Le site de Patrice Mussard

Menabe

Madagascar - 2010

Menabe

Vendredi 10 septembre 2010 - Miandrivazo

Point de départ de nos petites avantures dans l'ancien royaume de Menabe qui recouvrait tout le sud-ouest de Madagascar.

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

A Mada, on a tendance à se coucher peu après les poules et le rythme de nos activités, beaucoup plus soutenu que chez nous, nous permet de dormir rapidement. Je me réveille vers 1h du matin ; la nuit est troublée par une musique de flûtes et tambourins qui vient de la ville. Je me dis que Miandrivazo, sous des apparances de bout du monde, semble avoir une vie nocturne agitée ... je me rendors sans trop de problème mais au milieu de mes rêves j'entends toujours cette musique qui me fait un effet très incantatoire tellement elle est répétitive et je me dis que les participants doivent être dans un bel état. Au réveil, la musique est toujours présente mais les musiciens semblent être un peu fatigué. En fait, c'est bien un famadihana qui s'est déroulé toute la nuit ... la saison des retournement vient juste de commencer. Leener vient nous chercher et c'est le départ vers la Tsiribihina mais avant tout, nous devons sacrifier à un de ces mystérieus réglements de l'administration malgache : on doit passer au poste de police pour enregistrer nos passeports. La même chose nous était arrivé à Soanirana Ivongo avant notre passage à Sainte Marie. C'était vraiment bizarre dans cette circonstance puisque, bien que passant d'une île à une autre, nous restions sur le territoire malgache. Ici c'est vraiment incompréhensible. Cela étant, ça nous donne l'occasion de visiter un peu Miandrivazo. Arrivés au poste de police, on passe un par un devant une charmante policière qui recopie conciencieusement nos noms, prénoms, adresses, les numéros de passeports, d'où on vient, où on va ... le tout sur une feuille volante format A3, déjà bien remplie. On se demande ce qu'ilsvont fairede tout ça. Ils prétendent que c'est pour les statistiques touristiques ... ce qu'ils peuvent avaoir très facilement avec les fiches de police que nous remplissons dans tous les hôtels. Pendant les formalités, le bavadre un peu avec le chef de poste. Comme ils ont l'air un peu désoeuvrés, je lui dit que Miandrivazo a l'air d'être une bourgade bien tranquille et qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de criminels à rechercher. Sur un ton très docte il me dit : - Quand la ville est calme, la vie du policier est tranquille ! Une fois que nous sommes en règle avec la loi, nous faisons une petite balade en ville. Eh bien le bout du monde est plein d'effervesce et d'activité ... les boutiques de tissus étalent toutes leurs couleurs, les hotely leurs beignets et leurs achards déja prêts : en fait, il n'y a pas vraiment d'heure de repas, dans la journée de travail ou de "pas de travail" on mange quand on peut, quand on a faim. Comme un peu partour, je suis en chasse de l'insolite, d'une affiche au libellé rigolo ou inattendu. Après avoir fait des provisions de packs d' Eau Vive et de sacs de bonbons, on prend la route pour l'embarcadère : une quinzaine de bonne toute goudronnée, puis 18km de piste, un avant goût de ce qu'on va avoir dans les jours qui viennent ... Haut de page

A Mada, on a tendance à se coucher peu après les poules et le rythme de nos activités, beaucoup plus soutenu que chez nous, nous permet de dormir rapidement. Je me réveille vers 1h du matin ; la nuit est troublée par une musique de flûtes et tambourins qui vient de la ville. Je me dis que Miandrivazo, sous des apparances de bout du monde, semble avoir une vie nocturne agitée ... je me rendors sans trop de problème mais au milieu de mes rêves j'entends toujours cette musique qui me fait un effet très incantatoire tellement elle est répétitive et je me dis que les participants doivent être dans un bel état.

Au réveil, la musique est toujours présente mais les musiciens semblent être un peu fatigué. En fait, c'est bien un famadihana qui s'est déroulé toute la nuit ... la saison des retournement vient juste de commencer.

Leener vient nous chercher et c'est le départ vers la Tsiribihina mais avant tout, nous devons sacrifier à un de ces mystérieus réglements de l'administration malgache : on doit passer au poste de police pour enregistrer nos passeports. La même chose nous était arrivé à Soanirana Ivongo avant notre passage à Sainte Marie. C'était vraiment bizarre dans cette circonstance puisque, bien que passant d'une île à une autre, nous restions sur le territoire malgache. Ici c'est vraiment incompréhensible.

Cela étant, ça nous donne l'occasion de visiter un peu Miandrivazo. Arrivés au poste de police, on passe un par un devant une charmante policière qui recopie conciencieusement nos noms, prénoms, adresses, les numéros de passeports, d'où on vient, où on va ... le tout sur une feuille volante format A3, déjà bien remplie. On se demande ce qu'ilsvont fairede tout ça. Ils prétendent que c'est pour les statistiques touristiques ... ce qu'ils peuvent avaoir très facilement avec les fiches de police que nous remplissons dans tous les hôtels.

Pendant les formalités, le bavadre un peu avec le chef de poste. Comme ils ont l'air un peu désoeuvrés, je lui dit que Miandrivazo a l'air d'être une bourgade bien tranquille et qu'il ne doit pas y avoir beaucoup de criminels à rechercher. Sur un ton très docte il me dit : - Quand la ville est calme, la vie du policier est tranquille !

Une fois que nous sommes en règle avec la loi, nous faisons une petite balade en ville. Eh bien le bout du monde est plein d'effervesce et d'activité ... les boutiques de tissus étalent toutes leurs couleurs, les hotely leurs beignets et leurs achards déja prêts : en fait, il n'y a pas vraiment d'heure de repas, dans la journée de travail ou de "pas de travail" on mange quand on peut, quand on a faim. Comme un peu partour, je suis en chasse de l'insolite, d'une affiche au libellé rigolo ou inattendu.

Après avoir fait des provisions de packs d' Eau Vive et de sacs de bonbons, on prend la route pour l'embarcadère : une quinzaine de bonne toute goudronnée, puis 18km de piste, un avant goût de ce qu'on va avoir dans les jours qui viennent ...

---

Vendredi 10 septembre 2010 - à l'embarcadère

L'embarcadère se trouve à Masiakampy sur la rivière Mahajilo ( "D'où on peut voir" en langue Sakalava).

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Après une bonne heure de route en partie sur la RN 34 et surtout une piste très cahottante -le mini-bus nest pas du tout adapté pour ce genre de routes- , on arrive enfin à Mahajilo où se trouve l'embarcadère ... bien grand mot, puisqu'il n'y a ni quai ni ponton : on va expérimenter la grimpette à bord par une planche genre "échelle de chantier" mais ajourée, ce qui complique un peu la tâche. Le mini-bus nous débarque à la limite du banc de sable. Heureusement que nous n'avons pas à transporter nous-mêmes nos valises. Mais nos porteurs s'en tirent remarquablement, pieds nus dans un sable qui chauffe déjà bien fort, valises à l'épaule et sacs dans les bras ... des vraies bêtes de somme qui méritent grandement leurs ariary. Comme il n'y a pas de cabine, inutile de dire qu'on est vite installés et on va apareiller dès que le ravitaillement sera à bord. Haut de page

Après une bonne heure de route en partie sur la RN 34 et surtout une piste très cahottante -le mini-bus nest pas du tout adapté pour ce genre de routes- , on arrive enfin à Mahajilo où se trouve l'embarcadère ... bien grand mot, puisqu'il n'y a ni quai ni ponton : on va expérimenter la grimpette à bord par une planche genre "échelle de chantier" mais ajourée, ce qui complique un peu la tâche.

Le mini-bus nous débarque à la limite du banc de sable. Heureusement que nous n'avons pas à transporter nous-mêmes nos valises. Mais nos porteurs s'en tirent remarquablement, pieds nus dans un sable qui chauffe déjà bien fort, valises à l'épaule et sacs dans les bras ... des vraies bêtes de somme qui méritent grandement leurs ariary.

Comme il n'y a pas de cabine, inutile de dire qu'on est vite installés et on va apareiller dès que le ravitaillement sera à bord.

---

Vendredi 10 septembre 2010 - et vogue le bateau

Première journée de navigation ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Aux alentours de 10h, on est prêts à appareiller. L'équipage descend dans l'eau, dégage le chaland du mouillage et le fait pivoter pour le mettre dans le bon sens : à cet endroit, la rivière est trop étroite et même sans les bancs de sable, il ne pourrait virer de bord et il ne dispose pas de marche arrière. Pendant quelques kilomètres, nous suivons lez méandres de la Mahajilo avant de rejoindre la tsiribihina ... le lit de la Mahajilo est plutôt étroit et les berges élévées. Nous rejoingnons la Tsiribihina dans une large où débouche également une autre rivière la Manandaza et désormais, nous allons suivre les contreforts du Bemaraha côté rive droite. La navigation est très compliquée de fait des immenses bancs de sables et il est rare de suivre un bord bien longtemps et le navigateur doit avoir une sacrée mémoire visuelle étant donné qu'il n'y a aucune forme de balisage sur le fleuve. Vers 13h, nous accostons à un banc de sable propice du fait de son bord vertical. C'est ce qu'on appellera par la suite un "arrêt technique" (il n'y a pas de toilette à bord) et on va en profiter pour prendre notre premier repas à bord à l'arrêt. L'après-midi va se dérouler dans le calme, en admiration de ces paysages qui changent constamment, alternant les proches collines du sud aux falaises proches du Bemaraha au nord, les larges plaines où paresse la Tsiribihina. On scrute aussi les rive dès qu'elles sont plus sauvages, à la recherche des quelques crocodiles qui vivent encore dans ces eaux. Hélas, nous sommes doublés par une pirogue rapide où un chasseur vazaha a embarqué et, au bruit deses coups de fusils, il semble décidé à faire un carton et être également peu adroit. En tous cas, cet imbécile risque de faire fuir ceux que nous voulions seulement tirer en photo. Je fais même de longues vidéos, l'objectif vissé sur la rive, espérant que j'aurait la veine d'en chopper un ... mais je me lasse quand même et m'en remet à la chance et à l'oeil exercé de Leener. En attendant, je mitraille pacifiquement les hérons cendrés, les canards à bosse ... même des lémuriens couronnés descendus se désaltérer. En fait, je vais passer une bonne partie du temps à changer d'objectif étant donné que nous ne sommes pas toujours du bon côté du fleuve ; je réserve le 70-200 pour les animaux (bien que le chaland s'en approche au maximum quand c'est possible) et le 28-105 pour les paysages. C'est en fin d'après-midi, alors que l'on approche de la Cascade où nous allons faire une visite, qu'enfin on peut contempler un crocodile qui se chauffe les écailles au soleil, sur un rocher plat, à leur d'eau. Haut de page

Aux alentours de 10h, on est prêts à appareiller. L'équipage descend dans l'eau, dégage le chaland du mouillage et le fait pivoter pour le mettre dans le bon sens : à cet endroit, la rivière est trop étroite et même sans les bancs de sable, il ne pourrait virer de bord et il ne dispose pas de marche arrière.

Pendant quelques kilomètres, nous suivons lez méandres de la Mahajilo avant de rejoindre la tsiribihina ... le lit de la Mahajilo est plutôt étroit et les berges élévées.

Nous rejoingnons la Tsiribihina dans une large où débouche également une autre rivière la Manandaza et désormais, nous allons suivre les contreforts du Bemaraha côté rive droite.

La navigation est très compliquée de fait des immenses bancs de sables et il est rare de suivre un bord bien longtemps et le navigateur doit avoir une sacrée mémoire visuelle étant donné qu'il n'y a aucune forme de balisage sur le fleuve.

Vers 13h, nous accostons à un banc de sable propice du fait de son bord vertical. C'est ce qu'on appellera par la suite un "arrêt technique" (il n'y a pas de toilette à bord) et on va en profiter pour prendre notre premier repas à bord à l'arrêt.

L'après-midi va se dérouler dans le calme, en admiration de ces paysages qui changent constamment, alternant les proches collines du sud aux falaises proches du Bemaraha au nord, les larges plaines où paresse la Tsiribihina. On scrute aussi les rive dès qu'elles sont plus sauvages, à la recherche des quelques crocodiles qui vivent encore dans ces eaux.

Hélas, nous sommes doublés par une pirogue rapide où un chasseur vazaha a embarqué et, au bruit deses coups de fusils, il semble décidé à faire un carton et être également peu adroit. En tous cas, cet imbécile risque de faire fuir ceux que nous voulions seulement tirer en photo.

Je fais même de longues vidéos, l'objectif vissé sur la rive, espérant que j'aurait la veine d'en chopper un ... mais je me lasse quand même et m'en remet à la chance et à l'oeil exercé de Leener.

En attendant, je mitraille pacifiquement les hérons cendrés, les canards à bosse ... même des lémuriens couronnés descendus se désaltérer. En fait, je vais passer une bonne partie du temps à changer d'objectif étant donné que nous ne sommes pas toujours du bon côté du fleuve ; je réserve le 70-200 pour les animaux (bien que le chaland s'en approche au maximum quand c'est possible) et le 28-105 pour les paysages.

C'est en fin d'après-midi, alors que l'on approche de la Cascade où nous allons faire une visite, qu'enfin on peut contempler un crocodile qui se chauffe les écailles au soleil, sur un rocher plat, à leur d'eau.

---

Vendredi 10 septembre 2010 - arrêt à la Cascade

Première escale touristique en fin d'après-midi ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Vers 16h,on a remis nos godasses de marche et nous abordons sur une petite plage de sable blanc. Les 4 autres ont pris des serveiettes car, la cascade étant "baignable", ils envisagent de prendre un petit bain. Mais dans le guide, c'est écrit que l'eau est plutôt fraîche, ce qui veut dire pour moi : à peine les pieds ... peut-être ... ! Dans les grands arbres prèes des bureaux de l'ANGAP, on aperçoit quelques lémuriens. On leur fixe rendez-vous pour notre retour. Espérons qu'ils respecteront cet engagement. Le trajet jusqu'à la cascade n'est pas facile, bien que pas très long. On longe le lit chaotique du ru, en crapahutant entre les rochers et la forêt : il faut enjamber des rochers, se hisser sur des marches de Yétis et Martine souffre beaucoup étant donné qu'elle n'est pas du tout adepte de ce genre de sport. Michel lui donne un coup de main pour faire le trajet mais arrivée à la chute, même la beauté du site ne lui remonte pas le moral et elle nous fait un gros coup de déprime. Et pourtant, l'endroit est magnifique : la chute est au fond d'un petit cirque en plein dans la forêt. Vers laval, l'eau forme des bassins d'eau turquoise. C'est vraiment superbe. Pendant que Martine se remet, je vais tester l'eau du bout des pieds. Comme prévu, pas de bain pour moi ; je trouve aussi une autre bonne (mauvaise ?) raison pour ne pas y aller : l'eau, peut-être trop pure ou trop alcaline, a tendance à dissoudre le calcaire et à former un genre de vase pateuse rendant la marche dans l'eau assez désagréable, voire dangereuse. Michel et Josette font trempette jusqu'aux genoux ; seuls Claude et Leener vont aller jusqu'au boût. Claude avoura plus tard que c'est plus par défi que par plaisir qu'il s'est douché à la chute. Le retour est plus simple pour Martine qui s'est un peu habituée et nos amis lémuriens sont là qui nous attendent. Je fais deux ou trois photos, mais avec l'objectif standard, cela ne donne pas grnad chose, ils sont trop haut. Je pique un sprint jusqu'au chaland pour prendre le zoom. Je vais avoir la chance de pouvoir faire quelles photos d'un sifaka. Mais la nuit ne va pas tarder à venir et il faut rejoindre l'emplacement de notre premier bivouac. On réembarque donc pour quelques minutes de traversés, le temps de rejoindre le banc de sable suivant. Haut de page

Vers 16h,on a remis nos godasses de marche et nous abordons sur une petite plage de sable blanc. Les 4 autres ont pris des serveiettes car, la cascade étant "baignable", ils envisagent de prendre un petit bain. Mais dans le guide, c'est écrit que l'eau est plutôt fraîche, ce qui veut dire pour moi : à peine les pieds ... peut-être ... !

Dans les grands arbres prèes des bureaux de l'ANGAP, on aperçoit quelques lémuriens. On leur fixe rendez-vous pour notre retour. Espérons qu'ils respecteront cet engagement.

Le trajet jusqu'à la cascade n'est pas facile, bien que pas très long. On longe le lit chaotique du ru, en crapahutant entre les rochers et la forêt : il faut enjamber des rochers, se hisser sur des marches de Yétis et Martine souffre beaucoup étant donné qu'elle n'est pas du tout adepte de ce genre de sport. Michel lui donne un coup de main pour faire le trajet mais arrivée à la chute, même la beauté du site ne lui remonte pas le moral et elle nous fait un gros coup de déprime.

Et pourtant, l'endroit est magnifique : la chute est au fond d'un petit cirque en plein dans la forêt. Vers laval, l'eau forme des bassins d'eau turquoise. C'est vraiment superbe.

Pendant que Martine se remet, je vais tester l'eau du bout des pieds. Comme prévu, pas de bain pour moi ; je trouve aussi une autre bonne (mauvaise ?) raison pour ne pas y aller : l'eau, peut-être trop pure ou trop alcaline, a tendance à dissoudre le calcaire et à former un genre de vase pateuse rendant la marche dans l'eau assez désagréable, voire dangereuse.

Michel et Josette font trempette jusqu'aux genoux ; seuls Claude et Leener vont aller jusqu'au boût. Claude avoura plus tard que c'est plus par défi que par plaisir qu'il s'est douché à la chute.

Le retour est plus simple pour Martine qui s'est un peu habituée et nos amis lémuriens sont là qui nous attendent.

Je fais deux ou trois photos, mais avec l'objectif standard, cela ne donne pas grnad chose, ils sont trop haut. Je pique un sprint jusqu'au chaland pour prendre le zoom. Je vais avoir la chance de pouvoir faire quelles photos d'un sifaka.

Mais la nuit ne va pas tarder à venir et il faut rejoindre l'emplacement de notre premier bivouac. On réembarque donc pour quelques minutes de traversés, le temps de rejoindre le banc de sable suivant.

---

Vendredi 10 septembre 2010 - premier bivouac

Notre premier bivouac sur le fleuve. L'endroit s'appelle "Anosy gnampela" ce qui signifie "l'île aux dames" en sakalava.

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Nous voici amarrés. En fait, on a simplement traversé le fleuve et même remonté légérement en amont. Le programme dans l'immédiat ? RIEN ! On attend. On attend l'apéro, on attend la nuit, on attend le dîner, on attend surtout le feu de camp : c'est quand même ça un bivouac ! Pendant que l'équipage installe les tentes igloos, le cuisinier est allé acheter du poisson, je ne sais pas trop où, la supérette du coin devant être à au moins 100 bornes ! En tout cas il nous fait admirer les poissons qu'il a dégotté. Ce soir, la nuit est fraîche, on sort les petites laines. Le fleuve est balayé par une petite brise nocture dont le seul avantage, non négligeable, est qu'il n'y a pratiquement pas d'insecte. On prend donc notre petit apéro tranquilement pendant que notre steward allume des petits photophores "made in Mcar" : des bouteilles d'Eau Vive recyclées ! On fait donc un petit repas aux chandelles (avec l'aide de l'éclairage du bord) et on se régale de nos tilapias. L'équipage a préparé notre feu de camp et la soirée va être musicale : Leener a une guitare et on va avoir droit a des chansons Sakalava ... une soirée très sympa, bien qu'un peu fraîche, mais sympa, mais fraîche quand même !!! Vers 22h, tout le monde rejoint sa tente : première nuit de camping sauvage à Madagascar ... Alors une question se pose : les crocos qui ont bien été dérangés dans la journée ... qu'est-ce qu'ils font la nuit ? Réponse, demain matin s'il y a des survivants ! Haut de page

Nous voici amarrés. En fait, on a simplement traversé le fleuve et même remonté légérement en amont.

Le programme dans l'immédiat ? RIEN ! On attend.

On attend l'apéro, on attend la nuit, on attend le dîner, on attend surtout le feu de camp : c'est quand même ça un bivouac ! Pendant que l'équipage installe les tentes igloos, le cuisinier est allé acheter du poisson, je ne sais pas trop où, la supérette du coin devant être à au moins 100 bornes ! En tout cas il nous fait admirer les poissons qu'il a dégotté.

Ce soir, la nuit est fraîche, on sort les petites laines. Le fleuve est balayé par une petite brise nocture dont le seul avantage, non négligeable, est qu'il n'y a pratiquement pas d'insecte. On prend donc notre petit apéro tranquilement pendant que notre steward allume des petits photophores "made in Mcar" : des bouteilles d'Eau Vive recyclées !

On fait donc un petit repas aux chandelles (avec l'aide de l'éclairage du bord) et on se régale de nos tilapias.

L'équipage a préparé notre feu de camp et la soirée va être musicale : Leener a une guitare et on va avoir droit a des chansons Sakalava ... une soirée très sympa, bien qu'un peu fraîche, mais sympa, mais fraîche quand même !!!

Vers 22h, tout le monde rejoint sa tente : première nuit de camping sauvage à Madagascar ... Alors une question se pose : les crocos qui ont bien été dérangés dans la journée ... qu'est-ce qu'ils font la nuit ? Réponse, demain matin s'il y a des survivants !

---

Samedi 11 septembre 2010 - escale à Begidro

Deuxième jour de navigation. Arrêt à Begidro. Ce nom sonne plutôt "italien" mais en malgache, ça se prononce "béguidjre" .. Le difficile, c'est "djr" !!! Zut ! je m'apperçois que j'ai oublié de demander à Leener la signification du nom.

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Finalement, on a bien dormi. Certes ce n'est pas du camping de luxe ; on dort emmitouflés dans deux ou trois couvertures mais les matelas sont confortables. Pratiquement rien ne trouble le silence de la nuit si ce n'est quelques bruits forestiers classiques. Au petit matin, on est frais et dispos ... l'équipage éteint les restes du feu de camp qui fume encore. Pendant la préparation du petit dejeuner, on fait quelques photos chez nos voisins de la nuit. Petits déjeuner, ablutions matinales et nous voilà repartis au fil de l'eau. On continue la navigation au plus proche des rives et on scrute la forêt à la recherche de lémuriens en admirant la végétation particulière de cette région. En milieu de matinée, on acoste à Begidro. C'est une escale importante sur la Tsiribihina, il y a d'autres chalands amarrés, essentiellement des transports de passagers régionaux qui s'arrêtent pour profiter des nombreux "hotely" et également pour faire quelques achats. Nous sommes accueillis par une ribambelle de gosse qui ne vont pas nous lâcher d'un pouce jusqu'à notre départ et nous suivre tout au long de nos déambulations dansle village. C'est un bourg qui a été autrefois important : c'était un point de dépôt du tabac qui ensuite partais vers les grandes villes pour être traîté et conditionné. Pour autant que je me souvienne, c'était surtout du tabac à chiquer et à priser, le légendaire "paraky mahery" ou "tabac fort". De cette époque, il ne reste que le squelette métallique des anciens entrepôts. Comme dans tous les villages où on va s'arrêter, on noue des contacts éphémères. Et toujours les deux principales questions qui reviennent : les gens veulent savoir d'où on vient (Ah! Paris, ça fait rêver) et surtout si on aime leur pays ; s'ils pouvaient imaginer à quel point cela nous fait de la peine de les voir toujours aussi pauves dans un tel pays ! SUr le chemin du retour, on rencontre le directeur de l'école locale. On l'invite jusqu'à notre bord et on lui remet les cahiers, crayons et bics en espérant qu'ils seront bien utilisé pour l'école et non pour faire un petit bénéfice ... Et de nouveau nous voilà repartis sur l'eau. Cette balade nous a mis en apétit. Haut de page

Finalement, on a bien dormi. Certes ce n'est pas du camping de luxe ; on dort emmitouflés dans deux ou trois couvertures mais les matelas sont confortables. Pratiquement rien ne trouble le silence de la nuit si ce n'est quelques bruits forestiers classiques.

Au petit matin, on est frais et dispos ... l'équipage éteint les restes du feu de camp qui fume encore. Pendant la préparation du petit dejeuner, on fait quelques photos chez nos voisins de la nuit.

Petits déjeuner, ablutions matinales et nous voilà repartis au fil de l'eau. On continue la navigation au plus proche des rives et on scrute la forêt à la recherche de lémuriens en admirant la végétation particulière de cette région.

En milieu de matinée, on acoste à Begidro. C'est une escale importante sur la Tsiribihina, il y a d'autres chalands amarrés, essentiellement des transports de passagers régionaux qui s'arrêtent pour profiter des nombreux "hotely" et également pour faire quelques achats.

Nous sommes accueillis par une ribambelle de gosse qui ne vont pas nous lâcher d'un pouce jusqu'à notre départ et nous suivre tout au long de nos déambulations dansle village.

C'est un bourg qui a été autrefois important : c'était un point de dépôt du tabac qui ensuite partais vers les grandes villes pour être traîté et conditionné. Pour autant que je me souvienne, c'était surtout du tabac à chiquer et à priser, le légendaire "paraky mahery" ou "tabac fort". De cette époque, il ne reste que le squelette métallique des anciens entrepôts.

Comme dans tous les villages où on va s'arrêter, on noue des contacts éphémères. Et toujours les deux principales questions qui reviennent : les gens veulent savoir d'où on vient (Ah! Paris, ça fait rêver) et surtout si on aime leur pays ; s'ils pouvaient imaginer à quel point cela nous fait de la peine de les voir toujours aussi pauves dans un tel pays !

SUr le chemin du retour, on rencontre le directeur de l'école locale. On l'invite jusqu'à notre bord et on lui remet les cahiers, crayons et bics en espérant qu'ils seront bien utilisé pour l'école et non pour faire un petit bénéfice ... Et de nouveau nous voilà repartis sur l'eau. Cette balade nous a mis en apétit.

---

Samedi 11 septembre 2010 - deuxième journée sur la Tsiribihina

Deuxième journée sur le fleuve ... il fait aussi beau qu'hier ... deux étapes intéressantes sont au programme du jour : Begidro et un planteur d'arachides !

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Je n'ai pas trop idée de la distance que nous allons parcourir aujourd'hui ... sans doute de l'odre de 60km mais on fait tellement de zigzags ! Ce matin encore, le fleuve est très calme. On serpente au milieu de forêts plutôt sêches et on va commencer à voir des baobabs. Parfois proches de la rive est, on longe alors des rives abruptes quand ce ne sont pas carrément des falaise ... c'est le Bemaraha que nous longeons. Rive ouest, ce sont plus souvent des espaces plus plats Leener nous fait une peu la description des espèces végétales que l'on rencontre. Je ne retiens que les plus importantes ou les plus spectaculaires. Parmis ces dernières : ce que Leener appelle les "alimboro", de très grands arbres (plutôt des arbustes immenses) qui font partie des mimosacées et dont le feuillage est d'un vert tendre qui se remarque tout de suite. Les baobabs que l'on rencontre par ici, sont de la variété Za baobabs. Pour en savoir plus sur les baobabs de Madagascar ... Spectacle charmant, la toilette d'une jeune fille de 16 ou 17 ans. Elle a le visage maquillé, des formes parfaites, un teint chocolat ... on en mangerait ! Et allez savoir comment ça se fait, mais voilà t-il pas qu'on se retrouve presque échoués sur un banc de sable ! Il va falloir sortir les perches pour nous dégager. Le pilote va se faire chambrer au bivouac ! Fin d'après midi, on s'arrête pour une petite visite chez un planteur d'arachides et puis ce sera le deuxième bivouac. Haut de page

Je n'ai pas trop idée de la distance que nous allons parcourir aujourd'hui ... sans doute de l'odre de 60km mais on fait tellement de zigzags ! Ce matin encore, le fleuve est très calme. On serpente au milieu de forêts plutôt sêches et on va commencer à voir des baobabs.

Parfois proches de la rive est, on longe alors des rives abruptes quand ce ne sont pas carrément des falaise ... c'est le Bemaraha que nous longeons.

Rive ouest, ce sont plus souvent des espaces plus plats

Leener nous fait une peu la description des espèces végétales que l'on rencontre. Je ne retiens que les plus importantes ou les plus spectaculaires. Parmis ces dernières : ce que Leener appelle les "alimboro", de très grands arbres (plutôt des arbustes immenses) qui font partie des mimosacées et dont le feuillage est d'un vert tendre qui se remarque tout de suite.

Les baobabs que l'on rencontre par ici, sont de la variété Za baobabs.

Pour en savoir plus sur les baobabs de Madagascar ...

Spectacle charmant, la toilette d'une jeune fille de 16 ou 17 ans. Elle a le visage maquillé, des formes parfaites, un teint chocolat ... on en mangerait ! Et allez savoir comment ça se fait, mais voilà t-il pas qu'on se retrouve presque échoués sur un banc de sable ! Il va falloir sortir les perches pour nous dégager. Le pilote va se faire chambrer au bivouac !

Fin d'après midi, on s'arrête pour une petite visite chez un planteur d'arachides et puis ce sera le deuxième bivouac.

---

Samedi 11 septembre 2010 - arrêt chez un planteur

Arrêt à Ambatomisay. D'après Leener ce planteur est plein de projets d'agrandissement...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

C'est la fin d'après-midi, les ombres s'allongent. On accoste de ouveau sur un grand banc de sable. Vraisemblablement, on va y installer le campement. En attendant, on va visiter cette petite plantation. On traverse donc cette esplanade qui sert de terrain de foot rudimentaire et seulement pendant la saison sêche puisque pendant les pluies, le fleuve a un niveau plus élevé et la plupart des grands bancs de sable sont submergés. On admire de près nos premiers baobabs. Sur les photos, ils paraissent fins et élancés ; difficile de comparer avec les autres arbres. De près, c'est autre chose : ils sont bien élancés mais on a tout de suite des troncs de l'ordre de 2m à 3m de diamètre et ce ne sont pas les plus gros ... Leener nous explique que le planteur a des projets pour mettre en valeur son exploitation ; la production d'arachides est aléatoire, l'endroit est difficile d'accès et la commercialisation problématique. Il envisage de mettre en place des gîtes pour accueillir les touristes de passage sur la Tsiribihina. En voilà au moins un qui veut se lancer sans attendre des aides extérieures. Ca serait bien qu'il réussisse ! Quand on retourne au chaland, on s'apperçoit qu'un autre bateau est amarré non loin de nous. Apparemment c'est une famille malgache en goguette ... en tout cas ils semblent décidés à faire la fête, ce qui n'a rien de répréhensible, mais on préfèrerait passer une soirée trtanquille comme la veille et sachant que les "nouveaux riches" malgaches sont parfois extrêmement exubérants, on préfère reprendre le bateau pour s'éloigner sur un autre banc de sable. Heureusement, ce n'est pas ce qui manque et on sera à terre avant la nuit. Haut de page

C'est la fin d'après-midi, les ombres s'allongent. On accoste de ouveau sur un grand banc de sable. Vraisemblablement, on va y installer le campement.

En attendant, on va visiter cette petite plantation. On traverse donc cette esplanade qui sert de terrain de foot rudimentaire et seulement pendant la saison sêche puisque pendant les pluies, le fleuve a un niveau plus élevé et la plupart des grands bancs de sable sont submergés.

On admire de près nos premiers baobabs. Sur les photos, ils paraissent fins et élancés ; difficile de comparer avec les autres arbres. De près, c'est autre chose : ils sont bien élancés mais on a tout de suite des troncs de l'ordre de 2m à 3m de diamètre et ce ne sont pas les plus gros ...

Leener nous explique que le planteur a des projets pour mettre en valeur son exploitation ; la production d'arachides est aléatoire, l'endroit est difficile d'accès et la commercialisation problématique. Il envisage de mettre en place des gîtes pour accueillir les touristes de passage sur la Tsiribihina. En voilà au moins un qui veut se lancer sans attendre des aides extérieures. Ca serait bien qu'il réussisse !

Quand on retourne au chaland, on s'apperçoit qu'un autre bateau est amarré non loin de nous. Apparemment c'est une famille malgache en goguette ... en tout cas ils semblent décidés à faire la fête, ce qui n'a rien de répréhensible, mais on préfèrerait passer une soirée trtanquille comme la veille et sachant que les "nouveaux riches" malgaches sont parfois extrêmement exubérants, on préfère reprendre le bateau pour s'éloigner sur un autre banc de sable. Heureusement, ce n'est pas ce qui manque et on sera à terre avant la nuit.

---

Dimanche 12 septembre 2010 - matin du 2ème bivouac

Après une soirée de bivouac aussi calme et agréable que le précédent, c'est notre dernière matinée de navigation. L'endroit s'appelle "Ankiliabo", ce qui signifie "Là où il y a beaucoup de tamariniers".

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

La soirée s'est déroulé comme la veille : repas sur le bateau, feu de camp et chants sakalava ... La principale différence avec hier, c'est qu'il n'y a pas de vent avec pour conséquence, le retour des insectes : mouches et moustiques. On est équipé contre les moustique. Les mouches, elles, vont nous emm...der pendant tout le repas : elles semblent raffoler des bains dans les verres de bière et si on a le malheur de ne pas remettre aussitôt un kleenex, on se retrouve avec une naïade qui patauge dans notre THB ... On a également oublié de vérifier l'équipement des tentes comme nous l'avait conseillé Leener ... avec Martine, on a chacun deux petites couvertures rikiki et on va passer une nuit moins confortable. Et pour bien aider à ne pas s'endormir facilement, on réalise qu'il y a un petit village pas très loin derrière nous, peut-être 2 ou 3 km. Et il y a une fête. Donc, une bonne partie de la nuit, on est "bercésé par des tambours, des flûtes malgaches en bambou (sodina). Encore un retournement ? Le lendemain, Leener nous dira qu'il s'agissait plutôt, d'après les musiques entendues, d'une fête de circoncision. On prends un petit déjeuner à la fraîche. Vivement que le soleil perce. Vers 9h, le fleuve est redevenu navigable, on appareille. Haut de page

La soirée s'est déroulé comme la veille : repas sur le bateau, feu de camp et chants sakalava ... La principale différence avec hier, c'est qu'il n'y a pas de vent avec pour conséquence, le retour des insectes : mouches et moustiques. On est équipé contre les moustique. Les mouches, elles, vont nous emm...der pendant tout le repas : elles semblent raffoler des bains dans les verres de bière et si on a le malheur de ne pas remettre aussitôt un kleenex, on se retrouve avec une naïade qui patauge dans notre THB ...

On a également oublié de vérifier l'équipement des tentes comme nous l'avait conseillé Leener ... avec Martine, on a chacun deux petites couvertures rikiki et on va passer une nuit moins confortable.

Et pour bien aider à ne pas s'endormir facilement, on réalise qu'il y a un petit village pas très loin derrière nous, peut-être 2 ou 3 km. Et il y a une fête. Donc, une bonne partie de la nuit, on est "bercésé par des tambours, des flûtes malgaches en bambou (sodina). Encore un retournement ? Le lendemain, Leener nous dira qu'il s'agissait plutôt, d'après les musiques entendues, d'une fête de circoncision.

On prends un petit déjeuner à la fraîche. Vivement que le soleil perce.

Vers 9h, le fleuve est redevenu navigable, on appareille.

---

Dimanche 12 septembre 2010 - dernière matinée sur la Tsiribihina

Mélancolie de quitter la Tsiribihina, impatience de découvrir le Bemaraha ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Le paysage a complètement changé. Nous sommes maintenant au beau milieu de la plaine alluviale de la Tsiribihina. Le Bemaraha est plus loin sur le nord. On va longer une immense forêt sêche sur la rive gauche avec une profusion de baobabs. On approche de Tsimafana et de Belo sur Tsiribihina (notre destination). La proxilité des deux bourgs fait que l'on commence à voir de plus en plus de monde sur le fleuve : des chalans, des pirogues, on croisera même un bac à voiture, identique à celui qu'on prendra quand on repartira sur Morondava. En attendant, on se laisse aller ; je fais beaucoup de photos de la faune du fleuve : je passe un temps fou a essayer de choper un guêpier ; ce n'est pas de les trouver qui est difficile parce que c'est un peu l'oiseau endémique du coin, mais ils sont plutôt petits, (de l'ordre d'une tourterelle pour se faire une idée), tout verts, mais ils volent très vite et dans tous les sens quand ils chassent les insectes en vol. On va croiser aussi des rassemblements d'oiseaux migrateurs (venus faire la descente de la Tsiribihina ?) notamment de beaux flamands nains en train de se reposer sur une patte !Ceux-ci viennent d'Afrique du Sud. On va aussi faire une halte très intéressante chez un personnage d'un autre temps : un genre de shaman pratiquant le culte des ancêtres auprès d'un baobab sacré. On va aussi croiser le bac ... ça ne va prendre que quelques minutes et s'avérer suffisant pour apprécier ce que l'on va endure quand on sera dessus pendant une heure : les moteurs, du genre motogodille, font un bruit d'enfer ! On accoste à Belo. On prend notre dernier repas à bord. Leener nous fait ses adieux et cède la place à nos trois nouveaux accompagnateurs, avec nous jusqu'à notre départ de Morondava : il y a Régis, le guide et deux chauffeurs : Nirina et Johnny. Nous avons deux 4*4 Toyota Landcruiser flambants neufs. Haut de page

Le paysage a complètement changé. Nous sommes maintenant au beau milieu de la plaine alluviale de la Tsiribihina. Le Bemaraha est plus loin sur le nord. On va longer une immense forêt sêche sur la rive gauche avec une profusion de baobabs.

On approche de Tsimafana et de Belo sur Tsiribihina (notre destination). La proxilité des deux bourgs fait que l'on commence à voir de plus en plus de monde sur le fleuve : des chalans, des pirogues, on croisera même un bac à voiture, identique à celui qu'on prendra quand on repartira sur Morondava.

En attendant, on se laisse aller ; je fais beaucoup de photos de la faune du fleuve : je passe un temps fou a essayer de choper un guêpier ; ce n'est pas de les trouver qui est difficile parce que c'est un peu l'oiseau endémique du coin, mais ils sont plutôt petits, (de l'ordre d'une tourterelle pour se faire une idée), tout verts, mais ils volent très vite et dans tous les sens quand ils chassent les insectes en vol.

On va croiser aussi des rassemblements d'oiseaux migrateurs (venus faire la descente de la Tsiribihina ?) notamment de beaux flamands nains en train de se reposer sur une patte !Ceux-ci viennent d'Afrique du Sud.

On va aussi faire une halte très intéressante chez un personnage d'un autre temps : un genre de shaman pratiquant le culte des ancêtres auprès d'un baobab sacré.

On va aussi croiser le bac ... ça ne va prendre que quelques minutes et s'avérer suffisant pour apprécier ce que l'on va endure quand on sera dessus pendant une heure : les moteurs, du genre motogodille, font un bruit d'enfer !

On accoste à Belo. On prend notre dernier repas à bord. Leener nous fait ses adieux et cède la place à nos trois nouveaux accompagnateurs, avec nous jusqu'à notre départ de Morondava : il y a Régis, le guide et deux chauffeurs : Nirina et Johnny. Nous avons deux 4*4 Toyota Landcruiser flambants neufs.

---

Dimanche 12 septembre 2010 - un "frère de rhum"

Une escale "ésotérique" à Mahatsinjo "Là où on voit loin".

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

On commense a être habitués à ces arrêts le long d'un talus et Martine n'a plus trop de peine a franchir la passerelle ... Et nous voici parti à la recherche de ce vieil (?) homme, un peu le shaman du coin avec pour recommandation d'attendre qu'il ait donné son accord pour les photographies mais surtout de ne pas photographier son baobab sacré ! Je n'ai pas tout compris des explications du comment ni du pourquoi le fameux baobab est "sacré" ... ce que j'ai retenu c'est qu'il est intimement lié au culte des ancêtres et cela semble être une constante dans cette région du ménabé parce qu'on va en trouver d'autres comme ça le long de la RN 8 quand on redescendra sur Morondava. Toujours est-il qu'il nous sera demandé de ne pas le photographier et donc vous ne le verrez pas. Na ! La visite va se faire en deux temps. C'est d'abord Michel qui va accomapgner le shaman au Baobab. Le reste de groupe attend l'avis des ancêtres ! Ca dure un petit moment et on chambre un peu Josette en suggérant qu'il y a peut-être des sacrifices humains dans le coin et que c'est peut être l'occasion, pour les autochtones, de faire un bon repas ! Surtout que ça dure un peu. Mais il finit par revenir et on y retourne tous cette fois-ci. Le site porte bien son nom ... du haut de la butte, la vue porte loin dans la plaine (où il n'y a pas de gaulois puisque nous sommes sur la butte !). Près de son baobab sacré, la famille dispose de deux cases où elle monte habiter à la saison des pluies : dans la basse vallée de la Tsiribihina, le fleuve monte très haut, peut-être trop près de sa case. Quand on redescend, on croise une petite cohorte de jeunes femmes revenant de la lessives. Elles sont charmantes et sourient aux photographes. L'une d'elle porte le maquillage sakalava fait d"une certaine variété d'argile amalgammé avec de la graisse ... c'est du "Loréal local" et elles le valent bien ! Et enfin, nous pratiquons le rituel du rhum. Avant notre départ de Miandrivazo, Leener s'était muni d'une bouteille de rhum de Fianarantsoa, le meiller de l'île, parait-il. La visite au baobab sacré doit s'achever par ce rituel : en fait tout le monde doit boire un peu de rhum ... mais il sait très bien que les dames ne boiront pas du rhum à 10h du matin ... elles ont donc un rituel de substitution : elles trempent un doigt et s'en mettent une goutte sur la tête. On se tape donc un peti gorgeon (la dose d'un bouchon) ... on bavarde un peu ... Il repropose une tournée que je suis le seul à accepter (j'aime le rhum, moi!) et du coup, comme on partage à deux un dernier bouchon, nous devenons ainsi "frères de rhum", ce qui est beaucoup moins traumatisant que "frère de sang" à la mode indienne ! On lui laisse quelques dosettes de lacrygel : ils ont beaucoup de problèmes occulaires dans cette région. Et nous regagnons notre bord pour nos dernières heures sur la Tsiribihina. Haut de page

On commense a être habitués à ces arrêts le long d'un talus et Martine n'a plus trop de peine a franchir la passerelle ...

Et nous voici parti à la recherche de ce vieil (?) homme, un peu le shaman du coin avec pour recommandation d'attendre qu'il ait donné son accord pour les photographies mais surtout de ne pas photographier son baobab sacré !

Je n'ai pas tout compris des explications du comment ni du pourquoi le fameux baobab est "sacré" ... ce que j'ai retenu c'est qu'il est intimement lié au culte des ancêtres et cela semble être une constante dans cette région du ménabé parce qu'on va en trouver d'autres comme ça le long de la RN 8 quand on redescendra sur Morondava. Toujours est-il qu'il nous sera demandé de ne pas le photographier et donc vous ne le verrez pas. Na !

La visite va se faire en deux temps. C'est d'abord Michel qui va accomapgner le shaman au Baobab. Le reste de groupe attend l'avis des ancêtres ! Ca dure un petit moment et on chambre un peu Josette en suggérant qu'il y a peut-être des sacrifices humains dans le coin et que c'est peut être l'occasion, pour les autochtones, de faire un bon repas ! Surtout que ça dure un peu. Mais il finit par revenir et on y retourne tous cette fois-ci.

Le site porte bien son nom ... du haut de la butte, la vue porte loin dans la plaine (où il n'y a pas de gaulois puisque nous sommes sur la butte !).

Près de son baobab sacré, la famille dispose de deux cases où elle monte habiter à la saison des pluies : dans la basse vallée de la Tsiribihina, le fleuve monte très haut, peut-être trop près de sa case.

Quand on redescend, on croise une petite cohorte de jeunes femmes revenant de la lessives. Elles sont charmantes et sourient aux photographes. L'une d'elle porte le maquillage sakalava fait d"une certaine variété d'argile amalgammé avec de la graisse ... c'est du "Loréal local" et elles le valent bien !

Et enfin, nous pratiquons le rituel du rhum. Avant notre départ de Miandrivazo, Leener s'était muni d'une bouteille de rhum de Fianarantsoa, le meiller de l'île, parait-il. La visite au baobab sacré doit s'achever par ce rituel : en fait tout le monde doit boire un peu de rhum ... mais il sait très bien que les dames ne boiront pas du rhum à 10h du matin ... elles ont donc un rituel de substitution : elles trempent un doigt et s'en mettent une goutte sur la tête. On se tape donc un peti gorgeon (la dose d'un bouchon) ... on bavarde un peu ... Il repropose une tournée que je suis le seul à accepter (j'aime le rhum, moi!) et du coup, comme on partage à deux un dernier bouchon, nous devenons ainsi "frères de rhum", ce qui est beaucoup moins traumatisant que "frère de sang" à la mode indienne !

On lui laisse quelques dosettes de lacrygel : ils ont beaucoup de problèmes occulaires dans cette région. Et nous regagnons notre bord pour nos dernières heures sur la Tsiribihina.

---

Dimanche 12 septembre 2010 - sur la piste de Bekopaka

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Au départ de Bélo, Régis nous annonce environ 5h de route. Pourtant, il n'y a que 80km à parcourir, et nous sommes dans une région plate ou à peine vallonée et mis à part un peu de tôle ondulée, la route n'est pas vraiment mauvaise. Mais cela va vite se gâter et à part quelques trop courts tronçons où on peut monter jusqu'à 70, le reste du temps on est à très petite vitesse. Et certains passages sont vraiment spectaculaires, avec des ornières fabuleuses. Nous avançons dans un univers de poussière ; la latérite sèche se soulève à la moindre brise et la végétation est d'un brun rouge. Je ne connais pas vraiment le sens de "Menabe", mais littéralement, on peut traduire ça par "beaucoup de rouge" et il faut admettre que ça colle parfaitement avec ce que l'on voit. De temps en temps, on croise ou double des charrettes à zébus. Ca me provoque toujours un sentiment de gêne à voir avec quel empressement les conducteurs essayent de garer leur engin quand ils entendent les voitures arriver et nos chauffeurs n'hésitent pas à jouer du klaxon ... on a beau leur rappeler qu'on est pas vraiment pressés et qu'ici, c'est le pays du mora mora. Et malgré tout, si on s'arrête pour les photographier ils se montrent aimables et accueillants et les enfants se précipitent pour essayer de grapiller un petit cadeau. Pour le tourisme, cette région n'est pratiquable qu'en saison sêche. Dès qu'arrive la saison des pluies, la latérite devient un véritable savon liquide, les ornières se creusent et il devient quasiment impossible de circuler. En tout cas, il est recommandé d'avoir un véhicule équipé d'un treuil. Au bout de cette piste : Bekopaka, sur le fleuve Manambolo. On arrive au soleil couchant. Ca fait du bien de se déplier un peu, le temps de la traversée en bac. Ensuite, 2 km et on va découvrir notre belle résidence : l'Orchidée de Bemaraha. Haut de page

Au départ de Bélo, Régis nous annonce environ 5h de route. Pourtant, il n'y a que 80km à parcourir, et nous sommes dans une région plate ou à peine vallonée et mis à part un peu de tôle ondulée, la route n'est pas vraiment mauvaise. Mais cela va vite se gâter et à part quelques trop courts tronçons où on peut monter jusqu'à 70, le reste du temps on est à très petite vitesse.

Et certains passages sont vraiment spectaculaires, avec des ornières fabuleuses. Nous avançons dans un univers de poussière ; la latérite sèche se soulève à la moindre brise et la végétation est d'un brun rouge. Je ne connais pas vraiment le sens de "Menabe", mais littéralement, on peut traduire ça par "beaucoup de rouge" et il faut admettre que ça colle parfaitement avec ce que l'on voit.

De temps en temps, on croise ou double des charrettes à zébus. Ca me provoque toujours un sentiment de gêne à voir avec quel empressement les conducteurs essayent de garer leur engin quand ils entendent les voitures arriver et nos chauffeurs n'hésitent pas à jouer du klaxon ... on a beau leur rappeler qu'on est pas vraiment pressés et qu'ici, c'est le pays du mora mora. Et malgré tout, si on s'arrête pour les photographier ils se montrent aimables et accueillants et les enfants se précipitent pour essayer de grapiller un petit cadeau.

Pour le tourisme, cette région n'est pratiquable qu'en saison sêche. Dès qu'arrive la saison des pluies, la latérite devient un véritable savon liquide, les ornières se creusent et il devient quasiment impossible de circuler. En tout cas, il est recommandé d'avoir un véhicule équipé d'un treuil.

Au bout de cette piste : Bekopaka, sur le fleuve Manambolo. On arrive au soleil couchant. Ca fait du bien de se déplier un peu, le temps de la traversée en bac. Ensuite, 2 km et on va découvrir notre belle résidence : l'Orchidée de Bemaraha.

---

Lundi 13 septembre 2010 - en pirogue sur le Manambolo

Matinée en pirogue sur le fleuve Manambolo ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Alors là, voilà une belle balade ... calme et reposante ! A faire en matinée parce que la température est plus clémente. Le départ se fait au bac, près de l'entrée du Parc National des Tsingy. Une pirogue double nous attend avec nos deux nautoniers et leur longues perches. Nous faisons connaissance avec notre guide : Zafira. Il va s'occuper de nous pour nos excursions des deux jours dans la région. On embarque et voici que nous filons vers l'amont du fleuve. Heureusement qu'à cette saison, le niveau d'eau est très bas, cela "facilite" un peu le travail à la perche, mais surtout, il y a très peu de courant. "Un grand fleuve aux reflets d'or" chantait Ringo dans "Les oiseaux de Thaïlande" ... c'est exactement ça. Avec le grand soleil, on a parfois l'impression de naviguer sur le fleuve Pactole. Et le décors est magnifique ... C'est un gigantestque amas calcaire, vieux de 150 000 000 d'années résultant du dépos des restes animaliers de l'époque, coquillages, crustacées ... D'ailleurs, dans les Tsingy, on découvre des fossiles incrustés dans la roche. Les couleurs varient du blanc très pur au gris cendré en passant par tou un panel d'ocres plus ou moins jaunes ou plus au moins rouges. Les nombreux bancs de sable nous conduisent à longer la rive gauche (sud) parfois très près. Au cours de cette balade, on visite deux grottes. L'une d'elle présente de belles concrétions blanchâtres et une gigantesque racine dont le propriétaire à l'air libre se trouve 20 ou 30m plus haut. Sacrée pompe ! Une deuxième grotte est dite "grotte de la glotte"... Les photos donnent l'explication de ce nom. Cette grottei est encore "vivante" : on peut voir le goutte-à-goutte qui alimente une stalagmite. Echec du photographe ! Notre remontée du fleuve s'arrête au niveau de prétendues tombes de Vazilba. Je dis "prétendus" pour deux raisons : La première c'est qu'il n'existe aucune preuve irréfutable de l'existence passée de ce peuple qui fait partie de la tradition orale malgache. Au sujet des Vazimba ... La deuxième c'est que la tombe en question se présente comme une plateforme à ciel ouvert où l'on peut voir, depuis le fleuve" quelques masses blanches que l'on présente comme les crânes des ancêtres Vazimba. Madagascar étant une région privilégiée pour les cyclones (privilège dont elle se passerait bien) et connaissant leur violence, il est difficile d'admettre à l'authenticité de ces tombes. D'un autre côté, si ça leur permet d'attirer quelques touristes crédules, pourquoi pas ! Pour voir ces tombes, nous sommes arrêtés près d'un banc de sable. Comme l'eau est bonne, je descends de la pirogue et m'éloigne vers le milieu du fleuve ... l'eau est bonne, tout le monde me rejoint. C'est l'occasion de faire quelques belles photos souvenir ! Sur le retour, en fin de matinée, on va croiser plusieurs pirogues. A leurs bords, parfois, des familels complètes et leurs achats ; elles reviennent certainement du marché de Bekopaka. Haut de page

Alors là, voilà une belle balade ... calme et reposante ! A faire en matinée parce que la température est plus clémente.

Le départ se fait au bac, près de l'entrée du Parc National des Tsingy. Une pirogue double nous attend avec nos deux nautoniers et leur longues perches. Nous faisons connaissance avec notre guide : Zafira. Il va s'occuper de nous pour nos excursions des deux jours dans la région.

On embarque et voici que nous filons vers l'amont du fleuve. Heureusement qu'à cette saison, le niveau d'eau est très bas, cela "facilite" un peu le travail à la perche, mais surtout, il y a très peu de courant.

"Un grand fleuve aux reflets d'or" chantait Ringo dans "Les oiseaux de Thaïlande" ... c'est exactement ça. Avec le grand soleil, on a parfois l'impression de naviguer sur le fleuve Pactole.

Et le décors est magnifique ... C'est un gigantestque amas calcaire, vieux de 150 000 000 d'années résultant du dépos des restes animaliers de l'époque, coquillages, crustacées ... D'ailleurs, dans les Tsingy, on découvre des fossiles incrustés dans la roche.

Les couleurs varient du blanc très pur au gris cendré en passant par tou un panel d'ocres plus ou moins jaunes ou plus au moins rouges.

Les nombreux bancs de sable nous conduisent à longer la rive gauche (sud) parfois très près.

Au cours de cette balade, on visite deux grottes. L'une d'elle présente de belles concrétions blanchâtres et une gigantesque racine dont le propriétaire à l'air libre se trouve 20 ou 30m plus haut. Sacrée pompe !

Une deuxième grotte est dite "grotte de la glotte"... Les photos donnent l'explication de ce nom. Cette grottei est encore "vivante" : on peut voir le goutte-à-goutte qui alimente une stalagmite. Echec du photographe !

Notre remontée du fleuve s'arrête au niveau de prétendues tombes de Vazilba. Je dis "prétendus" pour deux raisons :

La première c'est qu'il n'existe aucune preuve irréfutable de l'existence passée de ce peuple qui fait partie de la tradition orale malgache.

La deuxième c'est que la tombe en question se présente comme une plateforme à ciel ouvert où l'on peut voir, depuis le fleuve" quelques masses blanches que l'on présente comme les crânes des ancêtres Vazimba. Madagascar étant une région privilégiée pour les cyclones (privilège dont elle se passerait bien) et connaissant leur violence, il est difficile d'admettre à l'authenticité de ces tombes.

D'un autre côté, si ça leur permet d'attirer quelques touristes crédules, pourquoi pas !

Pour voir ces tombes, nous sommes arrêtés près d'un banc de sable. Comme l'eau est bonne, je descends de la pirogue et m'éloigne vers le milieu du fleuve ... l'eau est bonne, tout le monde me rejoint. C'est l'occasion de faire quelques belles photos souvenir !

Sur le retour, en fin de matinée, on va croiser plusieurs pirogues. A leurs bords, parfois, des familels complètes et leurs achats ; elles reviennent certainement du marché de Bekopaka.

---

Lundi 13 septembre 2010 - les Petits Tsingy

Un test d'aptitude pour les Grands Tsingy ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

15h. On est à l'entrée du parc. Chaussures de marche, provisions d'eau, on est parés et surtous très excité par cette excursion tant attendue. Après un court trajet dans la petite forêt, on commence à serpenter dans un labyrinthe étonnant, un univers essentiellement minéral mais où le végétal profite de la moindre possibilité pour s'implanter et subsister ... d'ailleurs, ne dit-on pas que c'est toujours le végétal qui gagne la bataille ? Evidemment, le massif des Tsingy s'étendant sur 157 000 ha, ce n'est pas demain qu'il sera réduit à état d'une ancienne cité Maya ! On circule en file indienne dans des couloirs étroits avec, de temps en temps, un petit espace plus dégagé permettant de se regrouper et d'échanger nos impressions. Parfois, le couloir est si étroit qu'on est obligé de passer de côté et même de "rentrer le ventre". Parfois, le passage est près du sol. On passe donc à genoux ou carrément à 4 pattes ! Ces épisodes me posent un petit problème logistique : en balade ou en excursion, j'ai l'habitude d'avoir l'appareil photo à portée de main pour être toujours prêt et au cours de précédents voyages, après 2 ou 3 jours je ne sentais plus mon cou. Cette fois-ci, je me suis équipé d'un harnais qui reporte le poids de l'appareil sur les épaules. C'est très pratique, sauf dans ces circonstances où on a les mains occupées à se tenir ou à se tracter. Dans ce cas, l'apareil peut se balancer et on peut facilement l'abimer... Donc, il faut y aller doucement. Les Petits Tsingy ne sont pas très hauts, en moyenne une vingtaine de mètres ; les parties d'escalade sont relativement courtes. Lorsqu'on atteint le sommet, on comprend le choix du nom "Tsingy" qui signifie en malgache "Où on ne peut pas marcher pieds nus". A leur sommet, toutes ces aiguilles de pierre semblent avoir été sculptées au ciseau ou à la gouge et elles sont bien acérées. C'est un spectacle étonnant. Martine, bien aidée par Zafira, s'en tire bien. Il est formidable Zafira : pendant deux heures, il l'aide pour les passages difficiles, il lui explique où mettre tel pied, où s'agripper, où faire attention à la tête ... Finalement, elle fait tout le parcours et finira très contente de ses exploits ... Mais il paraît évident que les femmes ne pourront pas faire les grands Tsingy et nous mêmes, "les trois super-mecs", on se demande ce qui nous attend demain ... Haut de page

15h. On est à l'entrée du parc. Chaussures de marche, provisions d'eau, on est parés et surtous très excité par cette excursion tant attendue.

Après un court trajet dans la petite forêt, on commence à serpenter dans un labyrinthe étonnant, un univers essentiellement minéral mais où le végétal profite de la moindre possibilité pour s'implanter et subsister ... d'ailleurs, ne dit-on pas que c'est toujours le végétal qui gagne la bataille ? Evidemment, le massif des Tsingy s'étendant sur 157 000 ha, ce n'est pas demain qu'il sera réduit à état d'une ancienne cité Maya !

On circule en file indienne dans des couloirs étroits avec, de temps en temps, un petit espace plus dégagé permettant de se regrouper et d'échanger nos impressions.

Parfois, le couloir est si étroit qu'on est obligé de passer de côté et même de "rentrer le ventre". Parfois, le passage est près du sol. On passe donc à genoux ou carrément à 4 pattes ! Ces épisodes me posent un petit problème logistique : en balade ou en excursion, j'ai l'habitude d'avoir l'appareil photo à portée de main pour être toujours prêt et au cours de précédents voyages, après 2 ou 3 jours je ne sentais plus mon cou. Cette fois-ci, je me suis équipé d'un harnais qui reporte le poids de l'appareil sur les épaules. C'est très pratique, sauf dans ces circonstances où on a les mains occupées à se tenir ou à se tracter. Dans ce cas, l'apareil peut se balancer et on peut facilement l'abimer... Donc, il faut y aller doucement.

Les Petits Tsingy ne sont pas très hauts, en moyenne une vingtaine de mètres ; les parties d'escalade sont relativement courtes.

Lorsqu'on atteint le sommet, on comprend le choix du nom "Tsingy" qui signifie en malgache "Où on ne peut pas marcher pieds nus".

A leur sommet, toutes ces aiguilles de pierre semblent avoir été sculptées au ciseau ou à la gouge et elles sont bien acérées. C'est un spectacle étonnant.

Martine, bien aidée par Zafira, s'en tire bien. Il est formidable Zafira : pendant deux heures, il l'aide pour les passages difficiles, il lui explique où mettre tel pied, où s'agripper, où faire attention à la tête ... Finalement, elle fait tout le parcours et finira très contente de ses exploits ... Mais il paraît évident que les femmes ne pourront pas faire les grands Tsingy et nous mêmes, "les trois super-mecs", on se demande ce qui nous attend demain ...

---

Mardi 14 septembre 2010 - Bekopaka

C'est le jour de vérité ... Pourra ? ... Pourra pas ?

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

On quitte encore l'hôtel de bonne heure parce qu'avec ce magnifique soleil que nous avons depuis le début, il va faire très chaud dans les Grands Tsingy. Les femmes nous accompagnent mais elles n'iront qu'à un point de vue très facilement accessible et d'où elles pourront se faire une idée précise du grand massif. Ensuite, elles retourneront à l'hôtel pour une bonne journée de farniente à la piscine. Le site est à environ 17km, ce qui représente toujours une bonne heure de secouette en 4*4. On s'arrête au passage à Bekopaka. Le nom signifie (mais je ne suis pas sûr, faudra que je vérifie) "Là où il y a beaucoup de trous". En tout cas, pour les routes ça se vérifie ... En fait, c'est tout le Menabe qui devrait s'appeler comme ça ! Bekopaka est un tout petit bourg de brousse, très ordinaire, mais on va quand même y faire des photos ... on trouve toujours un détail particulier, pittoresque qui va contribuer à bien remplir la boîte à souvenirs. Egalement sur la route, on va faire quelques rencontres dont ces deux jeunes filles, l'une portant un énorme sac sur sa tête et la plus jeune tenant, avec beaucoup de grâce, ses quelques patates douces dans les mains. Haut de page

On quitte encore l'hôtel de bonne heure parce qu'avec ce magnifique soleil que nous avons depuis le début, il va faire très chaud dans les Grands Tsingy.

Les femmes nous accompagnent mais elles n'iront qu'à un point de vue très facilement accessible et d'où elles pourront se faire une idée précise du grand massif. Ensuite, elles retourneront à l'hôtel pour une bonne journée de farniente à la piscine.

Le site est à environ 17km, ce qui représente toujours une bonne heure de secouette en 4*4. On s'arrête au passage à Bekopaka. Le nom signifie (mais je ne suis pas sûr, faudra que je vérifie) "Là où il y a beaucoup de trous". En tout cas, pour les routes ça se vérifie ... En fait, c'est tout le Menabe qui devrait s'appeler comme ça !

Bekopaka est un tout petit bourg de brousse, très ordinaire, mais on va quand même y faire des photos ... on trouve toujours un détail particulier, pittoresque qui va contribuer à bien remplir la boîte à souvenirs.

Egalement sur la route, on va faire quelques rencontres dont ces deux jeunes filles, l'une portant un énorme sac sur sa tête et la plus jeune tenant, avec beaucoup de grâce, ses quelques patates douces dans les mains.

---

Mardi 14 septembre 2010 - Les Grands Tsingy

Minéral ! Vertcal ! Phénoménal !

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Ce sont les trois qualificatifs qui me viendront à l'esprit quand je vais rédiger ces lignes dans mon petit calepin ... Enfin nous y voilà ! C'est le deuxième temps fort de notre voyage après notre croisière sur la Tsiribihina ! Décidément, les Tsingy gardent leur mystère jusqu'au dernier moment ! Un grand pré de bozaka descend vers une barre d'arbres et de buissons ... on ne voit toujours rien. Alors on y va. On va faire un petit peu de grimpette dans le sous bois pour déboucher sur un plateau rocheux ... la couleur grise est de plus en plus présent et enfin on arrive devant le massif. Le spectacle est à la hauteur. Les femmes restent un moment à contempler ce chef d'oeuvre de la nature ... il faut bien "rentabiliser" les deux heures de piste ! Elles repartent à l'Orchidée et nous entamons notre circuit. Zafira a très bien compris que nous n'étions pas (ou plus) des baroudeurs et nous fait prendre un circuit adapté qui permet un accès plus aisé. Malgré tout, cela tient quand même des montagnes russes : on monte, on redescend, on remonte toujours un peu plus haut ... certains passages dans des chatières se font à quatre pattes en baissant la tête, lampe torche entre les dents. D'autres passages sont relativement dangeureux et par prudence, on a des harnais pour nous arrimer à des câbles de protection. Ce sera principalement dans les dénivelés très pentus, le long de corniches étroites, sur la passerelle souple. Sans me lancer dans un bulletin desanté complet, disons que mon asthme me rend pénible les circuits où il faut beaucoup grimper ... après deux heures de crapahut, je vais avoir un sérieux coup de pompe ... de ce genre où on se retrouve plongé au milieu d'un essaim de lucioles ! Comme on est sur les crêtes, on va faire une pause et récupérer une peu. La barre de céréales est tellement sucrée qu'après 10mn on peut repartir. Le temps de se gaver la mémoire d'images inoubliables et on entame le trajet de retour, beaucoup plus facile, mais il faut quand même faire très attention ... on est tellement moins frais qu'au départ. D'ailleurs après avoir retraversé la forêt, alors que je me contente de mettre un pied devant l'autre, je vais me contenter de prendre les sifaka au zoom ; je n'ai plus la force d'essayuer de m'approcher. Repas très frugal : même manger est fatigant ! En fait, on n'a plus qu'un but : une THB bien fraîche, en faisant trempette dans la piscine. Et dire que demain, on va se taper une journée complète de piste : Bekopaka - Morondava ! Haut de page

Ce sont les trois qualificatifs qui me viendront à l'esprit quand je vais rédiger ces lignes dans mon petit calepin ...

Enfin nous y voilà ! C'est le deuxième temps fort de notre voyage après notre croisière sur la Tsiribihina ! Décidément, les Tsingy gardent leur mystère jusqu'au dernier moment ! Un grand pré de bozaka descend vers une barre d'arbres et de buissons ... on ne voit toujours rien. Alors on y va.

On va faire un petit peu de grimpette dans le sous bois pour déboucher sur un plateau rocheux ... la couleur grise est de plus en plus présent et enfin on arrive devant le massif. Le spectacle est à la hauteur. Les femmes restent un moment à contempler ce chef d'oeuvre de la nature ... il faut bien "rentabiliser" les deux heures de piste ! Elles repartent à l'Orchidée et nous entamons notre circuit.

Zafira a très bien compris que nous n'étions pas (ou plus) des baroudeurs et nous fait prendre un circuit adapté qui permet un accès plus aisé.

Malgré tout, cela tient quand même des montagnes russes : on monte, on redescend, on remonte toujours un peu plus haut ... certains passages dans des chatières se font à quatre pattes en baissant la tête, lampe torche entre les dents. D'autres passages sont relativement dangeureux et par prudence, on a des harnais pour nous arrimer à des câbles de protection. Ce sera principalement dans les dénivelés très pentus, le long de corniches étroites, sur la passerelle souple.

Sans me lancer dans un bulletin desanté complet, disons que mon asthme me rend pénible les circuits où il faut beaucoup grimper ... après deux heures de crapahut, je vais avoir un sérieux coup de pompe ... de ce genre où on se retrouve plongé au milieu d'un essaim de lucioles ! Comme on est sur les crêtes, on va faire une pause et récupérer une peu. La barre de céréales est tellement sucrée qu'après 10mn on peut repartir.

Le temps de se gaver la mémoire d'images inoubliables et on entame le trajet de retour, beaucoup plus facile, mais il faut quand même faire très attention ... on est tellement moins frais qu'au départ.

D'ailleurs après avoir retraversé la forêt, alors que je me contente de mettre un pied devant l'autre, je vais me contenter de prendre les sifaka au zoom ; je n'ai plus la force d'essayuer de m'approcher.

Repas très frugal : même manger est fatigant ! En fait, on n'a plus qu'un but : une THB bien fraîche, en faisant trempette dans la piscine.

Et dire que demain, on va se taper une journée complète de piste :

---

Mercredi 15 septembre 2010 - Belo sur Tsiribihina

180km de piste en deux étapes, 4km de bac à moteur ... Première étape jusqu'à Belo ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Et voilà une journée qui démarre sur les chapeaux de roues ... Nous avons aujourd'hui un horaire plutôt précis : nous devons être à Belo sur Tsiribihina à 12h au plus tard, pour le repas et surtout pour ne pas louper le bac, l'objectif final étant l'Allée des Baobabs où on doit arriver un peu avant le coucher de soleil pour profiter de ce spectacle grandiose. Le départ de Bekopaka est dont planifié à 7h. Evidemment, c'est le jour rêvé pour oublier de mettre le réveil. Les copains qui ne s'inquiètent pas de ne pas nous voir au petit déjeuner vont nous laisser dormir et on va se réveiller tranquillement à 6h45. On abeau faire la course, on aura quand même un léger retard ... C'est reparti pour la piste de Belo ... tous les appareils photos et camescopes sont rangés, on a tout fait à l'aller. Mais ce matin, il y a beaucoup de monde sur la route : il y a de nombreux petits marchés aujourd'hui et on croise de nombreuses charrettes à zébus ... tant pis : on ressort le matériel et on refait quelques prises. Ajoutons quelques arrêts techniques habituels ... on arrive quand même à midi à Belo. Chaleur et poussière ... ici aussi, c'est jour de marché, la rue principale est même bouchée. Malgré l'agitation, on sent bien que c'est une de ces anciennes grosses bourgades qui se sont endormies au fil des années. Le repas commandé il y a trois jours est excellent. Puis départ pour le bac. Haut de page

Et voilà une journée qui démarre sur les chapeaux de roues ... Nous avons aujourd'hui un horaire plutôt précis : nous devons être à Belo sur Tsiribihina à 12h au plus tard, pour le repas et surtout pour ne pas louper le bac, l'objectif final étant l'Allée des Baobabs où on doit arriver un peu avant le coucher de soleil pour profiter de ce spectacle grandiose. Le départ de Bekopaka est dont planifié à 7h.

Evidemment, c'est le jour rêvé pour oublier de mettre le réveil. Les copains qui ne s'inquiètent pas de ne pas nous voir au petit déjeuner vont nous laisser dormir et on va se réveiller tranquillement à 6h45. On abeau faire la course, on aura quand même un léger retard ...

C'est reparti pour la piste de Belo ... tous les appareils photos et camescopes sont rangés, on a tout fait à l'aller.

Mais ce matin, il y a beaucoup de monde sur la route : il y a de nombreux petits marchés aujourd'hui et on croise de nombreuses charrettes à zébus ... tant pis : on ressort le matériel et on refait quelques prises.

Ajoutons quelques arrêts techniques habituels ... on arrive quand même à midi à Belo. Chaleur et poussière ... ici aussi, c'est jour de marché, la rue principale est même bouchée. Malgré l'agitation, on sent bien que c'est une de ces anciennes grosses bourgades qui se sont endormies au fil des années.

Le repas commandé il y a trois jours est excellent. Puis départ pour le bac.

---

Mercredi 15 septembre 2010 - le bac de Tsimafana

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

C'est une étape sans grand intérêt puisqu'on l'a faite à petite vitesse dans l'autre sens. Cela étant, prendre un bac dans un pays tropical a toujours un petit côté excitant, sans doute dû à la vétusté du matériel ... Mais à côté des bacs à pirogues manuelles, propulsées à la perche que j'ai connues en 1956, il n'y a guère d'aventure. Il faut environ une heure pour remonter le fleuve sur 4km ... mais le bruit des deux moteurs est assourdissant : ils sont poussé à font pour déplasser le bac et ses 4 véhicules embarqués. Alors on va patienter en contemplant une dernière fois ce fleuve qui me fait penser à la chanson de Ringo "Les oiseaux de Thaïlande" : "... des arbres en fleurs en plein hiver et un grand fleuve aux reflets d'or ..." Et aussi toute cette vie quand on approche de Tsimafana : les enfants qui se baignent, les troupeaux de zébus qui viennent boire, les lavendières ... Et enfin le débarcadère et toute son agitation : les pirogues taxi-brousse bondées, les camions qui attendent de traverser ou qui viennent de décharger leur marchandise : Tsimafana, c'est le départ de la RN 8 jusqu'à la seule grande ville de l'ouest entre Majunga et Tuléar : Morondava. Haut de page

C'est une étape sans grand intérêt puisqu'on l'a faite à petite vitesse dans l'autre sens. Cela étant, prendre un bac dans un pays tropical a toujours un petit côté excitant, sans doute dû à la vétusté du matériel ... Mais à côté des bacs à pirogues manuelles, propulsées à la perche que j'ai connues en 1956, il n'y a guère d'aventure.

Il faut environ une heure pour remonter le fleuve sur 4km ... mais le bruit des deux moteurs est assourdissant : ils sont poussé à font pour déplasser le bac et ses 4 véhicules embarqués.

Alors on va patienter en contemplant une dernière fois ce fleuve qui me fait penser à la chanson de Ringo "Les oiseaux de Thaïlande" :

"... des arbres en fleurs en plein hiver et un grand fleuve aux reflets d'or ..."

Et aussi toute cette vie quand on approche de Tsimafana : les enfants qui se baignent, les troupeaux de zébus qui viennent boire, les lavendières ...

Et enfin le débarcadère et toute son agitation : les pirogues taxi-brousse bondées, les camions qui attendent de traverser ou qui viennent de décharger leur marchandise : Tsimafana, c'est le départ de la RN 8 jusqu'à la seule grande ville de l'ouest entre Majunga et Tuléar : Morondava.

---

Mercredi 15 septembre 2010 - sur la RN 8

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Passé Tsimafana, la piste semble plus facile, beaucoup moins défoncée. C'est un long ruban rouge qui paresse dans la chaleur de l'après-midi. On traverse une forêt sêche, pas très haute, plutôt dense. Parfois, on longe des zones inondées et dès qu'il y a de l'eau, on trouve aussi des rizières. Au fur et à mesure que l'on descend vers le sud, on rencontre de plus en plus de baobabs ... d'après le guide des Fony souvent solitaires, pas très haut et de plus en plus, de magestueux Grandidieri. On fait un arrêt près d'un bosquet de très beaux specimens dont l'un d'entre eux est plus ou moins vénéré par les villageois. C'est un arrêt un peu pénible : on est assiégés par une meute d'enfant qui veulent à tout prix êtres photographiés afin de pouvoir ensuite soutirer de l'argent. Evidemment c'est compréhensible puisque ces baobabs sont leur seule ressource naturelle exploitable. Il n'empêche que la relation en sens inverse est plus simple et plus agréable. Vers 17h, on quitte la RN 8 pour un petit détour de 9 km pour aller admirer le baobab amoureux ainsi qu'un très beau groupe de brandidieri. La lumière changeante de la fin d'après-midi accentue la couleur brun-rouge de leurs troncs. Et enfin on arrive à l'Allée des Baobabs, l'un des lieux emblématiques de Madagascar ... on est pile à l'heure magique ! Haut de page

Passé Tsimafana, la piste semble plus facile, beaucoup moins défoncée. C'est un long ruban rouge qui paresse dans la chaleur de l'après-midi.

On traverse une forêt sêche, pas très haute, plutôt dense. Parfois, on longe des zones inondées et dès qu'il y a de l'eau, on trouve aussi des rizières.

Au fur et à mesure que l'on descend vers le sud, on rencontre de plus en plus de baobabs ... d'après le guide des Fony souvent solitaires, pas très haut et de plus en plus, de magestueux Grandidieri.

On fait un arrêt près d'un bosquet de très beaux specimens dont l'un d'entre eux est plus ou moins vénéré par les villageois. C'est un arrêt un peu pénible : on est assiégés par une meute d'enfant qui veulent à tout prix êtres photographiés afin de pouvoir ensuite soutirer de l'argent. Evidemment c'est compréhensible puisque ces baobabs sont leur seule ressource naturelle exploitable. Il n'empêche que la relation en sens inverse est plus simple et plus agréable.

Vers 17h, on quitte la RN 8 pour un petit détour de 9 km pour aller admirer le baobab amoureux ainsi qu'un très beau groupe de brandidieri. La lumière changeante de la fin d'après-midi accentue la couleur brun-rouge de leurs troncs.

Et enfin on arrive à l'Allée des Baobabs, l'un des lieux emblématiques de Madagascar ... on est pile à l'heure magique !

---

Jeudi 16 septembre 2010 - L'Allée des Baobabs

Un des sites les plus emblématiques de la Grande Île ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Et nous voilà arrivés au but de la journée ... Le timing est impeccable ... oublié le coup de bourre de ce matin. Nous arrivons exactement au bon moment. On abandonne les 4*4 pour une longue déambulation au milieu des géants. On est pas les seuls à avoir rendez-vous avec le coucher de soleil ... de nombreux visiteurs ont fait le déplacement depuis Morondava. Il va falloir s'armer de patience pour pouvoir faire quelques photographies sans touriste ... N'étant ni Lamartine ni Musset, j'aurais beaucoup de difficultés à décrire les sentiments que l'on ressent dans ce lieu, à ce moment où les ombres s'allongent, où le ciel commence à prendre des teintes rosées, où les Grandidieri voient leur tronc prendre ce si joli brun-rouge ... Alors il faut se laisser porter par les images ... je me suis chosi mon poste, bien dans l'axe pour pouvoir prendre la cérémonie en contre jour. Et pour être sûr d'avoir de bons résultats, je vais faire une bonne quinzaine de clichés ... En fait, tout comme pour les Tsingy, 3 mots me viennent à l'esprit : Magesté Immobilité Sérénité Il nous reste 25km de route pour rejoindre Morondava par la RN 35 qui joint Tana. On pensait en avoir fini avec la piste ! Cette nationale n'a pas dû voir un cantonnier depuis des lustres ... il reste un mince ruban de bitume au milieu de la route et il y a tellement de trous que seuls les piétons et les vélos l'empruntent. Les charrettes, voitures, bus et camions roulent sur les bas côtés, tantôt à droite, tantôt à gauche et comme ceux d'en face font de même, il faut avoir le coeur bien accroché et s'en remettre au talent des chauffeurs locaux ! Une heure à ce régime et on est enfin à l'hôtel "Palissandre Côte Ouest". Haut de page

Et nous voilà arrivés au but de la journée ... Le timing est impeccable ... oublié le coup de bourre de ce matin. Nous arrivons exactement au bon moment.

On abandonne les 4*4 pour une longue déambulation au milieu des géants. On est pas les seuls à avoir rendez-vous avec le coucher de soleil ... de nombreux visiteurs ont fait le déplacement depuis Morondava. Il va falloir s'armer de patience pour pouvoir faire quelques photographies sans touriste ...

N'étant ni Lamartine ni Musset, j'aurais beaucoup de difficultés à décrire les sentiments que l'on ressent dans ce lieu, à ce moment où les ombres s'allongent, où le ciel commence à prendre des teintes rosées, où les Grandidieri voient leur tronc prendre ce si joli brun-rouge ...

Alors il faut se laisser porter par les images ... je me suis chosi mon poste, bien dans l'axe pour pouvoir prendre la cérémonie en contre jour. Et pour être sûr d'avoir de bons résultats, je vais faire une bonne quinzaine de clichés ...

En fait, tout comme pour les Tsingy, 3 mots me viennent à l'esprit :

Il nous reste 25km de route pour rejoindre Morondava par la RN 35 qui joint Tana. On pensait en avoir fini avec la piste ! Cette nationale n'a pas dû voir un cantonnier depuis des lustres ... il reste un mince ruban de bitume au milieu de la route et il y a tellement de trous que seuls les piétons et les vélos l'empruntent. Les charrettes, voitures, bus et camions roulent sur les bas côtés, tantôt à droite, tantôt à gauche et comme ceux d'en face font de même, il faut avoir le coeur bien accroché et s'en remettre au talent des chauffeurs locaux ! Une heure à ce régime et on est enfin à l'hôtel "Palissandre Côte Ouest".

---

Vendredi 17 septembre 2010 : découverte de Morondava

La principale grande ville de l'ouest ...

Retour à la carte du Menabe - Retour à la carte du voyage

Quand enfin on arrive à Morondava après nos 12h de 4*4, on demande à Régis si notre hôtel n'est pas trop décentré (sans doute avec l'idée de pouvoir se promener sans lui). "Non, non, c'est en ville". Bon ! Mais on traverse toute la ville, on prend la direction du port ... finalement, le Palissandre est au bout du bout de la sortie de la ville, sur la presqu'île Nosy Kely. On est sur la plage, ce qui est quand même agréable. Le Palissandre se révèle très luxueux ... trop même en se trouvant si près de quartiers pauvres. Au moins, à Ste Marie, le Pricess Bora était très isolé (voyage 2006). Décidément, je suis fait pour dormir au bord de mer, bercé par le bruit des vagues ... je suis debout avant que le réveil ne m'en donne l'ordre. Je jette un coup d'oeil au dehors, c'est magnifique ! Un boutre passe lentement à quelques encablures, toutes voiles dehors dans une lumière bleu pastel ... Je sors le matériel photo et me voici qui arpente la plage. A l'horizon, les voiles de la flottille de pêche. Dans la lagune, un caboteur débarque des passagers qui vont gagner Morondava ... Après le petit déjeuner, on part visiter la ville. On descend la rue principale en voiture, on profite d'être en ville pour changer des euros puis on laisse les voitures et on donne rendez-vous à Régis et aux chauffeurs à l'autre bout de l'avenue. Morondava c'est essentiellement une grande rue principale avec les commerces et de petites ruelles qui partent de chaque côté vers les quartiers d'habitations. La matin, la ville est très animée. Ce sera plus calme l'après-midi, au moment de la forte chaleur et ça reprendra un peu en début desoirée. A l'heure du rendez-vous, on se retrouve devant un hôtel Eden Rock, mais aucun 4*4 à l'horizon. Finalement, je vais les retrouver en train de somnoler en plein centre ville ... Régis est bien gentil, mais il est vraiment "lourd". On fait une petite balade au port de boutres, c'est pittoresque mais l'odeur du sel qu'on décharge ce matin-là nous file une irrepressible envie d'une THB bien fraîche. Sur les conseils de Johnny, on va se faire un petit sakafo au "Couleur Café". Le petit restaurant est sur la plage, une petite brise maritime climatise la petite salle. Claude fête son anniversaire ... ça s'arrose ... mon "Cuba libre" est bienvenu ! Au menu, filet de capitaine provençale avec des pommes sautées à l'ail ... le capitaine est vraiment l'un des meilleurs poissons de la planète !!! Le patron est un toulousain expatrié ... il nous fait un petit topo sur les difficultés économiques du pays depuis la crise de 2009 et nous offre quand même un petit rhum arrangé à sa façon. A l'ananas, c'est délicieux. On donne congé à "Régis le lourd" pour l'après-midi : on va rester buller dans le coin parce que demain, on doit être à 5h30 à l'aéroport ... donc farniente dans le sens le plus littéral possible "fare niente" : ne rien faire ! Johnny prend nos numéros de téléphone personnels : son père étant français, il a un voyage prévu et pense nous appeler ! Farniente, c'est vite dit ... avec Claude, on finit quand même par aller se promener sur la lagune ... c'est marée basse, on pateauge un peu dans une bouillasse infâme ! On pousse jusqu'au point d'arrêt de la navette qui traverse le bras de mer du port. On retrouve Michel qui lui aussi est sorti filmer. Un groupe de femmes papote, installées sur un très grand drap à l'ombre des cocotiers, devant ce qui semble être "le claque" du coin ! Comme je les salue, l'une d'elle, maquillée comme une Sakalava m'invite à m'assoir auprès d'elles ... cela permet à Michel, tout excité, d'ajouter une séquence video à sa collection. Haut de page

Quand enfin on arrive à Morondava après nos 12h de 4*4, on demande à Régis si notre hôtel n'est pas trop décentré (sans doute avec l'idée de pouvoir se promener sans lui). "Non, non, c'est en ville". Bon ! Mais on traverse toute la ville, on prend la direction du port ... finalement, le Palissandre est au bout du bout de la sortie de la ville, sur la presqu'île Nosy Kely. On est sur la plage, ce qui est quand même agréable. Le Palissandre se révèle très luxueux ... trop même en se trouvant si près de quartiers pauvres. Au moins, à Ste Marie, le Pricess Bora était très isolé (voyage 2006).

Décidément, je suis fait pour dormir au bord de mer, bercé par le bruit des vagues ... je suis debout avant que le réveil ne m'en donne l'ordre. Je jette un coup d'oeil au dehors, c'est magnifique ! Un boutre passe lentement à quelques encablures, toutes voiles dehors dans une lumière bleu pastel ... Je sors le matériel photo et me voici qui arpente la plage. A l'horizon, les voiles de la flottille de pêche. Dans la lagune, un caboteur débarque des passagers qui vont gagner Morondava ...

Après le petit déjeuner, on part visiter la ville. On descend la rue principale en voiture, on profite d'être en ville pour changer des euros puis on laisse les voitures et on donne rendez-vous à Régis et aux chauffeurs à l'autre bout de l'avenue.

Morondava c'est essentiellement une grande rue principale avec les commerces et de petites ruelles qui partent de chaque côté vers les quartiers d'habitations. La matin, la ville est très animée. Ce sera plus calme l'après-midi, au moment de la forte chaleur et ça reprendra un peu en début desoirée.

A l'heure du rendez-vous, on se retrouve devant un hôtel Eden Rock, mais aucun 4*4 à l'horizon. Finalement, je vais les retrouver en train de somnoler en plein centre ville ... Régis est bien gentil, mais il est vraiment "lourd".

On fait une petite balade au port de boutres, c'est pittoresque mais l'odeur du sel qu'on décharge ce matin-là nous file une irrepressible envie d'une THB bien fraîche. Sur les conseils de Johnny, on va se faire un petit sakafo au "Couleur Café". Le petit restaurant est sur la plage, une petite brise maritime climatise la petite salle.

Claude fête son anniversaire ... ça s'arrose ... mon "Cuba libre" est bienvenu ! Au menu, filet de capitaine provençale avec des pommes sautées à l'ail ... le capitaine est vraiment l'un des meilleurs poissons de la planète !!!

Le patron est un toulousain expatrié ... il nous fait un petit topo sur les difficultés économiques du pays depuis la crise de 2009 et nous offre quand même un petit rhum arrangé à sa façon. A l'ananas, c'est délicieux.

On donne congé à "Régis le lourd" pour l'après-midi : on va rester buller dans le coin parce que demain, on doit être à 5h30 à l'aéroport ... donc farniente dans le sens le plus littéral possible "fare niente" : ne rien faire ! Johnny prend nos numéros de téléphone personnels : son père étant français, il a un voyage prévu et pense nous appeler !

Farniente, c'est vite dit ... avec Claude, on finit quand même par aller se promener sur la lagune ... c'est marée basse, on pateauge un peu dans une bouillasse infâme ! On pousse jusqu'au point d'arrêt de la navette qui traverse le bras de mer du port. On retrouve Michel qui lui aussi est sorti filmer.

Un groupe de femmes papote, installées sur un très grand drap à l'ombre des cocotiers, devant ce qui semble être "le claque" du coin ! Comme je les salue, l'une d'elle, maquillée comme une Sakalava m'invite à m'assoir auprès d'elles ... cela permet à Michel, tout excité, d'ajouter une séquence video à sa collection.