Le site de Patrice Mussard

14 Mai 2006

Madagascar - 2006

14 Mai 2006

J'ai connu Marie-Claude Brun par le site Alefa_Zanatany. Je ne fréquente plus ce forum mais je suis resté en contact avec Marie-Claude ; elle fait partie de ma liste de diffusion pour les sujets intéressants Madagascar (et autres âneries qui circulent sur le net). Quand je lui ai parlé de ce voyage que nous entreprenions jusqu'à Ste-Marie, elle m'a demandé si je pouvais assurer un petit transport, l'un pour Francia, sa "nénène de quand elle était toute petite à Majunga" et un autre pour l'orphelinat de l'Île aux Nattes. Cela ne posait aucun problème : nous, c'est sur le retour qu'on est plus chargés.

Balade en VTT. On a sacrément bien récupéré ; quand on se lève, c'est marée basse et "rase foufoune" est déjà à poste en jaune fluo. Après le petit déjeuner, la mission commence. Par chance, Olivier, un membre du personnel travaille aujourd'hui et c'est lui qui peut m'aider (dixit Marie-Claude). Il connaît Francia et nous donne les indications nécessaires pour trouver sa maison. Donc en quittant le Bora, on prend la route principale en direction d'Ambodifotatra ; on devra faire environ 8km, passer une indication "Bora Village", passer un lavoir, et la maison sera au bord de la route, en face de WC publics. J'y vais avec Claude et Jojo ; on prend 3 VTT de l'hôtel et c'est parti. C'est une mission très sportive parce que l'île a un peu de relief et vu l'état de la route (un peu de plat entre les trous), c'est plus du cross que de la route que nous faisons ; alors quand il faut zig-zaguer en montée avec de l'asthme, c'est vraiment du sport ! On fait donc beaucoup de slalom. Sur le trajet, on fait du repérage pour les photos à faire sur le trajet de retour. On aura deux raidillons très difficiles à franchir parce que pleins de petit cailloux et avec Jojo qui souffre de son genou on va en faire un à pied ... ouais, on a triché ! On localise sans difficulté la maison de Francia. Cela semble vide. Un saint-marien francophone vient nous aider : Francia est allée à Tamatave et ne reviendra que Mercredi sûrement par la navette maritime Tamatave-Ambodifotatra. Mercredi, ce sera le jour de notre départ, beaucoup trop tôt le matin pour pouvoir envisager de revenir la voir. On l'a donc manquée. Mais sa fille est dans le coin et un enfant, Orlando, va la prévenir. Elle arrive en courant et en criant mon nom "Monsieur Patrice" ... pas d'ambiguïté, elle nous attendait bien. Elle nous fait rentrer dans sa petite maison ; Claude et moi faisons quelques photos souvenir. Orlando qui en fait est son fils est tout excité por les crayons de couleurs que je leur remets. Comme quoi, il ne faut pas grand chose pour apporter un peu de bonheur. Je leur remet le colis de la part de Marie-Claude. Tous les gosses du voisinage sont à la fenêtre et, sans jalousie aucune, partagent cette petite fête. Pour ceux qui n'ont jamais vécu ce genre de situation, je dirais seulement que faire comme ça le "Père Noël" vous laisse un sentiment indescriptible qu'on oublira jamais. Mission accomplie. On va reprendre la route. à suivre : Au cimetière des Pirates

Balade en VTT. On a sacrément bien récupéré ; quand on se lève, c'est marée basse et "rase foufoune" est déjà à poste en jaune fluo.

Après le petit déjeuner, la mission commence. Par chance, Olivier, un membre du personnel travaille aujourd'hui et c'est lui qui peut m'aider (dixit Marie-Claude). Il connaît Francia et nous donne les indications nécessaires pour trouver sa maison.

Donc en quittant le Bora, on prend la route principale en direction d'Ambodifotatra ; on devra faire environ 8km, passer une indication "Bora Village", passer un lavoir, et la maison sera au bord de la route, en face de WC publics.

J'y vais avec Claude et Jojo ; on prend 3 VTT de l'hôtel et c'est parti. C'est une mission très sportive parce que l'île a un peu de relief et vu l'état de la route (un peu de plat entre les trous), c'est plus du cross que de la route que nous faisons ; alors quand il faut zig-zaguer en montée avec de l'asthme, c'est vraiment du sport !

On fait donc beaucoup de slalom. Sur le trajet, on fait du repérage pour les photos à faire sur le trajet de retour.

On aura deux raidillons très difficiles à franchir parce que pleins de petit cailloux et avec Jojo qui souffre de son genou on va en faire un à pied ... ouais, on a triché !

On localise sans difficulté la maison de Francia. Cela semble vide. Un saint-marien francophone vient nous aider : Francia est allée à Tamatave et ne reviendra que Mercredi sûrement par la navette maritime Tamatave-Ambodifotatra. Mercredi, ce sera le jour de notre départ, beaucoup trop tôt le matin pour pouvoir envisager de revenir la voir. On l'a donc manquée.

Mais sa fille est dans le coin et un enfant, Orlando, va la prévenir. Elle arrive en courant et en criant mon nom "Monsieur Patrice" ... pas d'ambiguïté, elle nous attendait bien.

Elle nous fait rentrer dans sa petite maison ; Claude et moi faisons quelques photos souvenir. Orlando qui en fait est son fils est tout excité por les crayons de couleurs que je leur remets. Comme quoi, il ne faut pas grand chose pour apporter un peu de bonheur. Je leur remet le colis de la part de Marie-Claude. Tous les gosses du voisinage sont à la fenêtre et, sans jalousie aucune, partagent cette petite fête.

Pour ceux qui n'ont jamais vécu ce genre de situation, je dirais seulement que faire comme ça le "Père Noël" vous laisse un sentiment indescriptible qu'on oublira jamais.

Mission accomplie. On va reprendre la route.

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14 mai 2006 ... Le Cimetière des Pirates

Les anciens de ma génération ont vu à Madagascar le film "La Bigorne caporal de France" tourné en 1957 avec François Périer (La Bigorne) et la belle Rosana Podesta (la Reine Bety). Dans ce film, La Bigorne, coureur de jupons invétéré, est envoyé dans l'Océan Indien faire la chasse aux pirates. Réfugié dans une crique sur une petite île, il séduit la Reine Bety, l'épouse et signe le rattachement de l'Île au royaume de France. Cette île, c'est bien sûr Sainte-Marie. Quant à faire de Rosana Podesta ... il a dû y avoir de longues séances de maquillage à grand renfort de fond de teint ! En fait, le haut lieu de la piraterie à cette époque était justement Ste-Marie ... une baie profonde mais masquée du large leur servait de repère tout près d'Ambodifotatra. De nos jours, une digue ferme cette crique et raccourcis le trajet vers sud. En réalité donc, c'est Ste-Marie qui connut la première présence française régulière.

Les anciens de ma génération ont vu à Madagascar le film "La Bigorne caporal de France" tourné en 1957 avec François Périer (La Bigorne) et la belle Rosana Podesta (la Reine Bety). Dans ce film, La Bigorne, coureur de jupons invétéré, est envoyé dans l'Océan Indien faire la chasse aux pirates. Réfugié dans une crique sur une petite île, il séduit la Reine Bety, l'épouse et signe le rattachement de l'Île au royaume de France. Cette île, c'est bien sûr Sainte-Marie. Quant à faire de Rosana Podesta ... il a dû y avoir de longues séances de maquillage à grand renfort de fond de teint !

En fait, le haut lieu de la piraterie à cette époque était justement Ste-Marie ... une baie profonde mais masquée du large leur servait de repère tout près d'Ambodifotatra. De nos jours, une digue ferme cette crique et raccourcis le trajet vers sud.

En réalité donc, c'est Ste-Marie qui connut la première présence française régulière.

Balade en VTT. Jojo est décidé à pousser jusqu'au cimetière des Pirates. Il voudrait trouver je ne sais quel parent éloigné. Claude et moi l'accompagnons. On a seulement 4 km de plus à faire en VTT. Arrivés sur place, on fait un grand palabre avec les guides du lieu. C'est dimanche, ils travaillent quand même mais à leur compte. Une jeune fille très souriante va garder nos VTT. On suit alors un sentier d'environ 1 km ... on longe la baie des pirates, devuenue maintenant une simple lagune - grandeur et décadence - bordée par une mangrove de palétuviers. L'appareil photo a repris du service : une jolie jeune femme qui vanne son riz, une gargotte, un pêcheur qui m'engueule (parce que les touristes viennent les photographier, gagnent de l'argent et eux n'en tirent rien ... j'ai beau lui dire que je ne vends pas mes photos, rien n'y fait) ... on passe une petite passerelle : c'est un simple IPN lancé entre deux tas de grosses pierres ... Et puis on arrive au cimetière ... une clairière parsemée de vieilles tombes qui surplombre la baie. L'impression est bizarre, on cherche a découvrir des noms, de qui il s'agit. On trouve un gars de l'Hérault, la tombe d'une petite de 4 ans, fille d'un pirate breton ... Jojo qui est donc venu à la recherche de traces d'un de ces lointains cousins disparu dans le coin les examine toutes minutieusement mais il rentrera bredouille. Puis c'est le chemin du retour ... on croise un impressionnant crabe de terre, un martin-pêcheur impassible ... il se tient tout droit, on dirait qu'il a mis son costume du dimanche ! On enfourche nos VTT pour le chemin du retour avec un léger mal au croupion qui va nous ralentir un peu ... manque d'habitude de la selle. Quelques arrêts photos et surtout une pause dans un petit restaurant sympa sur la plage. On reviendrait bien pour y manger, mais c'est quand même trop loin du Bora pour Martine. Arrivé au Lodge, Jojo file pioncer ... Claude et moi, on a un petit creux et on s'offre un croq-madame frites. L'après-midi, on reste sur la plage ... la mer est à 29°. Un piroguier vient nous baratiner pour nous emmener à l'Île aux Nattes. Il râle après l'hôtel qui, avec son bateau à moteur gratuit pour les clients, lui prend ses clients. On verra demain si on y va. à suivre : Balade dans Ste-Marie

Balade en VTT. Jojo est décidé à pousser jusqu'au cimetière des Pirates. Il voudrait trouver je ne sais quel parent éloigné. Claude et moi l'accompagnons. On a seulement 4 km de plus à faire en VTT.

Arrivés sur place, on fait un grand palabre avec les guides du lieu. C'est dimanche, ils travaillent quand même mais à leur compte. Une jeune fille très souriante va garder nos VTT.

On suit alors un sentier d'environ 1 km ... on longe la baie des pirates, devuenue maintenant une simple lagune - grandeur et décadence - bordée par une mangrove de palétuviers.

L'appareil photo a repris du service : une jolie jeune femme qui vanne son riz, une gargotte, un pêcheur qui m'engueule (parce que les touristes viennent les photographier, gagnent de l'argent et eux n'en tirent rien ... j'ai beau lui dire que je ne vends pas mes photos, rien n'y fait) ... on passe une petite passerelle : c'est un simple IPN lancé entre deux tas de grosses pierres ...

Et puis on arrive au cimetière ... une clairière parsemée de vieilles tombes qui surplombre la baie. L'impression est bizarre, on cherche a découvrir des noms, de qui il s'agit. On trouve un gars de l'Hérault, la tombe d'une petite de 4 ans, fille d'un pirate breton ...

Jojo qui est donc venu à la recherche de traces d'un de ces lointains cousins disparu dans le coin les examine toutes minutieusement mais il rentrera bredouille.

Puis c'est le chemin du retour ... on croise un impressionnant crabe de terre, un martin-pêcheur impassible ... il se tient tout droit, on dirait qu'il a mis son costume du dimanche !

On enfourche nos VTT pour le chemin du retour avec un léger mal au croupion qui va nous ralentir un peu ... manque d'habitude de la selle.

Quelques arrêts photos et surtout une pause dans un petit restaurant sympa sur la plage. On reviendrait bien pour y manger, mais c'est quand même trop loin du Bora pour Martine.

Arrivé au Lodge, Jojo file pioncer ... Claude et moi, on a un petit creux et on s'offre un croq-madame frites.

L'après-midi, on reste sur la plage ... la mer est à 29°.

Un piroguier vient nous baratiner pour nous emmener à l'Île aux Nattes. Il râle après l'hôtel qui, avec son bateau à moteur gratuit pour les clients, lui prend ses clients. On verra demain si on y va.