encaissées et qui finissent pas y mettre le feu accidentellement en faisant leurs repas ...
A la piscine, on va rester un moment pour profiter de l'ombre, de la fraîcheur de l'endroit ; j'y fais un petit bain de pieds à 17° et Claude qui essaye de faire trempette renonce à s'y baigner.
Après le pique-nique et une petite sieste, on prend le chemin du retour. Alors qu'on traverse une sous-bois, je retrouve mon photographe de la veille ...
Remonter sur le plateau est très éprouvant, on est en plein cagnard et il fait entre 470 et 45° avec tous ces rochers qui rayonnent.
Quelle tristesse : en arrivant sur le plateau, d'énormes panaches de fumée nous informent que l'incendie à repris dans la zone du Canyon des Singes ... C'est dramatique parce le nom de cet endroit est mal choisi et devrait s'appeler le Canyon aux Lémuriens ...
Retour au Pavillon du Roy ... Martine a bien profité de la piscine, malgré la fraîcheur de l'eau.