Tana Miandrivazo
Samedi 4 septembre 2010 - dans les rues de Tana
Après une sieste matinale et deux heures de sommeil profond, on est un peu requinqués et les choses sérieuses vont enfin pouvoir commencer. Toly et Hery sont là. Comme en 2006, leur participation sera minimale pour aujourd'hui puisqu'on va suivre un programme qui tend à devenir traditionnel : déjeuner au Grill du Rove et redescente à pied pour bien se réimprégnier de l'athmosphère de Tana ...
Retour à la carte de Tana à Miandrivazo - Retour à la catre du voyage
Premier arrêt au bout d'Ambohipotsy à la table d'orientation. Incroyable comme Tana continue de s'agrandir dans toutes les directions. La population est estimée à environ 4,5 millions d'habitants. On y rencontre un couple de jeunes amoureux venus chercher un peu d'intimité dans cet endroit un peu isolé. Ils vont se faire un peu chambrer par les vazahas ! Pause photographies au point de vue sous le Palais de la Reine qui reprend un peu de majesté ; sa reconstruction avance sérieusement. Repas au Grill du Rova ... premier romazava, première THB ... Puis on repart, direction Analakely. Passage à Andohala ; il s'y déroule un mariage très "High Society" ... la rue et le parking de la Cathédrale sont encombrés de voitures de luxe : Jaguar XJ, Porsche Cayenne, Audi Q7, BMW X5 ... il y a même des "Men in black" faisant légèrement gardes du corps. A gauche de la Cathédrale, une chapelle a été édifiée à la mémoire de Victoire Rasoamanarivo, béatifiée par Jean-Paul II en 1989. Je n'y avais pas prêté attention en 2006. Aujourd'hui il y a une longue file de visiteurs. Aux Quatre Chemins, on modifie notre itinéraire pour aller vers le parc d'Ambohijatovo. Des jeux d'enfants y ont été installés. Analakely. Le Ritz a repris un peu d'activité : on y donne "Twilight". Rien d'étonnant puisque les malgaches n'apprécient rien mieux que les films d'action ou d'horreur. On verra quelques affiches significatives. Alors que la ville haute était très calme et plutôt déserte, Analakely grouille de monde ... une vraie fourmilière. On commence a être sollicités en continu pour acheter de la vanille, des valiha, des cartes postales ... Et le fait de dire non à l'un des vendeurs ne décourage pas les autres qui viennent à leur tour proposer exactement la même marchandise. Traditionnelle photo du groupe sur les escalier d'Analakely ... on va pas louper ça quand même ! Rafraîchissement au France, avenue de l'Indépendance. On décide remonter sur Isoraka en évitant les escaliers et en passant plutôt par l'ancienne rue du Génaral Roques qui aboutit au cinéma Valiton (Roxy maintenant). Très pénible découverte de l'abîme qui sépare la société malgache entre "très fortunés" et "effroyablement miséreux" : une boutique Hédiard affiche en vitrine ses produits de luxe et 50m plus loin une benne à ordure est prise d'assaut par des pauvres cherchant un peu de subsistance. Et pendant qu'avec Claude nous échangeons nos impressions passe devant nous un Hummer flambant neuf. Un peu plus haut, près des escaliers on passe devant la "Ligue pour la Lecture de la Bible" ; au moins "l'opium du peuple" continue de circuler ! Est-ce que ça lui apporte du réconfort et l'espoir d'une amélioration de leur condition ? Le soir, on va dîner chez Sucet's ; c'est à deux pas de l'hôtel. Cuisine malgache, chinoise et créole. C'est très bon et très sympa. Rendez-vous demain à 11h. On va passer la journée chez Guy Anglésio à Tanjombato. Haut de page
Premier arrêt au bout d'Ambohipotsy à la table d'orientation. Incroyable comme Tana continue de s'agrandir dans toutes les directions. La population est estimée à environ 4,5 millions d'habitants.
On y rencontre un couple de jeunes amoureux venus chercher un peu d'intimité dans cet endroit un peu isolé. Ils vont se faire un peu chambrer par les vazahas !
Pause photographies au point de vue sous le Palais de la Reine qui reprend un peu de majesté ; sa reconstruction avance sérieusement.
Repas au Grill du Rova ... premier romazava, première THB ...
Puis on repart, direction Analakely.
Passage à Andohala ; il s'y déroule un mariage très "High Society" ... la rue et le parking de la Cathédrale sont encombrés de voitures de luxe : Jaguar XJ, Porsche Cayenne, Audi Q7, BMW X5 ... il y a même des "Men in black" faisant légèrement gardes du corps.
A gauche de la Cathédrale, une chapelle a été édifiée à la mémoire de Victoire Rasoamanarivo, béatifiée par Jean-Paul II en 1989. Je n'y avais pas prêté attention en 2006. Aujourd'hui il y a une longue file de visiteurs.
Aux Quatre Chemins, on modifie notre itinéraire pour aller vers le parc d'Ambohijatovo. Des jeux d'enfants y ont été installés.
Analakely. Le Ritz a repris un peu d'activité : on y donne "Twilight". Rien d'étonnant puisque les malgaches n'apprécient rien mieux que les films d'action ou d'horreur. On verra quelques affiches significatives.
Alors que la ville haute était très calme et plutôt déserte, Analakely grouille de monde ... une vraie fourmilière. On commence a être sollicités en continu pour acheter de la vanille, des valiha, des cartes postales ... Et le fait de dire non à l'un des vendeurs ne décourage pas les autres qui viennent à leur tour proposer exactement la même marchandise.
Traditionnelle photo du groupe sur les escalier d'Analakely ... on va pas louper ça quand même !
Rafraîchissement au France, avenue de l'Indépendance. On décide remonter sur Isoraka en évitant les escaliers et en passant plutôt par l'ancienne rue du Génaral Roques qui aboutit au cinéma Valiton (Roxy maintenant). Très pénible découverte de l'abîme qui sépare la société malgache entre "très fortunés" et "effroyablement miséreux" : une boutique Hédiard affiche en vitrine ses produits de luxe et 50m plus loin une benne à ordure est prise d'assaut par des pauvres cherchant un peu de subsistance. Et pendant qu'avec Claude nous échangeons nos impressions passe devant nous un Hummer flambant neuf. Un peu plus haut, près des escaliers on passe devant la "Ligue pour la Lecture de la Bible" ; au moins "l'opium du peuple" continue de circuler ! Est-ce que ça lui apporte du réconfort et l'espoir d'une amélioration de leur condition ?
Le soir, on va dîner chez Sucet's ; c'est à deux pas de l'hôtel. Cuisine malgache, chinoise et créole. C'est très bon et très sympa.
Rendez-vous demain à 11h. On va passer la journée chez Guy Anglésio à Tanjombato.
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Dimanche 5 septembre 2010 - journée chez Guy et Tiana
Une bonne nuit de sommeil et on est en pleine forme et en plus il fait un temps superbe ...
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Quand je descend à la réception, je trouve Claude qui est tombé de son lit aux aurores et qui expérimente l'ADSL malgache. Il tente de mettre à jour le blog qu'il a mis en place pour essayer de raconter le voyage au jour le jour avec quelques photos. Hélas, même une photo de 50KO prend un temps fou à charger ... ça s'annonce mal. Michel aussi s'est levé tôt. Il voulait filmer des chants religieux pour sa vidéo et avec Claude ils sont allés voir la messe à l'église d'Isoraka. Michel a fait son film et ils sont revenus tout chamboulés par la ferveur des fidèles et la beauté des chants religieux. Cela fera une "séquence émotion" dans le futur film. Toly et Hery sont à l'heure au rendez-vous. Je ne mentionnerai plus ce détail : ils sont TOUJOURS à l'heure ! Hery nous dépose à Ampefiloha et il nous reprendra au marché qux fleurs ... on va quand même pas arriver les mains vides ! Au bord du lac, c'est le fief des coiffeurs : petit cabanon en bois de 3m2 maximum la coupe se fait au ciseau et à la tondeuse mécanique et coûte 1300ar. L'euro étant à 2500 ariary (c'est facile pour les conversions), ça met la coupe à environ 55 centimes d'euro ! C'est jour de lessive et jour de douche : les gamins sont savonnés puis rincés à l'au du lac ... hygienne des pauvres ! Devant ce qui reste de la Maison de la Radio, incendiée en 2009, il y a l'arrivé d'un marathon. On passe en plein podium alors que des attardés arrivent encore. Le marché de tous les jours bat son plein au départ de la RN 1 ; bric à brac en tout genre, poteries, lamba, fleurs. Michel ne sais pas ou donner de la caméra et un nouveau reflex va se mettre en place : repérer Michel et le rappeler à l'ordre pour pas qu'il se perde ni nous mette définitivement en retard ... et ça va durer ... 33 jours. On arrive tous en même temps chez Guy et Tiana : Jean Moutton est seul (sa femme est en Corée), François Lechat et sa famille. Difficile de raconter la suite de la journée. C'est une longue discussion à bâtons rompus mêlant souvenirs de notre passé commun, commentaires sur la vie actuelle à Madagascar. Tu te souviens d'un tel ? Tu as connu Machin ? Tu étais là quand on a fait ça ? Les anecdotes de François sont toujours savoureuses et il nous fait mourir de rire en nous rappelant les courses au trésor d'antan ou les épisodes actuel de sa vente d'un terrain. Pour le repas, les femmes ont décidé de se regrouper d'un côté et de laisser les anciens ensemble, soit-disant pour ne pas interférer dans nos souvenirs ... on va quand même se faire vanner de temps en temps. Fin de journée, on se donne rendez-vous pour notre retour sur Tana début octobre. 9h30, parking du Leclerc de Tanjombato pour un départ en convoi vers Mantasoa où on passera la journée chez Jeannot Moutton. Hésitation le soir pour le choix d'une table à Isoraka. On hésite devant le "ZOB", on recule devant la carte du "KU DE TA" (coup d'état) qui nous semble beaucoup trop "gastronomique" et finalement on retourne au "ZOB". Le steak au poivre vert ne vaut pas celui du "Poivre Vert" à l'Hôtel de France. Haut de page
Quand je descend à la réception, je trouve Claude qui est tombé de son lit aux aurores et qui expérimente l'ADSL malgache. Il tente de mettre à jour le blog qu'il a mis en place pour essayer de raconter le voyage au jour le jour avec quelques photos. Hélas, même une photo de 50KO prend un temps fou à charger ... ça s'annonce mal.
Michel aussi s'est levé tôt. Il voulait filmer des chants religieux pour sa vidéo et avec Claude ils sont allés voir la messe à l'église d'Isoraka. Michel a fait son film et ils sont revenus tout chamboulés par la ferveur des fidèles et la beauté des chants religieux. Cela fera une "séquence émotion" dans le futur film.
Toly et Hery sont à l'heure au rendez-vous. Je ne mentionnerai plus ce détail : ils sont TOUJOURS à l'heure !
Hery nous dépose à Ampefiloha et il nous reprendra au marché qux fleurs ... on va quand même pas arriver les mains vides !
Au bord du lac, c'est le fief des coiffeurs : petit cabanon en bois de 3m2 maximum la coupe se fait au ciseau et à la tondeuse mécanique et coûte 1300ar. L'euro étant à 2500 ariary (c'est facile pour les conversions), ça met la coupe à environ 55 centimes d'euro !
C'est jour de lessive et jour de douche : les gamins sont savonnés puis rincés à l'au du lac ... hygienne des pauvres !
Devant ce qui reste de la Maison de la Radio, incendiée en 2009, il y a l'arrivé d'un marathon. On passe en plein podium alors que des attardés arrivent encore.
Le marché de tous les jours bat son plein au départ de la RN 1 ; bric à brac en tout genre, poteries, lamba, fleurs.
Michel ne sais pas ou donner de la caméra et un nouveau reflex va se mettre en place : repérer Michel et le rappeler à l'ordre pour pas qu'il se perde ni nous mette définitivement en retard ... et ça va durer ... 33 jours.
On arrive tous en même temps chez Guy et Tiana : Jean Moutton est seul (sa femme est en Corée), François Lechat et sa famille.
Difficile de raconter la suite de la journée. C'est une longue discussion à bâtons rompus mêlant souvenirs de notre passé commun, commentaires sur la vie actuelle à Madagascar.
Tu te souviens d'un tel ? Tu as connu Machin ? Tu étais là quand on a fait ça ?
Les anecdotes de François sont toujours savoureuses et il nous fait mourir de rire en nous rappelant les courses au trésor d'antan ou les épisodes actuel de sa vente d'un terrain.
Pour le repas, les femmes ont décidé de se regrouper d'un côté et de laisser les anciens ensemble, soit-disant pour ne pas interférer dans nos souvenirs ... on va quand même se faire vanner de temps en temps.
Fin de journée, on se donne rendez-vous pour notre retour sur Tana début octobre. 9h30, parking du Leclerc de Tanjombato pour un départ en convoi vers Mantasoa où on passera la journée chez Jeannot Moutton.
Hésitation le soir pour le choix d'une table à Isoraka. On hésite devant le "ZOB", on recule devant la carte du "KU DE TA" (coup d'état) qui nous semble beaucoup trop "gastronomique" et finalement on retourne au "ZOB". Le steak au poivre vert ne vaut pas celui du "Poivre Vert" à l'Hôtel de France.
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Lundi 6 septembre 2010 - Visite au Village de la Joie
Comme je participe aux parrainages d'enfants par Aide et Action, j'avais baratiné Claude Bourakoff pour qu'il s'y mette aussi. Je ne me rappelle plus comment, mais il a trouvé l'association " Village de la Joie " qui a été crée et qui est animée par un de ses anciens copains de Tana : Charles Mitsakis (je crois en fait que c'est Aristote, le frère de Charles, qui était son copain. Tout comme on l'avait fait en 2001, Claude et Lili avaient annoncé notre passage et Charles nous a tous invités à passer la journée au village, entre Ambohidratrimo et Ambohimanga.
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Martine et moi ne pouvons pas aller directement au village de la joie ; nous avons une commande à satisfaire et il est plus prudent de nous en occuper en début de voyage pour le cas où il faudrait faire une commande qui nous serait alors livrée à notre retour à Tana. Les Bourakoff et les Cottin sont pris en charge par l'association qui leur envoie un mini-bus. Nous gardons Toly et Hery de notre côté. Un court passage à Air Mad à Analakely pour faire avancer le problème de la valise cassée. Ensuite, nous prenons la direction de Faravohitra d'où je pense pouvoir retrouver un endroit où j'avais habité en 56/57. Hery nous fait passer par l'ancienne rue Gamon (Lalana Rakotomalala maintenant) dont le sens de circulation est inversé. J'ai donc retrouvé la villa où habitait mon oncle Macé. Arrêt devant l'école des filles de Faravohitra et photos pour les copines ... ce n'est plus une école. Cette fois-ci, je retrouve le petit immeuble. Il y a toujours la paroi de la colline devant ce qui était ma chambre. A andravohangy, on boucle l'affaire en une demi-heure et va donc pouvoir rejoindre le groupe On va tout au moins essayer parce qu'on a que des indications assez vagues. Comme c'est sur la commune d'Ambnohidratrimo, on file sur la route de Majunga et je refais quelques photos à Macaroni-ville. Renseignement pris sur place, on prend une toute petite route qui devient très vite une piste épouvantable comme je n'en avait pas vue depuis 1962 sur Périnet-Brickaville. En fait, c'est le mini-bus qui n'est pas adapté. Tous les 4 ou 5 km Hery et Toly demandent la route et ce n'est qu'après 2h30 de secousses que l'on va arriver qu village. Sans aucune moquerie dans mon propos, je pense pouvoir dire que Charles et Simone sont des "illuminés de Dieu". Ils sont vraiment habités par une foi qui leur permet de tenir le coup et de faire vivre leur association. Et ce n'est pas de tout repos : la crise économique crée de la violence et de l'insécurité et un jour où ils avaient réuni l'argent pour la paye du personnel ils se sont fait attaquer dans la nuit, et dépouiller complètement. Dans la cuisine où nous avons déjeuné, il y avait encore des impacts de kalachnikof. Le matin, le groupe avait visité l'école et la pouponnière. L'après-midi, nous avons visité l'ensemble du domaine : l'association occupe les 80ha d'un domaine que les parents Mitsakis, grecs émigrés, avaient acquis dans les années 50. Cherchant à dépendre le moins possible de l'extérieur, le domaine dispose de vaches laitières (Charles fait du yaourt et du fromage), de champs plantés de pok-pok (confiture) et autres légumineuses. Ils ont aussi installé un petit club hippique pour pouvoir offrir des balades à cheval et sont en train de réhabiliter un ancien petit monastère pour en faire des chambres d'hôtes. Claude a fait une video-reportage interressante sur cette association visible ici . On quitte le village en fin d'après-midi ce qui nous permet de découvrir l'ampleur des embouteillages de Tana ... Demain nous quittons la capitale pour la grande virée ! Haut de page
Martine et moi ne pouvons pas aller directement au village de la joie ; nous avons une commande à satisfaire et il est plus prudent de nous en occuper en début de voyage pour le cas où il faudrait faire une commande qui nous serait alors livrée à notre retour à Tana.
Les Bourakoff et les Cottin sont pris en charge par l'association qui leur envoie un mini-bus. Nous gardons Toly et Hery de notre côté.
Un court passage à Air Mad à Analakely pour faire avancer le problème de la valise cassée. Ensuite, nous prenons la direction de Faravohitra d'où je pense pouvoir retrouver un endroit où j'avais habité en 56/57. Hery nous fait passer par l'ancienne rue Gamon (Lalana Rakotomalala maintenant) dont le sens de circulation est inversé. J'ai donc retrouvé la villa où habitait mon oncle Macé.
Arrêt devant l'école des filles de Faravohitra et photos pour les copines ... ce n'est plus une école.
Cette fois-ci, je retrouve le petit immeuble. Il y a toujours la paroi de la colline devant ce qui était ma chambre.
A andravohangy, on boucle l'affaire en une demi-heure et va donc pouvoir rejoindre le groupe
On va tout au moins essayer parce qu'on a que des indications assez vagues. Comme c'est sur la commune d'Ambnohidratrimo, on file sur la route de Majunga et je refais quelques photos à Macaroni-ville. Renseignement pris sur place, on prend une toute petite route qui devient très vite une piste épouvantable comme je n'en avait pas vue depuis 1962 sur Périnet-Brickaville. En fait, c'est le mini-bus qui n'est pas adapté. Tous les 4 ou 5 km Hery et Toly demandent la route et ce n'est qu'après 2h30 de secousses que l'on va arriver qu village.
Sans aucune moquerie dans mon propos, je pense pouvoir dire que Charles et Simone sont des "illuminés de Dieu". Ils sont vraiment habités par une foi qui leur permet de tenir le coup et de faire vivre leur association. Et ce n'est pas de tout repos : la crise économique crée de la violence et de l'insécurité et un jour où ils avaient réuni l'argent pour la paye du personnel ils se sont fait attaquer dans la nuit, et dépouiller complètement. Dans la cuisine où nous avons déjeuné, il y avait encore des impacts de kalachnikof.
Le matin, le groupe avait visité l'école et la pouponnière. L'après-midi, nous avons visité l'ensemble du domaine : l'association occupe les 80ha d'un domaine que les parents Mitsakis, grecs émigrés, avaient acquis dans les années 50.
Cherchant à dépendre le moins possible de l'extérieur, le domaine dispose de vaches laitières (Charles fait du yaourt et du fromage), de champs plantés de pok-pok (confiture) et autres légumineuses. Ils ont aussi installé un petit club hippique pour pouvoir offrir des balades à cheval et sont en train de réhabiliter un ancien petit monastère pour en faire des chambres d'hôtes.
Claude a fait une video-reportage interressante sur cette association visible ici .
Claude a fait une video-reportage interressante sur cette association visible
On quitte le village en fin d'après-midi ce qui nous permet de découvrir l'ampleur des embouteillages de Tana ...
Demain nous quittons la capitale pour la grande virée !
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Mardi 7 septembre 2010 - sur la RN 7
Ca y est, cette fois-ci c'est le début de l'aventure ... Départ du Pavillon de l'Emyrne à 8h30. Temps splendide.
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Direction Antsirabe, notre première étape. On retourne sur la route de Tanjombato pour filmer les lavandières de l' Ikopa, puis on prend ce qu'on appelle ici le "ByPass", rocade construite par les japonais. Un peu avant Tanjombato, une route part sur l'est et rejoint une quatre voies reliant la RN 7 à la RN 2 évitant ainsi d'avoir à traverser Tana. On retrouve notre RN 7 avec autant de ravissement et on y fait les arrêts traditionnels : dégustation des ananas, arrêt aux marchands de vanneries aux chutes de la Sisaona (on se paie des chapeaux en raphia). Michel n'arrête pas avec des Oh! et des Ah! ... On passe Ambatolampy (présentation page suivante). Après une petite bouffe dans un petit resto sympa sur la route on refais un autre arrêt photo traditionnel le long de la Sisaona ... le 70-200mm prêté par Arnaud entre en service. En milieu d'après-midi, c'est calme dans la voiture : les 4 raphaëlois somnolent ... mais Martine et moi, on se gave les yeux des paysages.
Direction Antsirabe, notre première étape. On retourne sur la route de Tanjombato pour filmer les lavandières de l' Ikopa, puis on prend ce qu'on appelle ici le "ByPass", rocade construite par les japonais. Un peu avant Tanjombato, une route part sur l'est et rejoint une quatre voies reliant la RN 7 à la RN 2 évitant ainsi d'avoir à traverser Tana.
On retrouve notre RN 7 avec autant de ravissement et on y fait les arrêts traditionnels : dégustation des ananas, arrêt aux marchands de vanneries aux chutes de la Sisaona (on se paie des chapeaux en raphia). Michel n'arrête pas avec des Oh! et des Ah! ...
On passe Ambatolampy (présentation page suivante).
Après une petite bouffe dans un petit resto sympa sur la route on refais un autre arrêt photo traditionnel le long de la Sisaona ... le 70-200mm prêté par Arnaud entre en service.
En milieu d'après-midi, c'est calme dans la voiture : les 4 raphaëlois somnolent ... mais Martine et moi, on se gave les yeux des paysages.
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Mardi 7 septembre 2010 - Fondeurs d'Ambatolampy
Ambatolampy. C'est râpé pour les écrevisses ... donc on s'arrêtera manger plus loin sur la route.
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On s'arrête quand même à Ambatolampy ("La pierre plate te lisse"), ville des fondeurs d'aluminium pour visiter une de ces fonderies et voir une démonstration de fabrication des fameuses marmites d'Ambatolampy. La fabrication d'une marmite prend en gros une demi-heure et ils en font une vingtaine par jour. Mais il faut voir dans quelles conditions ils font ça et comment ils manipulent du métal en fusion sans aucun équipement de protection ... Ils seront déçus qu'on ne leur achète rien, mais les ustensiles de cuisine ou même de table (salières) en alu sont plutôt "rustiques".
On s'arrête quand même à Ambatolampy ("La pierre plate te lisse"), ville des fondeurs d'aluminium pour visiter une de ces fonderies et voir une démonstration de fabrication des fameuses marmites d'Ambatolampy.
La fabrication d'une marmite prend en gros une demi-heure et ils en font une vingtaine par jour. Mais il faut voir dans quelles conditions ils font ça et comment ils manipulent du métal en fusion sans aucun équipement de protection ... Ils seront déçus qu'on ne leur achète rien, mais les ustensiles de cuisine ou même de table (salières) en alu sont plutôt "rustiques".
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Mercredi 8 septembre 2010 - A Antsirabe
Escale obligée dès qu'on part dans le sud, on retrouve la belle ville d'eau qui est aussi un des endroits les plus froids de Madagascar.
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A Antsirabe, on file directement chez Mamy où, cette fois-ci, je filme complètement la démo de la fabrication d'une miniature. Petite virée en ville, l'inévitable avenue de l'Indépendance avec le totem aux ethnies, maintes et maintes fois photographié. Beaucoup plus calme que celle de Tana, l'avenue est le paradis des patineurs. On fait découvrir l'Hôtel des Thermes aux Cottin. Contrairement à ce que nous a dit le voyagiste, l'hôtel est en service et ne semble pas si délabré que ça. En 2006, on avait constaté que si, dans l'ensemble, l'hôtel s'était modernisé, les chambres avaient gardé leur vieille décoraion de bois sculpté. Pris d'une audace que je ne me connaissais pas, je demande si on peut visiter une chambre, histoire d'alimenter les regrèts de ne pas y être descendus cette fois-ci. Non seulement c'est accepté avec beaucoup de gentillesse, mais la directrice nous fait même visiter la suite royale où a logé Mohamed V pendant son exil des années 50 ... Une visite dans le jardin ... un groupede congressistes ou de touristes est atablé devant de la piscine. Vu le nombre de THB et leur "look" ce doit être des Allemands ou tout au moins des gens du nord ... discretion oblige, on restera dans l'expectative. On finit la journée en découvrant notre nouvelle résidence : La Résidence Camelia. Cela semble sympa au premier abord et les raphaëlois sont contents de leur installation. Pour nous c'est un peu la galère : la serrure de la porte d'entrée ne marche pas, il n'y a pas de volets et le rideau opaque ne masque que la moitié de la fenêtre. Martine obtient un changement de chambre. On se retrouve dans un bungalow deux pièces guère mieux agencé : les lampes de chevet ne marchent pas et il faut déménager un lit et une table pour accéder aux étagères de l'armoire qui se trouve dans le salon. Mais au moins, le bungalow ferme ! Par contre on y mange très bien ! Haut de page
A Antsirabe, on file directement chez Mamy où, cette fois-ci, je filme complètement la démo de la fabrication d'une miniature.
Petite virée en ville, l'inévitable avenue de l'Indépendance avec le totem aux ethnies, maintes et maintes fois photographié. Beaucoup plus calme que celle de Tana, l'avenue est le paradis des patineurs.
On fait découvrir l'Hôtel des Thermes aux Cottin. Contrairement à ce que nous a dit le voyagiste, l'hôtel est en service et ne semble pas si délabré que ça. En 2006, on avait constaté que si, dans l'ensemble, l'hôtel s'était modernisé, les chambres avaient gardé leur vieille décoraion de bois sculpté. Pris d'une audace que je ne me connaissais pas, je demande si on peut visiter une chambre, histoire d'alimenter les regrèts de ne pas y être descendus cette fois-ci. Non seulement c'est accepté avec beaucoup de gentillesse, mais la directrice nous fait même visiter la suite royale où a logé Mohamed V pendant son exil des années 50 ...
Une visite dans le jardin ... un groupede congressistes ou de touristes est atablé devant de la piscine. Vu le nombre de THB et leur "look" ce doit être des Allemands ou tout au moins des gens du nord ... discretion oblige, on restera dans l'expectative.
On finit la journée en découvrant notre nouvelle résidence : La Résidence Camelia. Cela semble sympa au premier abord et les raphaëlois sont contents de leur installation. Pour nous c'est un peu la galère : la serrure de la porte d'entrée ne marche pas, il n'y a pas de volets et le rideau opaque ne masque que la moitié de la fenêtre. Martine obtient un changement de chambre. On se retrouve dans un bungalow deux pièces guère mieux agencé : les lampes de chevet ne marchent pas et il faut déménager un lit et une table pour accéder aux étagères de l'armoire qui se trouve dans le salon. Mais au moins, le bungalow ferme !
Par contre on y mange très bien !
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Mercredi 8 septembre - Pique-nique à Andraikiba
Finalement on passe une bonne nuit ... l'hôtel est calme. Au matin on nous propose une autre chambre, mais comme on a qu'une seule autre nuit à passer, on refuse de tout déménager. Au programme d'aujourd'hui : pique-nique au lac Andraikiba.
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C'est notre dernière journée dans les Hautes Terres. Demain nous partons dans le grand ouest et il fort peu probable que l'on puisse changer des euros avant notre passage à Morondava dans une bonne semaine. On se décide donc à faire ça sur place. Particularité du bureau de change d'Antsirabe : le cours varie de quelques pouillèmes suivant que l'on donne des billets de 50€ ou des billets de 20€. C'est original ! Ensuite ce sont les courses pour le pique-nique de midi à la superette. Je trouve du beurre demi-sel tendre Président ; quand je pense qu'à Avignon j'en trouve pas ! Baguettes individuelles (et industrielles), jambon gasy (pas mauvais), vache qui rit (façon hamburger) , chips (mauvaise pioche elles sont hyper salées et immangeables ... on recule devant la mortadelle (made in China). On prend la RN 34 pour une dizaine de kilomètres. Au passage, on fait un arrêt sur l'une des innombrables fabriques de briques. Voilà encore un de ces petits métiers de Madagascar qui demandent une bonne forme physique ; on taille l'argile directement dans le champ, il faut ensuite l'émietter, la mouiller, la malaxer et recommencer le lendemain après l'avoir laissée reposer. Ensuite mise en moule et mise à sécher. Plus tard vient la cuisson dans un four qui est construit sur place ... feu d'enfer pendant de longues heures. Le lac Andraikiba ... Les souvenirs que j'en garde des années 56-57 rendent plus triste encore ce que l'on découvre. Certes, le cadre est toujours aussi magnifique, les eaux sont très propres et le lac est toujours cerné par le petit chemin qui faisait une belle balade. Mais ce qui reste des installations qui en faisait un superbe centre nautique sont dans un état pitoyable. De la piscine il ne rests qu'un plongeoir qui donne sur rien. Les cabines sont devenues des boutiques à souvenirs, surtout des pierres. Le restaurant est désaffecté. Il fait un temps magnifique mais aujourd'hui une bonne brise balaye le paysage. En d'autres temps, il y aurait eu des vauriens ou des 505 ou des 420 qui auraient déployé leurs voiles pour des régattes acharnées. On se cherche un petit endroit abrité pour déguster nos sandwiches. Deux zazakely sont tout près et nous observent ; on leur refile nos chips et de l'eau pour faire passer le trop salé ... ils sont contents mais auraient certainement préféré des bonbons. Michel et moi décidons de faire l'escalade de la tanety pour découvrir le paysage. Ca lui évite une 2ème engueulade suite à la perte de sa casquette en arrivant au lac. La pente est très raide, comme le montrent les deux photos en contre-plongée et il faut faire très attention au bozaka qui est très sec et donc très glissant. Au sommet, c'est de nouveau un ravissement. Nous sommes au milieu d'un univers de collines qui nous offrent un festival de rouges et de verts grandiose. On monte jusqu'au point le plus haut de la colline, un cairn de pierres d'où l'on aperçoit Antsirabe. Pour redescendre, on suit la pente naturelle de la colline et un chemin beaucoup plus praticable. Ca nous a fait une belle balade de 3/4 d'heure. Les autres ont fini leur petite sieste et on les retrouve à l'ancien Centre Nautique. Le mini-bus est là. Direction Betafo. Haut de page
C'est notre dernière journée dans les Hautes Terres. Demain nous partons dans le grand ouest et il fort peu probable que l'on puisse changer des euros avant notre passage à Morondava dans une bonne semaine. On se décide donc à faire ça sur place. Particularité du bureau de change d'Antsirabe : le cours varie de quelques pouillèmes suivant que l'on donne des billets de 50€ ou des billets de 20€. C'est original !
Ensuite ce sont les courses pour le pique-nique de midi à la superette. Je trouve du beurre demi-sel tendre Président ; quand je pense qu'à Avignon j'en trouve pas ! Baguettes individuelles (et industrielles), jambon gasy (pas mauvais), vache qui rit (façon hamburger) , chips (mauvaise pioche elles sont hyper salées et immangeables ... on recule devant la mortadelle (made in China).
On prend la RN 34 pour une dizaine de kilomètres. Au passage, on fait un arrêt sur l'une des innombrables fabriques de briques. Voilà encore un de ces petits métiers de Madagascar qui demandent une bonne forme physique ; on taille l'argile directement dans le champ, il faut ensuite l'émietter, la mouiller, la malaxer et recommencer le lendemain après l'avoir laissée reposer. Ensuite mise en moule et mise à sécher. Plus tard vient la cuisson dans un four qui est construit sur place ... feu d'enfer pendant de longues heures.
Les souvenirs que j'en garde des années 56-57 rendent plus triste encore ce que l'on découvre. Certes, le cadre est toujours aussi magnifique, les eaux sont très propres et le lac est toujours cerné par le petit chemin qui faisait une belle balade. Mais ce qui reste des installations qui en faisait un superbe centre nautique sont dans un état pitoyable. De la piscine il ne rests qu'un plongeoir qui donne sur rien. Les cabines sont devenues des boutiques à souvenirs, surtout des pierres. Le restaurant est désaffecté.
Il fait un temps magnifique mais aujourd'hui une bonne brise balaye le paysage. En d'autres temps, il y aurait eu des vauriens ou des 505 ou des 420 qui auraient déployé leurs voiles pour des régattes acharnées.
On se cherche un petit endroit abrité pour déguster nos sandwiches. Deux zazakely sont tout près et nous observent ; on leur refile nos chips et de l'eau pour faire passer le trop salé ... ils sont contents mais auraient certainement préféré des bonbons.
Michel et moi décidons de faire l'escalade de la tanety pour découvrir le paysage. Ca lui évite une 2ème engueulade suite à la perte de sa casquette en arrivant au lac. La pente est très raide, comme le montrent les deux photos en contre-plongée et il faut faire très attention au bozaka qui est très sec et donc très glissant. Au sommet, c'est de nouveau un ravissement. Nous sommes au milieu d'un univers de collines qui nous offrent un festival de rouges et de verts grandiose. On monte jusqu'au point le plus haut de la colline, un cairn de pierres d'où l'on aperçoit Antsirabe. Pour redescendre, on suit la pente naturelle de la colline et un chemin beaucoup plus praticable. Ca nous a fait une belle balade de 3/4 d'heure. Les autres ont fini leur petite sieste et on les retrouve à l'ancien Centre Nautique.
Le mini-bus est là. Direction Betafo.
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Mercredi 8 septembre 2010 - à Betafo
Pour finir cette journée, on va découvrir Betafo. En malgache, betafo signifie "Les grands toits"
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Betafo est à 27km sur la RN 34., en direction de l'ouest. La route serpente entre toutes ces collines que nous avons contemplées à Andraikiba. Antsirabe étant la capitale de la bière à Madagascar, rien d'étonnant à ce que nous soyons entourés de plantations d'orge. Comme le riz, l'orge est cultivée en terrasse. C'est une obligation du fait du relief mais c'est aussi pratique pour une irrigation naturelle. C'est donc la couleur qui permet de différencier les cultures : l'orge offre des verts fluos très "flashy" qui le disputent au vert-jaune voire carrément blond pour les épis les plus mûrs. Arrivés sur place, on monte vers une église qui domine la ville et offre un beau point de vue sur la campagne environnante. On fait aussi une visite sur une tombeau élevé par le roi Radama 1er pour recevoir les restes du roi Andrianonytomponitany. On redescend à pied vers le village en traversant un petit jardin qui surplombe le lac. Arrêt dégustation de canne à sucre. Avant de visiter le village, le mini-bus nous emmène face à une chute d'eau. Au bord de la route des paysans à vélo font une pause. Ils transportent de la volaille : chacun a 5 ou 6 poulets plus 2 ou 3 canards ficelés dans une soubika. Partis à 4h du matin de leur village, distant de 70km, il leur reste encore 30km pour atteindre Antsirabe. Il est 16h ... ce sera pour le marché de demain matin. Nous revenons dans le village ... le mini-bus nous dépose Claude, Michel, Toly et moi. NOus allons traverser le marché. Josette et Lili craignent d'être incommodées par les odeurs de fin d'après-midi (!!!) quant à Martine, elle a un sérieux coup de barre et elle renonce elle aussi à piétiner encore une heure ou deux. Les hasards de la circulation dans le marché font que Claude et Toly sont rapidement séparés de nous. Michel me colle aux basques, sans doute parce que je lui facilité l'accès à la population toujours gentille si on parle un peu en malgache avec elle. Cela permet des prises de vues plus profondes. Ainsi, on visite la cathédrale (qui me fait vraiment penser à une église mexicaine) et on assiste à une répétition de la chorale que Michel filme intégralement. Quel beau chant ils nous offrent ! Ensuite, on traverse le marché. Le contact est très proche avec la population ; aucun problème pour les photos et ils adorent quand ils peuvent se voir ensuite. Quant aux odeurs, y a rien de spécial à mentionner. Ca sent comme sur n'importe quel marché du monde avec le même impératif : ne pas passer trop près des poissonniers. Retour sans histoire aux Camélia pour notre dernière nuit à Antsirabe. Demain, on prend la direction de Miandrivazo. Haut de page
Betafo est à 27km sur la RN 34., en direction de l'ouest. La route serpente entre toutes ces collines que nous avons contemplées à Andraikiba. Antsirabe étant la capitale de la bière à Madagascar, rien d'étonnant à ce que nous soyons entourés de plantations d'orge. Comme le riz, l'orge est cultivée en terrasse. C'est une obligation du fait du relief mais c'est aussi pratique pour une irrigation naturelle. C'est donc la couleur qui permet de différencier les cultures : l'orge offre des verts fluos très "flashy" qui le disputent au vert-jaune voire carrément blond pour les épis les plus mûrs.
Arrivés sur place, on monte vers une église qui domine la ville et offre un beau point de vue sur la campagne environnante. On fait aussi une visite sur une tombeau élevé par le roi Radama 1er pour recevoir les restes du roi Andrianonytomponitany.
On redescend à pied vers le village en traversant un petit jardin qui surplombe le lac. Arrêt dégustation de canne à sucre. Avant de visiter le village, le mini-bus nous emmène face à une chute d'eau. Au bord de la route des paysans à vélo font une pause. Ils transportent de la volaille : chacun a 5 ou 6 poulets plus 2 ou 3 canards ficelés dans une soubika. Partis à 4h du matin de leur village, distant de 70km, il leur reste encore 30km pour atteindre Antsirabe. Il est 16h ... ce sera pour le marché de demain matin.
Nous revenons dans le village ... le mini-bus nous dépose Claude, Michel, Toly et moi. NOus allons traverser le marché. Josette et Lili craignent d'être incommodées par les odeurs de fin d'après-midi (!!!) quant à Martine, elle a un sérieux coup de barre et elle renonce elle aussi à piétiner encore une heure ou deux.
Les hasards de la circulation dans le marché font que Claude et Toly sont rapidement séparés de nous. Michel me colle aux basques, sans doute parce que je lui facilité l'accès à la population toujours gentille si on parle un peu en malgache avec elle. Cela permet des prises de vues plus profondes.
Ainsi, on visite la cathédrale (qui me fait vraiment penser à une église mexicaine) et on assiste à une répétition de la chorale que Michel filme intégralement. Quel beau chant ils nous offrent !
Ensuite, on traverse le marché. Le contact est très proche avec la population ; aucun problème pour les photos et ils adorent quand ils peuvent se voir ensuite. Quant aux odeurs, y a rien de spécial à mentionner. Ca sent comme sur n'importe quel marché du monde avec le même impératif : ne pas passer trop près des poissonniers.
Retour sans histoire aux Camélia pour notre dernière nuit à Antsirabe. Demain, on prend la direction de Miandrivazo.
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Jeudi 9 septembre 2010 - sur la RN 34
Rendez-vous en Terre inconnue : voilà donc une route que j'avais jamais faite intégralement puisqu'on on en a pris qu'un petit bout jusqu'à Andraikiba puis Betafo.
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J'écris ces quelques lignes dans la moiteur du bungalow n° 4 de "La Pirogue" à Miandrivazo. Ce petit motel me fait retrouver une époque lointaine maintenant, celle des hôtels de brousse du Mada des années 50-60. Le confort est un peu spartiate, mais il ne manque rien. On se remet de notre journée de route avec une douche un peu trop fraîche pour moi (à cause demon asthme, l'eau froide me fait suffoquer) mais on s'y attendait et je ne m'en plains pas. Alors aujourd'hui ... 246km de route. On quitte le Camélia sous le regard désolé des vendeurs ambulants à qui on a rien pris. Difficile pour eux de comprendre (ou d'admettre) qu'on ne va pas s'encombrer alors qu'on va faire 3 jours de chaland, qu'on va prendre l'avion, qu'on fera encore du bateau, du train et encore beaucoup de route pour, au final, repasser par Antsirabe. Supermarché. On refait les courses pour un deuxième pique-nique : aucun restaurant avant Miandrivazo. Au passage, on fait le plein de cahiers et de bonbons ; pendant ce temps, Toly nous dégote du baume chinois à 200ar la boîte (0,08€). On repasse Betafo et enfin nous voici devant de nouveaux paysages et ce, jusqu'à Tulear. En chemin, on croise une troupe qui se dirige vers un retournement : c'est la pleine saison pour ce rituel malgache du famadihana. Ce sont les invités et les musiciens qui vont au village voisin pour la cérémonie devant le tombeau familial. Certains ont déjà bien commencé les libations et heureusement pour eux que la route est sinueuse : ça justifie de ne pas marcher bien droit ! On fait ainsi quelques arrêts photos alternants les paysages toujours grandioses et les scènes e la vie courante malgache : les enfants porteurs de briques dont la petie récompense -un simple bonbon- les fait sourire jusqu'aux oreilles ; des grands qui poussent et tirent une cariole portant des sacs de foin. C'est pas lourd le foin direz-vous. Mais il y a 16 sacs de 20kg chacun ... On s'arrête de nouveau pour un marché de village à Ankazomiarotra (page suivante). Ensuite on refait un petit bout de route. Toly nous trouve un petit coin ombragé pour le pique-nique (page suivante+1). Et de nouveau on reprend la route. Au fil des kilomètres, le paysage a maintenant beaucoup changé. Les hautes et nombreuses collines de la région d'Antsirabe on fait place a de grands "pseudo plateaux" très valonnés, les forêts ont fait palce au bozaka et les tavy ont généré de nombreux lavaka. On devine que c'est une région où l'habitat est très dispersé ; on ne voit pratiquement aucun de ces petits hameaux si fréqauents le long des routes, jusqu'à présents. De temps en temps, dans un creux entre deux collines, des cultures en escaliers témoignent de présence humaine pas trop éloignée. On double aussi des groupes de cyclistes ou un groupe de 5 jeunes femmes qui transportent des fagots de bois ou des sceaux d'eau. Quel chemin leur reste t-il ? On va s'arrêter dans une tout petit hameau pour photographier le pillage du grain (page suivante+2) et un peu plus loin, ce sera au bord d'une rivière où des orpailleurs chechent une fortune facile qui se dérobe toujours à eux (page suivante+3). Encore 30km, beaucoup plus accidentés pour arriver à Miandrivazo : on quitte le haut plateau central du Bongolava pour descendre dans la plaine où paresse la Tsiribihina. Juste avant le repas du soir, à la Pirogue, on fait connaissance avec Leener Rakotonirina qui va être notre accompagnateur pendant les 3 jours sur le fleuve. Pour cet épisode, on est pris en charge par Espace Mada, spécialiste de la Tsiribihina. Liner est sympa dès le premier abord. Il est aimable et parle très bien. Ca devrait bien le faire ! Au repas du soir, Hery se joint à nous. On va se séparer de Toly et Hery jusqu'à Tulear où ils viendront nous chercher dans 10 jours à Tulear, à notre retour d'Anakao. Haut de page
J'écris ces quelques lignes dans la moiteur du bungalow n° 4 de "La Pirogue" à Miandrivazo. Ce petit motel me fait retrouver une époque lointaine maintenant, celle des hôtels de brousse du Mada des années 50-60. Le confort est un peu spartiate, mais il ne manque rien. On se remet de notre journée de route avec une douche un peu trop fraîche pour moi (à cause demon asthme, l'eau froide me fait suffoquer) mais on s'y attendait et je ne m'en plains pas.
Alors aujourd'hui ... 246km de route.
On quitte le Camélia sous le regard désolé des vendeurs ambulants à qui on a rien pris. Difficile pour eux de comprendre (ou d'admettre) qu'on ne va pas s'encombrer alors qu'on va faire 3 jours de chaland, qu'on va prendre l'avion, qu'on fera encore du bateau, du train et encore beaucoup de route pour, au final, repasser par Antsirabe.
Supermarché. On refait les courses pour un deuxième pique-nique : aucun restaurant avant Miandrivazo. Au passage, on fait le plein de cahiers et de bonbons ; pendant ce temps, Toly nous dégote du baume chinois à 200ar la boîte (0,08€).
On repasse Betafo et enfin nous voici devant de nouveaux paysages et ce, jusqu'à Tulear. En chemin, on croise une troupe qui se dirige vers un retournement : c'est la pleine saison pour ce rituel malgache du famadihana. Ce sont les invités et les musiciens qui vont au village voisin pour la cérémonie devant le tombeau familial. Certains ont déjà bien commencé les libations et heureusement pour eux que la route est sinueuse : ça justifie de ne pas marcher bien droit !
On fait ainsi quelques arrêts photos alternants les paysages toujours grandioses et les scènes e la vie courante malgache : les enfants porteurs de briques dont la petie récompense -un simple bonbon- les fait sourire jusqu'aux oreilles ; des grands qui poussent et tirent une cariole portant des sacs de foin. C'est pas lourd le foin direz-vous. Mais il y a 16 sacs de 20kg chacun ...
On s'arrête de nouveau pour un marché de village à Ankazomiarotra (page suivante).
Ensuite on refait un petit bout de route. Toly nous trouve un petit coin ombragé pour le pique-nique (page suivante+1).
Et de nouveau on reprend la route. Au fil des kilomètres, le paysage a maintenant beaucoup changé. Les hautes et nombreuses collines de la région d'Antsirabe on fait place a de grands "pseudo plateaux" très valonnés, les forêts ont fait palce au bozaka et les tavy ont généré de nombreux lavaka. On devine que c'est une région où l'habitat est très dispersé ; on ne voit pratiquement aucun de ces petits hameaux si fréqauents le long des routes, jusqu'à présents. De temps en temps, dans un creux entre deux collines, des cultures en escaliers témoignent de présence humaine pas trop éloignée. On double aussi des groupes de cyclistes ou un groupe de 5 jeunes femmes qui transportent des fagots de bois ou des sceaux d'eau. Quel chemin leur reste t-il ?
On va s'arrêter dans une tout petit hameau pour photographier le pillage du grain (page suivante+2) et un peu plus loin, ce sera au bord d'une rivière où des orpailleurs chechent une fortune facile qui se dérobe toujours à eux (page suivante+3).
Encore 30km, beaucoup plus accidentés pour arriver à Miandrivazo : on quitte le haut plateau central du Bongolava pour descendre dans la plaine où paresse la Tsiribihina.
Juste avant le repas du soir, à la Pirogue, on fait connaissance avec Leener Rakotonirina qui va être notre accompagnateur pendant les 3 jours sur le fleuve. Pour cet épisode, on est pris en charge par Espace Mada, spécialiste de la Tsiribihina. Liner est sympa dès le premier abord. Il est aimable et parle très bien. Ca devrait bien le faire !
Au repas du soir, Hery se joint à nous. On va se séparer de Toly et Hery jusqu'à Tulear où ils viendront nous chercher dans 10 jours à Tulear, à notre retour d'Anakao.
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Jeudi 9 septembre 2010 - arrêt à Ankazomiriotra
Dernier gros bourg avant Miandrivazo. Il est midi quand on y arrive est le village est en pleine animation, le marché bat son plein.
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Là aussi, Toly nous donne rendez-vous de l'autre côté. Alors, avec Michel, on replonge dans la foule. On se faufile au milieu des clients et des marchands. J'essaye toujours de photographier les scènes de vie à la volée pour éviter la pose. Comme sur tous les marchés de ces gros bourgs, on trouve pratiquement de tout.. Et chaque fois on se dit que les malgaches auraient tout pour être heureux avec un meilleur pouvoir d'achat. Patchwork de couleurs au coin des tissus ; fruits et légumes flattent l'odorat. Une sono embrouillée, un bonimenteur clame à toute vitesse ses annonces. J'arrive à détecter quelques prix parce que "ariary" revient sans arrêt. On dirait qu'il y a des soldes dans le coin. Bingo ! C'est du côté des frippes. Les ramatoa sont aussi excitées que les ménagères chez Tati. Toutes sont à la recherche de la bonne affaire. Michel filme. A Mada, on ne jette pas les bouteille, qu'elles soient en verre ou en plastique, elles se revendent et servent à acheter des produits au détail -de l'huile principalement- ou alors ce sont les producteurs de miel ou de jus de fruits qui vont les utiliser pour vendre leurs produits. Dans l'avion d'Air Madagascar, j'ai découvert la limonade "Bonbon Anglais". Les bouteilles sont ici mais je n'ai pas pu savoir ce qu'elles contenaient. Au hasard d'une allée, les livreurs de viande passent avec leur quartiers de zébu sur le dos ... la chaîne du froid n'est pas le soucis principal ! Tient, le coin du poisson n'est pas loin ! Comme disait Fernand Raynaud : "Pas besoin de l'afficher ... ça se sent !" . Une affiche de cinema ; les salles ont pratiquement disparu, remplacées par des projections de videos en petit comité. On a ici l'échantillonnage parfait des goûts malgaches : The King of Fighters : Karate Apocalypto : (le film de Mel Gibson) doublé (Teny gasy) Vampire : Horreur 100% Je croise une jeune femme équipée d'un bel appareil photo. Alors, je fais comme les autochtones, je pose devant elle et lui demande de me photographier. Elle comprend bien le clin d'oeil et s'exécute en rigolant. Des jeunes me demandent d'où je viens, combien de temps je reste, si j'aime leur pays. Ca les surprend quand je leur dit que j'y habitais en 1955. Certains demandent même comment c'était ! Haut de page
Là aussi, Toly nous donne rendez-vous de l'autre côté.
Alors, avec Michel, on replonge dans la foule. On se faufile au milieu des clients et des marchands. J'essaye toujours de photographier les scènes de vie à la volée pour éviter la pose. Comme sur tous les marchés de ces gros bourgs, on trouve pratiquement de tout.. Et chaque fois on se dit que les malgaches auraient tout pour être heureux avec un meilleur pouvoir d'achat.
Patchwork de couleurs au coin des tissus ; fruits et légumes flattent l'odorat.
Une sono embrouillée, un bonimenteur clame à toute vitesse ses annonces. J'arrive à détecter quelques prix parce que "ariary" revient sans arrêt. On dirait qu'il y a des soldes dans le coin. Bingo ! C'est du côté des frippes. Les ramatoa sont aussi excitées que les ménagères chez Tati. Toutes sont à la recherche de la bonne affaire. Michel filme.
A Mada, on ne jette pas les bouteille, qu'elles soient en verre ou en plastique, elles se revendent et servent à acheter des produits au détail -de l'huile principalement- ou alors ce sont les producteurs de miel ou de jus de fruits qui vont les utiliser pour vendre leurs produits.
Dans l'avion d'Air Madagascar, j'ai découvert la limonade "Bonbon Anglais". Les bouteilles sont ici mais je n'ai pas pu savoir ce qu'elles contenaient.
Au hasard d'une allée, les livreurs de viande passent avec leur quartiers de zébu sur le dos ... la chaîne du froid n'est pas le soucis principal !
Tient, le coin du poisson n'est pas loin ! Comme disait Fernand Raynaud : "Pas besoin de l'afficher ... ça se sent !" .
Une affiche de cinema ; les salles ont pratiquement disparu, remplacées par des projections de videos en petit comité. On a ici l'échantillonnage parfait des goûts malgaches : The King of Fighters : Karate Apocalypto : (le film de Mel Gibson) doublé (Teny gasy) Vampire : Horreur 100%
Je croise une jeune femme équipée d'un bel appareil photo. Alors, je fais comme les autochtones, je pose devant elle et lui demande de me photographier. Elle comprend bien le clin d'oeil et s'exécute en rigolant.
Des jeunes me demandent d'où je viens, combien de temps je reste, si j'aime leur pays. Ca les surprend quand je leur dit que j'y habitais en 1955. Certains demandent même comment c'était !
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Jeudi 9 septembre 2010 - Pique-nique
Nous voici donc à l'ombre des manguiers ... mais c'est pas encore la saison !
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Devant nous, le calme de la campagne malgache : quelques zébus paissent dans les rizières encore assèchées, surveillés par des gamins qui n'ont pas encore repris le chemin de l'école. Comme on est dans une campagne isolée, il n'y a aucun "hotely gasy" dans les environs et Hery doit se passer de son romazava et se joindre à nous. On avait prévu ça et il y a de quoi faire des sandwiches pour tout le monde. Entre deux bouchées de sandwiches, on fait quelques photos des zébus et inévitablement, cela attire les enfants qui les gardent. Au moment de repartir, on se prépare pour la distribution des bonbons mais Toly qui leur a parlé nous dit que ce sont des enfants scolarisés qui attendent la rentrée. Ca serait une bonne occasion pour distribuer cahiers et stylos. Mais Toly veut être sûr de son fait et c'est lui qui s'occupe des opérations. Un par un, il les interroge. Ca donne à peut près ceci : Toly : Comment tu t'appelles? Zaza : Michael. Toly : tu sais écrire ton nom ? Michael : Oui. Toly : Ecris ton nom par terre. Michael écrit son nom au sol. Toly : Tu connais la table de multiplication par deux ? Michael : Oui. 2x1=2,. 2x2=4, 2x3=6 ... Toly : C'est bien. On lui donne un cahier, un bic et un crayon. Suivant l'âge et la classe des enfants, Toly complique un peu ses question. Arrive un ado qui a une bonne quinzaine d'années ... Toly : Tu sais écrire ton nom. Ado : Oui. Rakoto. (Il l'épèle). Toly : Tu connais les multiplications ? Rakoto : Oui. Toly : Table de multiplication par 14 ! Rakoto est effaré et fait des yeux tous ronds. Eclat de rire général ! On a passé un bien agréable moment. Haut de page
Devant nous, le calme de la campagne malgache : quelques zébus paissent dans les rizières encore assèchées, surveillés par des gamins qui n'ont pas encore repris le chemin de l'école.
Comme on est dans une campagne isolée, il n'y a aucun "hotely gasy" dans les environs et Hery doit se passer de son romazava et se joindre à nous. On avait prévu ça et il y a de quoi faire des sandwiches pour tout le monde.
Entre deux bouchées de sandwiches, on fait quelques photos des zébus et inévitablement, cela attire les enfants qui les gardent.
Au moment de repartir, on se prépare pour la distribution des bonbons mais Toly qui leur a parlé nous dit que ce sont des enfants scolarisés qui attendent la rentrée. Ca serait une bonne occasion pour distribuer cahiers et stylos. Mais Toly veut être sûr de son fait et c'est lui qui s'occupe des opérations.
Un par un, il les interroge. Ca donne à peut près ceci :
Toly : Comment tu t'appelles? Zaza : Michael. Toly : tu sais écrire ton nom ? Michael : Oui. Toly : Ecris ton nom par terre. Michael écrit son nom au sol. Toly : Tu connais la table de multiplication par deux ? Michael : Oui. 2x1=2,. 2x2=4, 2x3=6 ... Toly : C'est bien.
On lui donne un cahier, un bic et un crayon.
Suivant l'âge et la classe des enfants, Toly complique un peu ses question.
Arrive un ado qui a une bonne quinzaine d'années ...
Toly : Tu sais écrire ton nom. Ado : Oui. Rakoto. (Il l'épèle). Toly : Tu connais les multiplications ? Rakoto : Oui. Toly : Table de multiplication par 14 ! Rakoto est effaré et fait des yeux tous ronds.
On a passé un bien agréable moment.
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Jeudi 9 septembre 2010 - arrêt dans un petit village
Alors qu'on approche d'un petit hameau, Toly repère une femme en train de piler du grain derrière sa case isolée...
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Toly va en ambassade et revient nous annoncer aue la femme accepte que l'on prenne des photos. On est dans une région de plus en plus isolée et les vazaha ne sont pas toujours bien vus. Souvent même, les enfants ont peur de nous. Faut dire que l'on sert de croque-mitaine pour les enfants qui ne veulent pas obéir. Les parents les menacent : "Si tu n'obéis pas, le vazaha viendra te prendre !" Mais ici tout se passe bien. On la prend en train de piler, moi en photo les autres en film. Les femmes préparent les bonbons mais aussi les savonnettes qui sont données aux mamans. Le village est distant d'environ 300m. On y va à pied. Il n'y a pas plus d'une dizaine de maisons. Ces gens vivent dans un dénuement total. A plusieurs, les hommes retapent le crépis d'une case. Femmes et enfants viennent se faire photographier. Un cochon est allongé dans sa case. Je baragouine vaguement avec une vieille dame : Moi : Misy kisoa. Tsara ! Elle : Kisoa maty (le cochon est mort. Merde, j'avais pas remarqué ) Moi (toujours aussi con !) : Misakafo ? (on va le manger) Elle : Tsy. Kisoa marary. (Non ... il était malade) C'est vraiment la galère jusqu'au bout et ça plombe un peu de plaisir d'être là et de les rencontrer et de devoir repartir sans pouvoir faire grand chose pour eux.
Toly va en ambassade et revient nous annoncer aue la femme accepte que l'on prenne des photos. On est dans une région de plus en plus isolée et les vazaha ne sont pas toujours bien vus. Souvent même, les enfants ont peur de nous. Faut dire que l'on sert de croque-mitaine pour les enfants qui ne veulent pas obéir. Les parents les menacent :
"Si tu n'obéis pas, le vazaha viendra te prendre !"
Mais ici tout se passe bien. On la prend en train de piler, moi en photo les autres en film. Les femmes préparent les bonbons mais aussi les savonnettes qui sont données aux mamans.
Le village est distant d'environ 300m. On y va à pied. Il n'y a pas plus d'une dizaine de maisons. Ces gens vivent dans un dénuement total. A plusieurs, les hommes retapent le crépis d'une case. Femmes et enfants viennent se faire photographier.
Un cochon est allongé dans sa case. Je baragouine vaguement avec une vieille dame :
Moi : Misy kisoa. Tsara ! Elle : Kisoa maty (le cochon est mort. Merde, j'avais pas remarqué ) Moi (toujours aussi con !) : Misakafo ? (on va le manger) Elle : Tsy. Kisoa marary. (Non ... il était malade)
C'est vraiment la galère jusqu'au bout et ça plombe un peu de plaisir d'être là et de les rencontrer et de devoir repartir sans pouvoir faire grand chose pour eux.
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Jeudi 9 septembre 2010 - des orpailleurs
Dernier arrêt de fin d'après-midi ...
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Certains cours d'eau drainent des alluvions aurifères. Alors, c'est le lieu de travail des orpailleurs. La rue vers l'or, vres l'argent faile qui nécessite si peu d'investissement : une gamelle, un tamis mais qui demande une telle patience ! Ici, la recherche n'est pas polluante : ils n'ont pas les moyens pour utiliser du mercure et c'est tant mieux pour l'environnement. Mais combien arrivent à s'en sortir ? Disons qu'à tout prendre, je préfèrerais être orpailleur sur un cours d'eau plutôt que chercheur de saphir à Ilakaka ! Là aussi, la bonne humeur prévaut. Un homme nous montre à son bébé qu'il tient dans les bras et nous envoie un immense sourire. Les femmes profitent de l'eau pour faire un peu de lessive et les petits pour jouer dans l'eau.
Certains cours d'eau drainent des alluvions aurifères. Alors, c'est le lieu de travail des orpailleurs. La rue vers l'or, vres l'argent faile qui nécessite si peu d'investissement : une gamelle, un tamis mais qui demande une telle patience !
Ici, la recherche n'est pas polluante : ils n'ont pas les moyens pour utiliser du mercure et c'est tant mieux pour l'environnement.
Mais combien arrivent à s'en sortir ?
Disons qu'à tout prendre, je préfèrerais être orpailleur sur un cours d'eau plutôt que chercheur de saphir à Ilakaka !
Là aussi, la bonne humeur prévaut. Un homme nous montre à son bébé qu'il tient dans les bras et nous envoie un immense sourire.
Les femmes profitent de l'eau pour faire un peu de lessive et les petits pour jouer dans l'eau.
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Jeudi 9 septembre 2010 - arrivée à Miandrivazo
Enfin le bout de la route ... on est dans une plaine immense.
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Miandrivazo. A peine arrivés, nous filons à la Pirogue, légèrement à l'écart du bourg. On découvre notre petit motel. Ambiance années 50 garantie. Brêve rencontre avec Leener, juste le temps de faire connaissance et il nous donne rendez-vous pour le lendemain matin de bonne heure. Claude, Michel et moi nous installons sur la terrasse du restaurant et dégustons une bonne THB bien fraîche. Devant nous, la grande plaine. Au fond, les collines sont les contreforts du Bemaraha, immense plateau de l'ouest de Madagascar. C'est très vert, il y a de l'eau à profusion et pourtant nous sommes en saison sêche. Du village, on aperçoit que des toits aux milieu des feuillages ... cela a l'air bien calme. Toly et Hery dînent avec nous. Si le motel est rustique, le repas est excellent. Ils font notamment un ragoût de zébu qui est vraiment fameux ! On se quitte ensuite avec un peu de tristesse : ils remontent sur Tana où ils ont une autre mission pour le temps où nous serons dans le Menabe. Ils nous rejoingnent ensuite à Tuléar.
A peine arrivés, nous filons à la Pirogue, légèrement à l'écart du bourg. On découvre notre petit motel. Ambiance années 50 garantie.
Brêve rencontre avec Leener, juste le temps de faire connaissance et il nous donne rendez-vous pour le lendemain matin de bonne heure.
Claude, Michel et moi nous installons sur la terrasse du restaurant et dégustons une bonne THB bien fraîche. Devant nous, la grande plaine. Au fond, les collines sont les contreforts du Bemaraha, immense plateau de l'ouest de Madagascar.
C'est très vert, il y a de l'eau à profusion et pourtant nous sommes en saison sêche.
Du village, on aperçoit que des toits aux milieu des feuillages ... cela a l'air bien calme.
Toly et Hery dînent avec nous. Si le motel est rustique, le repas est excellent. Ils font notamment un ragoût de zébu qui est vraiment fameux ! On se quitte ensuite avec un peu de tristesse : ils remontent sur Tana où ils ont une autre mission pour le temps où nous serons dans le Menabe. Ils nous rejoingnent ensuite à Tuléar.